Aller au contenu

Classe Odin (sous-marin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Classe Odin
illustration de Classe Odin (sous-marin)
Caractéristiques techniques
Type sous-marin
Longueur 84 à 86 m
Maître-bau 8,5 à 9,1 m
Tirant d'eau 4,15 à 4,79 m
Déplacement 1 332 à 1 810 tonnes (surface) et 1 922 à 2 060 tonnes (plongée)
Propulsion 2 moteurs diesel
2 moteurs électriques
Puissance 2 x 4 600 cv et 2 x 350 cv
Vitesse 15,5 à 17,5 nœuds (surface)
9 nœuds (plongée)
Profondeur 90 m
Caractéristiques militaires
Armement 8 tubes lance-torpilles de 530 mm
1 canon de pont de 100 mm
2 mitrailleuses Lewis Mark I
Rayon d'action 8 400 nautiques à 10 nœuds (surface)
70 nautiques à 4 nœuds (plongée) (170 tonnes de carburant)
Autres caractéristiques
Équipage 54
Histoire
Chantier naval Chatham Dockyard, Vickers, William Beardmore and Company
A servi dans  Royal Navy
 Marine chilienne
Commanditaire Royal Navy
Période de
construction
1927-1930
Période de service 1929-1956
Navires construits 12
Navires prévus 12

La classe Odin (ou classe O) est une classe de 12 sous-marins développée et construite par la Royal Navy après la Première Guerre mondiale. Les différentes unités furent réalisées sur les chantiers Vickers de Barrow-in-Furness, Chatham Dockyard de Chatham, William Beardmore and Company de Dalmuir.

Cette classe comprend :

Un Odin à Holy Loch en 1942.

Cette classe a remplacé la classe L vieillissante qui n'avait pas assez d'endurance dans l'Océan Pacifique. Prévue pour atteindre la profondeur de 150 m en plongée, elle fut homologuée pour seulement 90 m. Elle fut la première classe de sous-marins à être équipée du système sonar britannique, l'ASDIC, pouvant être utilisé en immersion périscopique.

Malheureusement, pour des raisons d’économie, une erreur de conception fut commise : certains des réservoirs à mazout furent placés dans la partie supérieure des ballasts et, étant donné l’impossibilité de rendre une coque rivetée tout à fait étanche, il y avait à la surface de la mer une traînée indiscrète de gas-oil qui révélait la présence du sous-marin. Cela contribua à la perte de quatre d’entre eux en Méditerranée en 1940-1942[1].

Les sous-marins de classe Odin

[modifier | modifier le code]

Prototype :

N° de coque Nom Lancement Service effectif Chantier naval Fin de carrière
N21 HMS Oberon[2] Chatham Dockyard
démoli en

Sous-classe Oxley [3]:

N° de coque Nom Lancement Service effectif Chantier naval Fin de carrière
N51

HMS Otway
ex HMAS Otway

Vickers
Barrow-in-Furness
radié , démoli en août 1945
P55 HMS Oxley
ex HMAS Oxley
Vickers
Barrow-in-Furness
torpillé le lors d'un tir ami

Classe Odin :

N° de coque Nom Lancement Service effectif Chantier naval Fin de carrière
N84 HMS Odin Chatham Dockyard
coulé le
N35 HMS Olympus William Beardmore and Company, Glasgow coulé le
N46 HMS Orpheus William Beardmore and Company, Glasgow coulé le
N67 HMS Osiris * Vickers
Barrow-in-Furness
démoli en 1946
N58 HMS Oswald Vickers
Barrow-in-Furness
coulé le
N92 HMS Otus Vickers
Barrow-in-Furness
Retrait du service en décembre 1944. Il est sabordé au large de Durban en septembre 1946.

Classe Capitán O'Brien[4] :

N° de coque Nom Lancement Service effectif Chantier naval Fin de carrière
Capitán O'Brien Vickers
Barrow-in-Furness
démoli en 1957
Almirante Simpson Vickers
Barrow-in-Furness
démoli en 1957
Capitán Thompson Vickers
Barrow-in-Furness
démoli en 1958

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens internes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Antony Preston et John Batchelor, « Entre les deux guerres : un sentiment de respect », Connaissance de l'histoire, no 4 Sous-marins de 1919 à nos jours,‎ 1er trimestre 1977, p. 8-9.
  2. (en) « OBERON submarine (1, 1927) », sur www.navypedia.org (consulté le )
  3. (en) « OXLEY submarines (2, 1927) », sur www.navypedia.org (consulté le )
  4. (en) « CAPITÁN O`BRIEN submarines (1929) », sur www.navypedia.org (consulté le )