Clarus Mons

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Château de Clermont
Image illustrative de l’article Clarus Mons
Château de Clermont dans l'Armorial d'Auvergne de Guillaume Revel. Le château se retrouve au niveau de l'enceinte est de la cité. Sont également présentes la basilique Notre-Dame-du-Port ainsi que la cathédrale.
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Architecte Inconnu
Destination initiale Ouvrage militaire
Coordonnées 45° 46′ 50″ nord, 3° 05′ 11″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Auvergne
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Commune Clermont-Ferrand
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
(Voir situation sur carte : Puy-de-Dôme)
Château de Clermont
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Clermont

Le château de Clermont, ou « Claremontem Castrum », était un château fort médiéval situé dans la ville d'Arvernis, qui prit peu à peu le nom de Clermont à partir du IXe siècle, puis le nom de Clermont-Ferrand au XVIIe siècle. Il était situé à l'emplacement de l'actuel Hôtel de ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Clarus Mons signifie « montagne dégagée » ou « montagne claire » en latin. Ce nom pourrait venir du fait que le château était bâti en arkose, pierre blonde qui reflétait la lumière du soleil, et qu'il était situé sur une butte, donc visible de loin[1].

Objectif stratégique[modifier | modifier le code]

Le château de Clermont fut construit pour protéger la ville d'Arvernis, issue du centre urbain de la cité gallo-romaine d'Augustonemetum, au sommet de la butte où se situe aujourd'hui le centre historique de Clermont-Ferrand.

Architecture[modifier | modifier le code]

Exemple d'utilisation d'arkose pour la construction d'une église en Auvergne.

La forteresse était bâti en arkose, pierre blonde qui reflétait la lumière du soleil. Cette pierre, facile à tailler, est aussi très friable. Plusieurs bâtiments anciens de Clermont-Ferrand en arkose existent toujours aujourd’hui, comme la Basilique Notre-Dame-du-Port. L’essor de l’utilisation de la pierre de Volvic, ayant une couleur allant du gris clair à des teintes noires, moins fragile mais plus difficile à travailler, ne date en effet que de la construction de la cathédrale de Clermont-Ferrand au XIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château de Clermont[modifier | modifier le code]

Plus de mille ans se sont écoulés entre l’édification du château de Clermont et sa destruction, du milieu du premier millénaire de notre ère à la Renaissance.

En 422, le château de Clermont est mentionné dans une pièce sous le consulat de Théodose et d'Honorius[2]. Grégoire de Tours (538 ou 539-594) ne mentionne cependant pas le château de Clermont[3].

En 761, Pépin le Bref, roi des Francs, pille l'« Urbem Arvernam » (la ville des Arvernes), c'est-à-dire Arvernis, et prend son château, le « Claremontem Castrum » ou (château du mont clair)[4]. Au fil du temps, la ville prendra dans le langage oral un nom dérivé de celui-ci, Clermont, même si officiellement le nom Arvernis restera longtemps utilisé, comme en témoignent encore les deniers du XIVe siècle[5].

La cité de Clermont dans l'Armorial d'Auvergne de Guillaume Revel (1450).

Il se retrouve pour sa dernière phase médiévale être représenté dans l'Armorial d'Auvergne de Guillaume Revel vers 1450.

Plan de Clermont dessiné par l'artiste clermontois François Fuzier en 1574 et publié en 1575 dans la Cosmographie universelle de tout le monde de François de Belleforest[6].

Sur le plan de Clermont dessiné par François Fuzier en 1574 et publié en 1575 dans la Cosmographie universelle de tout le monde de François de Belleforest on peut voir que la forteresse protège trois importantes portes de la ville : la porte de la Boucherie, la porte du Palais, et la porte Barnier. Belleforest écrit : « encore voit-on aujourd'hui sur le coupeau du mont où est assis Clermont, une séparation et des vieux murs, qui sont preuve, que là était l'ancienne cité, ou au moins le fort principal d'icelle. »[7].

Dans son livre publié en 1607, Les origines de Clairmont, ville capitale d'Auvergne, Jean Savaron évoque à plusieurs reprises le château de Clermont.

Palais de Boulogne[modifier | modifier le code]

Le 14 janvier 1578, la reine Catherine de Médicis (1519-1589) fait don à la ville du palais de Boulogne pour y tenir la justice. La plus grande partie des comtes d’Auvergne sont nés dans le palais.[8]

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Façade de l'hôtel de ville de Clermont-Ferrand.
Cour intérieure hôtel de ville de Clermont-Ferrand.

Le palais de Boulogne a été détruit en 1832 et 1833, lors de la construction du nouvel hôtel de ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André-Georges Manry, Histoire de Clermont-Ferrand, Bouhdiba, , p. 46
  2. D'après Charles Athanase Walckenaer, qui cite Jacopo Durandi qui cite Étienne Baluze. Walckenaer, Charles Athanase, Géographie ancienne historique et comparée des Gaules Cisalpine et Transalpine 1, Paris, Dufart, 1839, p. 340.[1]
  3. [2] page 579
  4. Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière citant le Frédégaire, Le grand dictionnaire géographique et critique, vol. Tome second, seconde partie, (lire en ligne), p. 670
  5. Philippe Le Bas, L’Univers : Histoire et description de tous les peuples, Dictionnaire encyclopédique de la France, vol. Tome cinquième, Firmin Didot Frères, (lire en ligne), p. 228
  6. Philippe Arbos. Clermont-Ferrand. L'organisme urbain. Revue De Géographie Alpine. PERSEE, 1929, page 306. <http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1929_num_17_2_4491>.
  7. « Encore voit on auiourd'huy ſur le coupeau du mont où eſt aſſis Clermont, vne ſeparation & des vieux murs, qui ſont preuue, que là eſtoit l'ancienne cité, ou au-moins le fort principal d'icelle : eu esgard qu'encore on donne le titre diuiſé a ce lieu, & de cité, & de ville, l'vne ayant eſté pluſtoſt que l'autre. come ainſi ſoit que la cité eſt le chef, & la ville n'eſt qu'vne dependance d'icelle : auſſi ce lieu que ie dis eſt fait en rond, & repreſentant quelque cas d’ancien, mais non encor recerché de perſonne, aiant ſes gros portaux, mais les vns plus que les autres, afin que par là on iuge les portes principales, & les autres moins neceſſaires de celle ancienne cité. » Münster, Sebastian, François de Belleforest et Nicolas Chesneau, La cosmographie universelle de tout le monde, Paris, Nic. Chesneau, 1575, page 226.
  8. https://books.google.fr/books?id=2pbzJw6BMJoC page 15

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Arbos, « Clermont-Ferrand. L'organisme urbain », Revue de géographie alpine, 1929 (en ligne).
  • Charles Athanase Walckenaer, Géographie ancienne historique et comparée des Gaules Cisalpine et Transalpine 1, Paris, Dufart, 1839.
  • Jean Savaron, Les origines de la ville de Clairmont, 1607.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Clermont-Ferrand et son ensemble urbain au fil de l'histoire.

Article à propos de Clermont.

Lien externe[modifier | modifier le code]