Clarke Peters

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Clarke Peters

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Clarke Peters à Édimbourg en 2010

Naissance (62 ans)
New York
Nationalité USA
Profession Acteur
Séries notables Sur écoute
Treme

Clarke Peters est un acteur, musicien et scénariste américain né le 7 avril 1952 à New York.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peters, né Peter Clarke, est le second de quatre fils. Il est né à New York et a grandi à Englewood, dans le New Jersey. À douze ans, il a vécu sa première expérience théâtrale, dans une production scolaire de My Fair Lady. Il commence sérieusement à vouloir travailler dans le théâtre à l’âge de 14 ans[1]. Il est diplômé de la Dwight Morrow High School en 1970.

Juste avant de quitter les États-Unis, il est arrêté, puis disculpé, après une manifestation contre la guerre du Viêt Nam. Il est alors accusé d'avoir bloqué les forces de police. Plus tard, il témoigne : « Cela me rendait plus en colère que n’importe quoi, parce que cela m’a montré à quel point on peut être impuissant en tant que citoyen américain. »[2]

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1971, le grand frère de Peter lui permet de travailler en tant que concepteur de costume pour la production de la comédie musicale Hair à Paris, dans laquelle il jouera plus tard[1]. Une fois sur place, il reçoit une lettre du FBI l’accusant de désertion. Lorsqu’il revient dans le New Jersey pour contester cette accusation, il dit : « Si l’ennemi vient en Amérique, je serai là, mais je ne connais pas les Viêtnamiens. Si vous me dites d’aller dans l’armée, je n’irai pas. »[2]

En 1973, il déménage à Londres. C’est là qu’il change de nom pour Clarke Peters, parce que le nom Peter Clarke est trop commun. Une fois à Londres, il forme un groupe de soul, baptisé The Majestics, et intervient en tant que seconde voix sur des tubes comme Love and Affection de Joan Armatrading, Boogie Nights de Heatwave, et sur certaines chansons de David Essex. Ceci étant, la musique n’est pas l’ambition principale de Peters, qui préfère travailler pour le théâtre.

Les comédies Gotta Shoe (1976) et Bubbling Brown Sugar (1977) donnent à Peters ses premiers rôles musicaux dans les théâtres du West End. Il les trouve grâce à l’aide de son ami Ned Sherrin. Il apparaît aussi dans les pièces Blues in the Night, Porgy and Bess, Les Sorcières d'Eastwick, Chicago et Chess. En 1981, Peters apparait dans le space western de Sean Connery, Outland ...loin de la terre. Il y joue le Sergent Ballard, un traitre.

Après avoir écrit plusieurs revues avec Sherrin, Peters écrit le livret de Five Guys Named Moe en 1990, pour laquelle il reçoit une nomination aux Tony Awards. Il continue ensuite avec Unforgettable, une comédie musicale sur Nat King Cole, qui reçut des critiques “choquées”. Il apparaît dans la production britannique de Five Guys Named Moe en 2010.

En tant qu’acteur, il apparait dans The Iceman Cometh à Broadway, prestation pour laquelle il gagne un Theatre World Award, et dans le remake de Chicago, où il joue l’avocat véreux Billy Flynn, en 2000 et 2003. Dans des théâtres de « province », il apparaît dans Driving Miss Daisy, The Wiz, Bubbling Brown Sugar, Ma Rainey's Black Bottom, Carmen Jones, et The Amen Corner.

Peters est connu des téléspectateurs pour son rôle de l’inspecteur Lester Freamon dans la célèbre série Sur écoute (The Wire), diffusée sur HBO. Peters apparaît aussi dans la mini-série d’HBO The Corner, où il joue un drogué appelé Fat Curt, ainsi que dans la série Damages, diffusée sur FX, dans le rôle de Dave Pell. Les séries The Wire et The Corner sont toutes deux des créations de David Simon, écrivain et ancien journaliste au Baltimore Sun. Peters joue aussi dans la série Treme, diffusée sur HBO, dans le rôle d’Albert Lambreaux, « chef indien » du Mardi gras indien[3]. Il apparaît aussi dans Coup de foudre à Notting Hill, K-PAX - L'homme qui vient de loin, Mona Lisa, La Couleur du crime, Nativity! et Marley & Moi.

Il joue aussi dans la série britannique Holby City, dans le rôle de Derek Newman, le père de Donna Jackson. Il double une partie de l’épisode animé Dreamland de la série Doctor Who. Dans l’épisode Couper les ponts de la série US Marshals : Protection de témoins, il joue un homme appelé Norman Baker/Norman Danzer, du service de protection des témoins. Il a le rôle de Nelson Mandela dans Endgame, un film de 2009, et celui de Bishop Enoch dans le film Red Hook Summer du réalisateur Spike Lee en 2012. En 2010, il lit Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank, extrait du recueil de nouvelles Différentes Saisons de Stephen King, pour la chaine de télévision britannique BBC 7.

En septembre 2011, Peters apparait sur scène dans l'Othello de Shakespeare, au Crucible Theatre de Sheffield. Il joue le rôle-titre, en compagnie de Dominic West, lui-aussi acteur dans la série The Wire – ce dernier joue le terrible personnage d'Iago.

Peters est narrateur dans la version livre-audio de Telegraph Avenue, d'après le roman de Michael Chabon, lancée en septembre 2012 par HarperAudio[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Peters vit à Londres[5] avec sa femme Penny et leur troisième fils, Max, qui joue le jeune Michael Jackson dans la comédie musicale du West End Thriller – Live. Il est adepte du Brahma Kumaris[1].(en) « Did Jesus study yoga in the East? Me and My God, Clarke Peters talks to John Morrish », The Sunday Telegraph,‎ 1997-04-20 : « He encountered the Brahma Kumaris a couple of years later ... found what [he] was looking for. »</ref>

Il a eu deux fils d’une précédente relation: Joe Jacobs, un acteur, et Guppy, qui est mort d’une tumeur du rein à l’âge de 4 ans, en 1990[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Clarke Peters: From The Wire to Nelson Mandela », The Independent,‎ 30 avril 2009 (consulté le 7 novembre 2011)
  2. a, b et c (en) Simon Hattenstone, « Clarke Peters: Razzle dazzler », The Guardian,‎ 8 août 2010 (consulté le 8 novembre 2011)
  3. (en) Dave Walker, « For local 'Treme' viewers, Clarke Peters brings Big Chief Albert Lambreaux to life », The Times-Picayune,‎ 5 juin 2011 (lire en ligne)
  4. « "Audiobook Reviews: Telegraph Avenue" » (consulté en 2013-04-01), Audiofile. Consulté le 15 septembre 2012.
  5. (en) Charlie Brooker, « High on the Wire », The Guardian,‎ 26 janvier 2008 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]