Clara Campoamor

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Clara Campoamor
Clara Campoamor.png
Fonction
Membre du Congrès des députés
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
LausanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Polloe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Clara Campoamor RodríguezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Lyceum Club Femenino (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Clara Campoamor (Madrid, Lausanne, ) était une féministe et femme politique connue pour son action en faveur des droits des femmes, dont leur droit de vote, lors de la rédaction de la constitution espagnole de 1931. Issue d'une famille ouvrière, Campoamor commença à travailler comme couturière à l'âge de 13 ans, puis en tant que fonctionnaire jusqu'à son inscription en droit à l'université de Madrid. Elle fut active dans un certain nombre d'organisations féministes avant de poser sa candidature à l'assemblée constituante de 1931, où elle fut élue avec une autre femme, Victoria Kent, à une époque où les Espagnoles ne disposaient pas encore du droit de vote.

Son militantisme conduisit à l'inscription de l'égalité des femmes et des hommes dans la constitution espagnole de 1931. Campoamor perdit plus tard son siège parlementaire et servit brièvement comme ministre avant de fuir le pays lors de la guerre d'Espagne. Elle est morte en exil en Suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Clara Campoamor est née à Madrid dans une famille ouvrière. Elle commença à travailler en tant que couturière mais continua à étudier à temps partiel pour pouvoir passer l'examen d'entrée à la faculté de droit[1],[2]. Elle exerça différents métiers dans la fonction publique, d'abord au bureau de poste de Saint-Sébastien en 1909, puis comme professeur de dactylographie à Madrid en 1914. Enseignante, elle commença à s'investir dans la politique madrilène en prenant un second emploi dans un journal progressiste[2]. Après sa réussite à l'examen d'entrée à la faculté de droit de l'université de Madrid, elle poursuivit l'exercice de plusieurs métiers : enseignante, secrétaire de son journal et dactylo pour le gouvernement. Elle commença aussi à rédiger des articles politiques et rejoignit des organisations féministes[2]. Après avoir obtenu son diplôme en 1924 (à l'âge de 36 ans) et être entrée en exercice, Campoamor commença à prendre part à des débats au sein de sociétés intellectuelles de Madrid[1].

Buste de Clara Campoamor à Madrid (2006).

En tant qu'avocate, elle se spécialisa dans les affaires liées aux femmes, dont celles ayant trait à la parenté et au mariage. Elle fit connaître ces affaires au sein des organisations professionnelles dont elle devint membre et de la Fédération internationale des femmes juristes, qu'elle contribua à fonder en 1928.

En 1927, Campoamor fit campagne avec succès pour l'amélioration de la législation du travail des enfants et la modification du droit électoral. Quand les femmes eurent le droit de poser leur candidature à l'assemblée constituante de 1931, elle se porta candidate et fut élue, alors qu'elle-même n'avait, ironiquement, pas le droit de voter[1]. Au mois d'octobre de la même année, elle fut la première femme à s'adresser à l'assemblée constituante, dans un discours où elle avertit les hommes de cette dernière que l'exclusion des femmes de l'électorat était une violation du droit naturel.

Son militantisme pour les droits des femmes se heurta à l'opposition non seulement des conservateurs du monde politique et de l'Église catholique, mais aussi des hommes politiques de gauche et de l'une des deux autres femmes de l'assemblée, Victoria Kent, qui estimait que le temps de promouvoir l'égalité des sexes n'était pas encore venu. Quand son propre parti décida de s'opposer au droit de vote des femmes, elle le quitta et continua de militer en faveur de ce droit à l'assemblée à titre de membre indépendant. Tout au long de sa carrière politique, son principal objectif resta la promotion des droits des femmes. Malgré sa qualité de membre indépendant et le poids important du régime des partis de l'époque, elle parvint, avec le soutien des activistes espagnoles, à faire inscrire le principe d'égalité entre les hommes et les femmes dans la nouvelle constitution[2]. Après la rédaction du projet de constitution, Campoamor devint une paria de la politique par suite de son militantisme ouvert et de son empressement à abandonner son parti par principe. Elle perdit son siège au parlement en 1933 et devint directrice des services de bien-être social de 1933 à 1934. En 1936, lorsque la guerre civile espagnole atteignit Madrid, elle s'exila à Lausanne, en Suisse. Le régime franquiste lui interdit de rentrer en Espagne si elle ne dénonçait pas ses soutiens ni ne s'excusait de ses déclarations passées contre l'Église catholique. Elle continua en exil à écrire sur le féminisme et son expérience politique[2].

Clara Campoamor inhumée au cimetière de Polloe à Saint-Sébastien, Espagne.

Campoamor est morte en exil en 1972. Sa dépouille a été rapatriée et inhumée à Saint-Sébastien quelques années plus tard[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Campoamor dans la culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en)/(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Clara Campoamor » (voir la liste des auteurs) et en espagnol « Clara Campoamor » (voir la liste des auteurs).
  1. a b et c (en) Helen Rappaport, Encyclopedia of Women Social Reformers, ABC-CLIO, (ISBN 1-57607-101-4, lire en ligne), p. 129–130.
  2. a b c d e et f (en) Janet Perez et Marie Ihrie, The Feminist Encyclopedia of Spanish Literature, Greenwood Publishing Group, (ISBN 0-313-32444-1, lire en ligne), p. 94–98.
  3. https://www.20minutos.es/noticia/2056466/0/google-dedica-doodle/clara/campoamor/.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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