Cléonyme

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Cléonyme (en grec ancien Κλεώνυμος / Kleốnumos) est le fils du roi de Sparte Cléomène II (règne de 370 à 309 av. J.-C.).

Il est le fils cadet du roi agiade Cléomène II. À la mort de ce dernier, en 309 av. J.-C., Cléonyme revendique le trône face à son neveu Areus, fils aîné du défunt prince héritier Acrotatos. La gérousie tranche finalement en faveur d'Areus[1], en application de la règle de porphyrogénèse[2]. Peut-être son caractère, que Plutarque décrit comme « violent et despotique[3] », a-t-il également joué un rôle. Areus étant encore en bas âge, Cléonyme assume la régence, probablement jusqu'en 295-294 av. J.-C.[4].

Déjà âgé, il épouse la jeune Chilonis, de la dynastie des Eurypontides – exemple rare d'union entre les deux familles royales de Sparte. Celle-ci l'abandonne pour le jeune Acrotatos, petit-neveu de Cléonyme. Doublement mécontent de Sparte, il se réfugie en Grande Grèce. Appelé par Tarente vers 303 av. J.-C. avec sa flottille et ses nombreux mercenaires, il impose la paix aux Lucaniens. Il pense passer en Sicile puis s’empare de Corcyre. Il débarque à nouveau à Brindes mais est battu par le dictateur romain Caius Iunius Bubulcus Brutus. Il rembarque pour, à la tête d'une flottille, explorer le Nord de la mer Adriatique, où il découvre le site de l'actuelle Venise en 302 av. J.-C. Les Spartiates semblent toutefois avoir été chassés par les indigènes, des Vénètes.

Après ce nouvel échec, il gagne l'Épire et, par dépit contre Sparte, pousse Pyrrhus à envahir le Péloponnèse. Ce dernier est finalement repoussé par Acrotatos.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], III, 16, 12.
  2. P. Carlier, « Le prince héritier à Sparte », Gerión, vol. 23, no9 (2005), p. 25 [lire en ligne].
  3. Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne], Pyrrhus, 26, 17.
  4. E. I. McQueen, « The Eurypontid House in Hellenistic Sparta », Historia: Zeitschrift für Alte Geschichte, vol. 39, no2 (1990), p. 165-166, n. 13.