Cléombrote III

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cléombrote.
Cléombrote envoyé en exil par Léonidas II, roi de Sparte, par Benjamin West, 1768

Cléombrote III (en grec ancien Κλεόμϐροτος) est un roi de Sparte de la famille des Agiades qui régna de 242 à 240 av. J.-C.

Cléombrote avait épousé Chélonis, fille du roi Léonidas II et de son épouse Cratesiclea, qui était d'origine perse[1].

En 242, Léonidas II fut déposé par l'éphore Lysandre sous le prétexte d'avoir épousé une femme d'origine étrangère[2], et dut quitter Sparte. Cléombrote monta sur le trône.

(Lysandre) mit en tête à son gendre Cléombrote, lequel était aussi de la race royale, de quereller la royauté. Léonidas, craignant l'issue de ce procès, s'alla jeter en franchise au temple de Junon surnommée Calchéœcos[3], et sa fille aussi, abandonnant Cléombrote son mari.

Et Chélonis suivit son père en exil.

L'année suivante, lorsque le mandat de Lysandre se termina[4], les nouveaux éphores relevèrent Léonidas et voulurent juger Lysandre. Il s'ensuivit une sorte de coup d'état et les deux rois

s'en allèrent ensemble sur la place accompagnés de leurs amis, et firent lever les éphores de leurs sièges, et en mirent d'autres à leur place.

Léonidas s'enfuit alors à Tégée. Mais la discorde se mit entre les nouveaux éphores et les rois. En 240, Léonidas revint à Sparte et remonta sur le trône.

Il avait l'intention de condamner à mort son gendre mais l'intervention de Chélonis sauva ce dernier en commuant sa peine en exil permanent. De nouveau, Chélonis quitta donc Sparte, cette fois avec son époux et leurs deux enfants[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Plutarque, Vies d'Agis et Cléomène, XII.
  2. Cf. Plutarque, Vies d'Agis et Cléomène, XIII. Il lui reprochait surtout de s'opposer à l'eurypontide Agis IV et à ses réformes.
  3. Celle qui habite la maison d'airain.
  4. Les éphores ne pouvaient rester en poste d'une seule année et n'étaient pas rééligibles.
  5. Cf. Plutarque, Vies d'Agis et Cléomène, XVIII-XIX.

Sources[modifier | modifier le code]