Clément Cyriaque de Mangin

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Clément Cyriaque de Mangin ou Demangin, né en 1570 à Gigny-sur-Saône à trois lieux de Chalon-sur-Saône, mort vers 1642 à Paris, est un poète et mathématicien français.

Éléments de Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’Antoine le vieux et de Pierrette Groz, Clément Cyriaque Demangin suit des études brillantes au collège de Chalon sur Saône. Après ses cours de philosophie à Chalon, il devient précepteur du Seigneur de Serville puis part pour Paris où il vient étudier les mathématiques et la théologie, tout en conservant des attaches avec son village natal. On le retrouve sur les états civils en 1601, 1603, 1605, 1620 et 1625. À Paris, il bénéficié de l'estime du cardinal du Perron et enseigne les mathématiques au collège de Bourgogne. Il meurt le .

D'après la Bibliothèque des auteurs de Bourgogne[1], de Mangin a obtenu gratuitement le bonnet de docteur médecine le à Bologne, et n'est revenu à Paris qu'après avoir voyagé en Allemagne, en Pologne, et aux Pays-Bas. Possédant l'hébreu, le grec et le latin, les auteurs le disent féru de poésies, méritant les éloges de Jacques Guijon (le précepteur de Saumaise, qui le nommait Apollo trilinguis) et du Père Louis-Jacob de Saint- Charles[2], qui louait son esprit.

problèmes d'identification 

D'après des confidences de Claude Hardy, on l'identifie souvent avec Denis Henrion ou Pierre Hérigone. Ces rumeurs, accréditées par l’écrivain chalonais Perry et le Père Papillon, dans sa bibliothèque des auteurs de Bourgogne, parue à Dijon en 1742, sont communément acceptée dans la littérature anglo-saxonne et quelques français (notamment par Joseph-Marie Quérard), mais il est hautement probable que ces identifications sont infondées, Henrion étant décédé avant 1632.

Les critiques de De Mangin contre Viète 

Charles Muteau[3] confirme que Denis Henrion publie à Paris, en 1616, un livre intitulé Problemata duo nobilissima, quorum nec analysin geometricam, videntu te nuisse Ioannes Regiomontanus et Petrus Nonius; nec demonstrandum satis accuratam repraesentasse, Francisci Vieta et Marinus Gethaldus nunc demum a Clemente Cyriaco diligentius elaborata et novia analyseon formis exulta inscriptiones proeterca figurarum non injucundœ dirigé contre Marin Ghetaldi (ce que confirme Ronald Calinger[4]). Dans ce livre, Clément Cyriaque de Mangin attaque Ghetaldi mais également Viète.

Ce livre fut en retour l'objet de critique du mathématicien de Raguse et de son ami écossais, le mathématicien d'Anderson. Pour lui répondre Ghetaldi publie de resolutione et compositione mathématica et Anderson publie Animadversionis in Franciscum Vietam a Clemento Syriaco nuper editae brevis diacrisis, en 1617 puis une reprise de ces travaux intitulée Exercitatiorum mathematicarum Decas primas, en 1619.

Pour finir, cette œuvre ultérieurement remaniée fut republiée, le tout remis en ordre, par Denis Henrion en 1621[5].

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]