Citrinine

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Citrinine
Citrinine
Identification
Nom UICPA (3R,4S)-7-(dihydroxyméthylidène)-3,4,5-triméthyl-3, 4-dihydroisochromène-6,8-dione
Synonymes

antimycine

No CAS 518-75-2
No EINECS 208-257-2
No RTECS DJ2275000
PubChem 219203
ChEBI 48707
SMILES
InChI
Apparence cristaux jaune citron
Propriétés chimiques
Formule brute C13H14O5  [Isomères]
Masse molaire[1] 250,2473 ± 0,0129 g/mol
C 62,39 %, H 5,64 %, O 31,97 %,
Propriétés physiques
fusion 175 °C (décomp.)
Précautions
Directive 67/548/EEC[2]
Toxique
T



Transport[2]
-
   3462   
SGH[2]
SGH06 : ToxiqueSGH08 : Sensibilisant, mutagène, cancérogène, reprotoxique
H301, H311, H331, H351, P261, P280, P311, P301+P310,
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La citrinine est une mycotoxine découverte en 1951 sur du Riz Jaune et élaborée surtout par Penicilium citrinum (parfois par d'autres Penicillium ou par des Aspergillus[3]). C'est un pigment benzopyranique à propriétés antibiotiques.

Production et synthèse[modifier | modifier le code]

On retrouve la citrinine dans les pays tempérés. Les penicillium qui la produisent sont plutôt adaptés à des températures fraiches. On la détecte dans les produis dérivés du blé, de l'orge, de l'avoine, de l'arachide ... Souvent la citrinine est associée à l'ochratoxine.

Santé[modifier | modifier le code]

Pour l'Homme[modifier | modifier le code]

La citrinine peut causer des troubles rénaux en provoquant un élargissement des tubules collecteurs. L'excrétion urinaire est alors deux fois et demie supérieure à la normale[3].

On pense que la citrinine (ainsi que l'OTA et d'autres toxines non identifiées) puisse être impliquée dans la Néphropathie Endémique des Balkans[4].

Dans l'élevage[modifier | modifier le code]

Dans le cas de l’élevage, la citrinine peut causer aussi des problèmes de reins au bétail mais aussi des problèmes de foie.

Des néphropathies mycotoxiques chez le porc au Danemark, en Suède, en Norvège et en Irlande et des néphropathies aviaires semblent avoir été induite par la citrinine. Des doses létales aiguës provoquent un gonflement des reins avec nécrose éventuelle chez les lapins, les cochons d'inde, les rats, les souris ou les porcs[4].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  • C. Moreau : Moisissures toxiques dans l'alimentation. Masson et Cie 1974. ISBN 2-225 38962-4

Articles connexes[modifier | modifier le code]