Ciudadanos

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Citoyens - Parti de la Citoyenneté
(es) Ciudadanos–Partido de la Ciudadanía
Image illustrative de l'article Ciudadanos
Logo officiel
Présentation
Président Albert Rivera
Fondation 4 mars 2006
Siège Gran Via de les Corts Catalanes, 751A
Barcelone
Secrétaire général Matías Alonso
Positionnement Centre[1],[2],[3]
Idéologie Libéralisme[4],[5],[6]
Social-libéralisme[7],[8],[9],[10],[11],[12]
Sécularisme[13]
Antinationalisme[14],[15],[16]
Européisme[17]
Affiliation européenne aucune
Groupe au Parlement européen Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
Affiliation internationale aucune
Adhérents 25 290[18]
Site web http://www.ciudadanos-cs.org/
Présidents de groupe
Congrès des députés Juan Carlos Girauta
Sénat Luis Crisol
Parlement européen Guy Verhofstadt (ALDE)
Représentation
Députés
40 / 350
Sénateurs
3 / 266
Députés européens
2 / 54
Parlements régionaux
93 / 1 268
Conseillers municipaux
1 527 / 67 611

Ciudadanos-Partido de la Ciudadanía, en forme courte Ciudadanos (en français : Citoyens - Parti de la Citoyenneté), est un parti politique espagnol du centre, se définissant comme constitutionnaliste, progressiste et libéral. Lors des élections européennes de 2009, Citoyens se présente avec le parti Libertas. Il est issu de l'association citoyenne Ciutadans de Catalunya, opposée au catalanisme et favorable au principe de « pays formé par des citoyens et non par des territoires ».

Dénomination[modifier | modifier le code]

Lors de sa fondation, le nouveau parti décide de s'appeler « Citoyens - Parti de la Citoyenneté » en espagnol afin de réaffirmer que son rayon d'action est toute l'Espagne.

Dans les communautés autonomes qui ont plus d'une langue officielle, on utilise indistinctement le nom du parti dans les deux langues officielles : en espagnol : Ciudadanos – Partido de la Ciudadanía, en catalan : Ciutadans - Partit de la Ciutadania, en basque : Hiritarrak - Hiritargoaren Alderdia, en galicien : Cidadáns - Partido da Cidadanía.

En outre, l'abréviation C's est officiellement enregistrée au registre des partis politiques du ministère de l'Intérieur[19].

Dans un entretien donné en 2008, Albert Rivera affirme que le mot « citoyens » a été choisi pour le parti car ils voudraient être « citoyens du monde »[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Citoyens est né à partir de la plateforme civique Ciutadans de Catalunya (« Citoyens de Catalogne » en catalan), créée le 7 juin 2005 à Barcelone par un groupe de quinze intellectuels, professeurs d'université et professionnels de différents milieux. Le 21 juin, ils présentent au Centre de culture contemporaine de Barcelone un manifeste, Pour la création d'un nouveau parti politique en Catalogne (également présenté à Bilbao et à Madrid), dans lequel ils s'engagent à créer une nouvelle force politique en Catalogne. Ils se déclarent opposés à ce que le nationalisme catalan soit imposé dans différents milieux politiques, ils appellent cela le « nationalisme obligatoire ».

L'acte de présentation du processus constitutif du nouveau parti a lieu le 4 mars 2006 au Théâtre Tívoli de Barcelone en présence et avec le soutien de différentes personnalités des milieux culturel, éducatif et politique. Pendant la campagne de Ciutadans de Catalunya pour le référendum d'approbation du nouveau Statut d'autonomie le 5 juin 2006, Arcadi Espada et d'autres membres de la plateformes sont agressés par un groupe d'indépendantistes catalans. Bien que les mossos d'esquadra (police catalane) - accusés de passivité par la victime - ont démenti l'agression dans un premier temps, tous les groupes politiques l'ont condamnée. La journaliste et sous-directrice du journal El Mundo, Victoria Prego est témoin de la scène et la décrit dans deux articles. La plateforme dépose officiellement plainte à Gérone et sur proposition du Parti populaire, la session plénière du Congrès des députés a approuvé à l'unanimité le jour suivant une déclaration institutionnelle pour condamner l'agression.

Les 8 et 9 juillet 2006, a lieu le congrès fondateur à Bellaterra en présence de 350 délégués venant de la cinquantaine de groupes locaux de l'organisation où sont définis l'organisation, la structure interne, où sont choisis les organes représentatifs ainsi que l'idéologie du nouveau parti et le nouveau nom qui lui servirait pour les élections régionales à venir en Catalogne, le 1er novembre 2006. Le congrès fondateur choisit également Albert Rivera comme président, un avocat de vingt-six ans, Antonio Robles comme secrétaire général.

Parti local catalan (2006-2014)[modifier | modifier le code]

Après sa constitution, Citoyens consacre toutes ses forces aux élections du Parlement catalan afin de mobiliser beaucoup d'abstentionnistes et de désabusés des cinq formations - Convergence et Union, Parti des socialistes de Catalogne, Gauche républicaine de Catalogne, Parti populaire et Initiative pour la Catalogne Verts - Gauche unie et alternative - représentées au Parlement catalan. L'ambition du parti est d'entrer au parlement régional et de continuer à avancer sans faire aucune alliance d'intérêt avec un parti nationaliste. Le 16 septembre 2006, Citoyens présente ses candidats au Palais de la musique catalane, devant 2 000 sympathisants ; une affiche montrant le Albert Rivera nu y est aussi dévoilée. Le , Citoyens obtient 89 567 voix et trois députés, devenant le sixième parti politique du Parlement de Catalogne. Les trois députés (Albert Rivera, d'Antonio Robles et de José Domingo) sont par ailleurs élus dans la circonscription de Barcelone. Le parti refuse toute prise de position pouvant favoriser les possibles candidats à la présidence de la Généralité, Artur Mas ou José Montilla. Le 24 novembre 2006, Citoyens s'oppose à l'élection de Montilla au poste de président de la Généralité.

Lors des élections municipale du 27 mai 2007, le parti présente des candidats, sans expérience politique préalable, dans différentes villes catalanes dont les quatre capitales de province (Barcelone, Lérida, Gérone et Tarragone) et hors de Catalogne, à Alicante et à Salamanque. Dans le reste du pays, le parti appelle à voter blanc. La campagne électorale est marquée par des incidents, comme le boycott de l'acte de candidature à Barcelone d'Esperanza García et du professeur d'université Francesc de Carreras. Citoyens prétend également avoir été victime d'un boycott informatif de la part des médias de communication catalans aussi bien publics que privés durant cette campagne. En Catalogne, le parti récolte 67 315 votes et 13 conseillers municipaux — 8 dans la province de Barcelone (Casteldefels, Gavá, Montornés del Vallés, Sant Andreu de la Barca, Sant Boi de Llobregat, Sant Pere de Vilamajor, Viladecans et Vilanova del Camí) et 5 dans la province de Lérida (tous à Gimenells i el Pla de la Font). Ailleurs, il obtient 2 048 votes (1,41 %) à Alicante et 1 859 (2,28 %) à Salamanque, sans obtenir de siège dans aucune des deux mairies.

En mai 2007, Citoyens envoie une lettre au président du Parlement européen pour dénoncer le comportement du Parti des socialistes de Catalogne,qui aurait sanctionné plusieurs de ses militants pour avoir maintenu des contacts avec ¡Basta Ya!, un collectif ayant reçu en 2001 le prix Sakharov du Parlement européen et pour avoir qualifié le PSC de « groupuscule d'extrême gauche ». Citoyens qualifie ce comportement d'« inapproprié pour un parti démocratique » et déclare que cela aurait « déshonoré publiquement » le Parlement européen.

Lors des élections européennes de 2009, le parti intègre la coalition Libertas, à laquelle appartient notamment Philippe de Villiers. Albert Rivera qualifie a posteriori cette alliance de « grave erreur » et déclare : « nos compagnons de route appartiennent au groupe libéral démocrate. D66 aux Pays-Bas, les libéraux au Royaume-Uni, François Bayrou en France, le Parti démocrate en Italie, le Parti démocrate aux États-Unis, etc. »[21].

Expansion nationale depuis 2014[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de sa stratégie d'implantation nationale, Citoyens conclut des alliances avec des partis mineurs tels que le Centre démocrate libéral, l'Union du peuple salmantin, Union régionaliste de Castille-et-Léon, et l'Union centriste libérale, qui fusionnent avec Citoyens entre 2014 et 2015.

De plus, durant cette période, des politiques provenant d'autres formations politiques créent la polémique en rejoignant Citoyens[Qui ?]. Le 26 novembre 2014, deux conseillers municipaux du PSC à Sant Vicenç dels Horts quittent leur poste et le parti « en raison de divergences avec l'ambiguïté du PSC au sujet de la consultation sur l'indépendance » pour rejoindre Citoyens.

José Serna, coordinateur de Citoyens à Torrevieja assure en 2015 que « des infiltrés du Parti populaire » au sein du parti prétendent l'éloigner de la direction du parti. Citoyens réagit immédiatement en l'expulsant du parti. José Serna accuse alors les responsables de Citoyens, tant au niveau local que provincial « de ne pas respecter les statuts de la formation pour l'éliminer ».

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Élections régionales de 2015[modifier | modifier le code]

Le 27 septembre 2015, le parti emmené par Inés Arrimadas devient la deuxième force politique lors des élections régionales catalanes (17,9 % des voix, 25 sièges).

Élections générales de 2015[modifier | modifier le code]

Idéologie[modifier | modifier le code]

Les cinq grands axes autour desquels le parti articule sa politique sont :

  • la citoyenneté : défendre la convivialité inter-territoriale, l’égalité et l’équilibre des droits et des devoirs au sein de toutes les régions espagnoles et surtout parmi tous les citoyens espagnols. Les régions n'ont pas de droits, seuls les individus en ont.
  • liberté et égalité : promouvoir la critique constructive et défendre les valeurs démocratiques. L'État doit promouvoir l'égalité des chances et faire en sorte que ni l'origine ethnique, ni la langue, ni le sexe, ni la condition économique de l’individu ne détermine de privilège.
  • laïcité : neutralité dans l'administration publique vis-à-vis de la religion et des sujets identitaires, qui n’en sont pas moins respectables dans le domaine de la vie privée, mais qui ne peuvent en aucun cas s’imposer face aux droits civils des citoyens.
  • imposition de la langue espagnole : le concept de « catalan, langue propre » est selon Citoyens un concept nationaliste (catalan). Citoyens s'oppose à l'enseignement du catalan par immersion et souhaite imposer la possibilité d'un enseignement seulement en espagnol.
  • défense de la Constitution espagnole : la souveraineté repose sur l'ensemble des citoyens espagnols et non sur les communautés autonomes. Défense de l’intérêt général et non de l’intérêt particulier d’un territoire ou d’une partie des citoyens.

Citoyens est clairement opposé au dernier statut d'autonomie de la Catalogne approuvé par 73,23 % des Catalans lors du référendum du 18 juin 2006 (es), parce qu’il va à l'encontre de plusieurs positions mentionnées ci-dessus et insiste sur la ligne d’une construction et réorganisation de l'État fondée sur la « satisfaction » des intérêts particuliers et non ceux de l’intérêt général.

Président[modifier | modifier le code]

Albert Rivera, en 2015.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections générales[modifier | modifier le code]

Année Congrès des députés Sénat Gouvernement
 % Voix Sièges Tête de liste Rang
2015 13,93 3 500 446
40 / 350
Albert Rivera 4e
0 / 208

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Année Voix Sièges Tête de liste Groupe
2014 3,0 %
2 / 54
Javier Nart ADLE

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Année AN AR AS CN CB CM CL CT EX GA IB RI MD MU NC PV VC
2006 3,0 %
2007
2008
2009
2010 3,4 %
2011
2012 7,6 %
2013
2014
2015 9,3 % 9,4 % 7,1 % 5,9 % 6,9 % 8,6 % 10,3 % 17,9 % 4,4 % 5,9 % 10,5 % 12,1 % 12,5 % 3,0 % 12,5 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) EUROPA PRESS, « Rivera: Ciudadanos ha demostrado que "el centro político existe" y será "fundamental en la nueva Transición" », Navarra News,‎
  2. (en) RAPHAEL MINDER, « Citizens made his way from the center and shakes to the political establishment in Spain », The New York Times,‎
  3. (en) Ashifa Kassam, « Centre party Ciudadanos throws Spanish election results into question », The Guardian,‎
  4. (en) Wolfram Nordsieck, « SPAIN », Parties and Elections in Europe (consulté le 10 janvier 2016) : « Ciudadanos - Partido de la Ciudadanía (C's): Liberalism »
  5. [1] http://www.welt.de
  6. (de) Annette Prosinger, « Eine Protestpartei, die sich gewaschen hat », Welt Online,‎ (lire en ligne).
  7. (es) ¿Ciudadanos liberales? (III), sur vozpopuli.com,‎ (consulté le 11 décembre 2015).
  8. (en) « Spain's Podemos leads poll but may have peaked - El Pais », sur Reuters UK,‎ (consulté le 11 décembre 2015).
  9. (es) David Delgado Ramos, « Elecciones al Parlament 2010: fin de ciclo en Cataluña », UNED, vol. 80,‎ (lire en ligne [PDF]) :

    « El incremento se produjo a costa del PSC, donde en algunos de sus tradicionales «feudos» su electorado optó por votar a Ciutadans como opción «españolista» y de centro-izquierda más adecuada para no votar a su otra opción, el Partido Popular, más alejada ideológicamente de sus postulados. »

  10. (en) José Manuel Gutiérrez Díez, « A case of misreckoning: the Catalonian election of 2012 », BORDA: Working Papers (University of Salamanca),‎ (lire en ligne [PDF]) :

    « C's (Ciudadanos). Catalan party (in practice), without reference in Spain. Centre-left »

  11. (es) «C's Ciudadanos Centro-izquierda», Ayuntamiento de Barcelona
  12. Ciutadans ja es veu amb grup parlamentari propi al nou Parlament - Directe!cat
  13. (en) « Citizens – Party of the Citizenship (C’s) « Demsoc Europe »,‎ (consulté le 11 décembre 2015).
  14. (es) « Albert Rivera o el acoso a un no nacionalista en el Parlamento autonómico de Cataluña », sur www.periodistadigital.com,‎ (consulté le 11 décembre 2015).
  15. Catalan vote sends mixed messages - Economist Intelligence Unit
  16. (en) Anabel Díez, « Latest poll shows support for new party Podemos leveling out », El País,‎ (lire en ligne) :

    « new left-wing party Podemos and the center-left non-nationalist Catalan formation Ciudadanos are faring well in the polls »

  17. (en) https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/Main/GlobalResearch/GetDocument/GeIV2mdXzfMZEToSr0qhNQ== modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant, Natixis (ISSN 2117-9387) : « C's - Ciudadanos - Partido de la Ciudadanía (Citizens - Party of the Citizenry). Creation: 2006. Positioning: Republican centre », p. 2
  18. (es) « Ciudadanos cumple 10 años superando los 25.000 afiliados », sur cuatro.com,‎ (consulté le 14 juillet 2015).
  19. (es) Información General – Registro de Partidos Politicos, Ministère de l'Intérieur, consulté le .
  20. (es) « Don Albert Rivera Díaz. Nueva Economía Fórum. » [PDF],‎ (consulté le 5 mai 2015) : « Y nosotros nos llamamos Ciudadanos, o sea que evidentemente tenemos un dilema casi moral, porque nos gustaría ser ciudadanos del mundo. ».
  21. Mathieu de Taillac, « En pleine ascension, Ciudadanos, le parti centriste, se voit en faiseur de roi », Le Figaro, samedi 19 / dimanche 20 décembre 2015, page 8.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]