Citernes de La Malga

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Citernes de La Malga
Citernes de La Mâalga
Vue des citernes de La Malga
Vue des citernes de La Malga
Localisation
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Gouvernorat Tunis
Protection Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1979), classées avec Carthage[1]
Monument historique classé et protégé en Tunisie (1901)
Coordonnées 36° 51′ 33″ nord, 10° 19′ 08″ est
Superficie 12,945 hectares

Géolocalisation sur la carte : Tunisie

(Voir situation sur carte : Tunisie)
Citernes de La Malga
Citernes de La Malga
Histoire
Époque Rome antique

Les citernes de La Malga ou citernes de La Mâalga sont un ensemble de citernes figurant parmi certains des éléments les plus impressionnants du site archéologique de Carthage en Tunisie. Il s'agit de l'un des mieux conservés de l'époque romaine.

D'une capacité de 50 à 60 000 m3, les citernes étaient chargées de recevoir l'eau provenant d'une branche de l'aqueduc de Zaghouan mais dont le tracé précis reste à étudier ; elles étaient destinées à alimenter en eau la ville la plus importante de l'Afrique romaine au Haut Empire, en particulier l'ensemble des thermes d'Antonin.

Elles sont classées comme partie du site de Carthage sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le , le gouvernement tunisien propose le complexe hydraulique romain de Zaghouan-Carthage dont elles font partie pour un futur classement sur la liste du patrimoine mondial[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Tracé des ruines de l'aqueduc (1838)
Photographie ancienne d'une citerne aménagée

Au nord de la ville, à la lisière de l'ancienne cité romaine, se situent de vastes citernes relativement bien conservées. Elles n'étaient pas les seules à Carthage puisque de grandes citernes ont existé par ailleurs : les « bassins d'Hamilcar » mais aussi celles localisées sur la colline de Bordj Djedid.

Depuis le Moyen Âge, les citernes furent utilisées comme logis de fortune, étables, granges ou caves par les populations locales, et encore tardivement au XXe siècle. Cette occupation a freiné longtemps l'étude scientifique du complexe[3].

Selon Al Idrissi, le nombre de citernes s'élève à 24 sur une seule ligne, la longueur de chacune d'elle étant de 130 pas et sa largeur de 26, une largeur jugée trop importante par Henri Saladin. Selon Christian Tuxen Falbe, il s'agit de quinze citernes de 430 pieds de largeur avec, un peu à l'ouest, quatre ruines de citernes ; chacun de ces 19 bassins a une longueur de 300 pieds.

La mise en valeur du site, à l'état de conservation exceptionnel, ainsi que la mise en place d'un espace muséographique qui lui est consacré, est en projet sans qu'il soit aisé d'obtenir des informations à ce sujet.

Description[modifier | modifier le code]

L'ensemble des citernes a une forme rectangulaire de 127 mètres sur 102, couvrant 12 945 m2. Chaque citerne est composée d'un compartiment voûté de 102 mètres de long, 7,4 mètres de large et sept mètres de hauteur (sans la voûte) d'une capacité totale de 60 000 m3. Les compartiments dégagés sont au nombre de quinze, disposés de façon parallèle.

Chaque voûte est percée par une dizaine d'ouvertures circulaires. Une citerne de répartition alignée perpendiculairement alimente les autres citernes ; le long de la citerne de répartition, un aqueduc, branche de celui de Zaghouan, l'alimente en eau par des ouvertures latérales.

La présence de nombreuses ouvertures circulaires surmontant la voûte de chaque citerne laisse à penser qu'il s'agit d'ouvertures d'évacuation du trop plein ou de collecte d'eau. Toutefois, il est probable que ces citernes aient été surmontées par un autre niveau d'édifices de collecte rappelant les réservoirs gallo-romains à double niveau[4].

Les grandes citernes étaient reliées au vaste complexe des thermes d'Antonin par des canalisations surtout souterraines utilisant la forte déclivité du terrain[5].

Dans l'environnement immédiat des citernes se trouvaient d'autres éléments : le cimetière dit des officiales, la villa de Scorpianus et des mausolées dont l'un a été restitué dans une salle spéciale au sein du Musée national du Bardo[3].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site archéologique de Carthage (Patrimoine mondial de l’Unesco)
  2. Dossier du complexe hydraulique romain de Zaghouan-Carthage (Unesco)
  3. a et b Abdelmajid Ennabli et Hédi Slim, Carthage. Le site archéologique, éd. Cérès, Tunis, 1993, p. 32
  4. [PDF] Réservoir et distribution de l'eau en ville (Rue des Lumières)
  5. Azedine Beschaouch, La légende de Carthage, coll. « Découvertes Gallimard / Archéologie » (no 172), éd. Gallimard, Paris, 1993, p. 102

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :