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Citation apocryphe

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Une citation apocryphe est une citation attribuée à une personne qui n’a pourtant jamais tenu les propos rapportés, ou alors les a exprimés sous une forme différente.

Le sociologue Robert Merton remarqua que certaines situations s'expliquent par ce qu'il appela l'« effet Matthieu », en référence à la phrase de l'Évangile selon saint Matthieu : « À celui qui a, il sera beaucoup donné et il vivra dans l’abondance, mais à celui qui n’a rien, il sera tout pris, même ce qu’il possédait. » Quand la phrase est suffisamment percutante pour rester célèbre, mais que l'auteur ne l'est pas assez pour être retenu, on attribue la phrase à une personne plus célèbre, mais dont les propres idées et le ton correspondent suffisamment pour que cela semble plausible. N. David Mermin explique ainsi que l'effet Matthieu a conduit à attribuer à Richard Feynman sa boutade à propos de la physique quantique : « Shut up and calculate »[1].

Le Premier ministre britannique Winston Churchill étant célèbre pour sa répartie, il existe de fausses citations de toutes origines qui lui sont attribuées. Propos déformés, contexte modifié, ou attribution abusive — ceci étant favorisé par la tendance qu'avait Churchill lui-même à faire des citations sans le préciser[2].

Citations inventées

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  • Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. »
À croire certains commentateurs[3], cette citation reposerait sur une lettre du 6 février 1770 à un abbé Le Riche où Voltaire aurait écrit : « Monsieur l'abbé, je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire. » En fait, cette lettre existe mais la phrase n'y figure pas, ni même l'idée. On la considère alors comme pseudo-citation ayant sa source dans le passage suivant :

« J’aimais l’auteur du livre De l’Esprit [Helvétius]. Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n’ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu’il débite avec emphase. J’ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l’ont condamné pour ces vérités mêmes. »

— Questions sur l’Encyclopédie, article « Homme »[4]

Elle a été employée pour la première fois en 1906 dans The Friends of Voltaire, livre en anglais d’Evelyn Beatrice Hall écrivant sous le pseudonyme de S. G. Tallentyre, pour résumer la position de Voltaire : « ‘I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it’, was his attitude now »[5].
Une autre citation apocryphe de Voltaire a été souvent citée en janvier 2014 lors de débats en marge de l'affaire Dieudonné : « Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer. » Selon le site HoaxBuster[6], il s'agirait d'une citation en anglais d'un certain Kevin Alfred Strom en 1993, traduite en français et attribuée à Voltaire sans que la référence du prétendu texte de Voltaire ne soit jamais précisée.
  • Galileo Galilei : « Et pourtant elle tourne ! » (E pur si muove!)
    Galilée n’a pas défié ainsi le Saint-Office (ce qui, dans les circonstances extrêmement tendues qui venaient de l'opposer à l'Église, aurait été du suicide), et accepta de se renier. Cette légende a été publiée en 1761 dans Querelles Littéraires[7], un siècle après sa mort.
  • Albert Einstein : « L’astrologie est une science en soi, illuminatrice. J’ai beaucoup appris grâce à elle et je lui dois beaucoup. Les connaissances géophysiques mettent en relief le pouvoir des étoiles et des planètes sur le destin terrestre. À son tour, en un certain sens, l’astrologie le renforce. C’est pourquoi c’est une espèce d’élixir de vie pour l’humanité. »
    Apparue dans les années 1980, la citation va envahir les sites astrologiques. Elle connait son heure de gloire quand elle est reprise en exergue par l'astrologue Élizabeth Teissier dans sa thèse de sociologie[8]. C'est un bien mauvais argument d'autorité puisque, en réalité, Einstein avait très mauvaise opinion de l’astrologie[9].
  • La citation « si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle » attribuée à Albert Einstein est une rumeur propagée dans les médias. Elle a été énoncée pour la première fois en 1994 (39 ans après la mort d'Einstein) dans une brochure distribuée par l’Union Nationale de l’Apiculture Française à l’occasion d’une manifestation à Bruxelles contre la politique agricole européenne[10],[11]. Einstein était physicien et non biologiste. Sans abeilles, la pollinisation d’un grand nombre de plantes ne se ferait plus, entraînant la disparition de nombreux animaux et des effets dévastateurs sur l'agriculture et la biosphère de manière générale[12].
  • Général Pierre Cambronne sur le champ de bataille de Waterloo : « La garde meurt, mais ne se rend pas », phrase démentie d'ailleurs par l'intéressé lui-même « puisque je ne suis pas mort c'est que je me suis rendu »[13]. Victor Hugo affirmera dans Les Misérables qu'il aurait répondu « merde » (« le mot de Cambronne »).
  • Henri IV de France lorsqu'il accepte de renoncer à la foi réformée pour entrer dans Paris : « Paris vaut bien une messe ! ». La phrase tire vraisemblablement son origine des propos prêtés au « duc de Rosny » (Sully) dans Les Caquets de l'accouchée (récit anonyme de 1622) : « Comme disoit un jour le duc de Rosny au feu roy Henry le Grand, que Dieu absolve, lors qu'il luy demandoit pourquoy il n'alloit pas à la messe aussi bien que lui : Sire, sire, la couronne vaut bien une messe ; aussi une espée de connestable donnée à un vieil routier de guerre merite bien de desguiser pour un temps sa conscience et de feindre d'estre grand catholique[14] ».
  • « Lafayette nous voici ! » par le général en chef des armées américaines à l'arrivée de ses troupes en France, durant la Première Guerre mondiale. Cette citation aurait été inventée pour son article par Gaston Riou, qui n'avait pu assister au discours. On suppose aussi qu’elle aurait été prononcée le jour anniversaire de l’Indépendance des États-Unis d'Amérique, le 4 juillet 1917 par le colonel Stanton, sur la tombe de La Fayette au cimetière de Picpus à Paris[15].
  • André Malraux : « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas ». (On trouve aussi « religieux » au lieu de « spirituel ».) Cette phrase semble une citation non littérale de deux propos authentiques : « Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer les dieux. » et « Le problème capital de la fin du siècle sera le problème religieux – sous une forme aussi différente de celle que nous connaissons, que le christianisme le fut des religions antiques[16]. »
  • Elvis Presley : « Je n'ai besoin des Noirs que pour acheter mes disques et cirer mes pompes[17] ». Il n'y a aucune preuve qu'il ait affirmé cela, et rien ne laisse à penser que ce grand admirateur de la culture afro-américaine ait pu avoir des opinions racistes. Par ailleurs, le succès commercial d'Elvis fut dû principalement au public blanc, précisément parce qu'il contribuait, à travers le rock 'n' roll naissant, à offrir une interprétation « présentable » du rhythm 'n' blues considéré comme une « musique de Noirs pour des Noirs », les deux styles pourtant très proches faisant alors l'objet de classements séparés, en vertu de la ségrégation raciale qui était alors à l'œuvre.
  • Charles X n'a pas déclaré, à la Restauration « Rien n'y est changé [à la France] si ce n'est qu'il s'y trouve un Français de plus ! ». C'est Jacques Claude Beugnot qui l'écrit, piloté par Talleyrand qui fait publier cette déclaration dans le Moniteur. Celui qui est alors comte d'Artois la rejette dans un premier temps, mais, devant le succès de la formule, se dira convaincu de l'avoir prononcée[18] !
  • « La grandeur d’une nation et son progrès moral peuvent être jugés à la façon dont elle traite ses animaux… Je suis d’avis que plus une créature est faible, plus elle est en droit d’être protégée par l’homme de sa propre cruauté. » aurait déclaré Mahatma Gandhi. C'est une pure invention mille fois citée dans la presse et dans les livres[19].
  • Charles de Gaulle : « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des chercheurs qui trouvent, on en cherche ». Si cette formule existe dès 1960, elle n'est liée au général que pendant les années 1990[20].

Auteur modifié

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  • Marie-Antoinette : « Qu'ils mangent de la brioche ! » En fait, les pamphlétaires lui ont attribué une citation des Confessions de Jean-Jacques Rousseau, publiées en 1778 : « Je me rappelai le pis-aller d’une grande princesse à qui l’on disait que les paysans n’avaient pas de pain, et qui répondit : “Qu’ils mangent de la brioche”. J’achetai de la brioche. » (Livre sixième : 1736).
  • Hermann Göring ou Joseph Goebbels : « Quand j'entends le mot “culture”, je sors mon revolver. » (en allemand : « Wenn ich “Kultur” höre... entsichere ich meinen Browning » litt. quand j'entends le mot “culture”, j'ôte le cran de sûreté de mon Browning.). Cette phrase vient d'une pièce de théâtre allemande jouée en 1933, Schlageter, de Hanns Johst[21],[22], et était devenue une plaisanterie récurrente en Allemagne. Elle a par la suite été prononcée par Baldur von Schirach, chef des Jeunesses hitlériennes, lors d'un discours en 1938[23].
  • Simon IV de Montfort ou Arnaud Amaury : « Tuez-les tous, Dieu reconnaitra les siens », durant le sac de Béziers, en 1209.
    Cette phrase présente en fait les trois types des citations apocryphes, puisqu'elle est :
    • inventée : plusieurs chroniqueurs, présents dans la région de Béziers au moment du sac, ont raconté les faits sans mentionner cette phrase et c'est seulement dans la chronique de l'Allemand Césaire de Heisterbach, rédigée entre 1219 et 1223, qu'elle apparaît pour la première fois. La chronologie des évènements au cours de la prise de Béziers rend cette citation improbable. Le rapport d'Arnaud Amaury à Innocent III d'août 1209 dit clairement le contraire[24].
    • auteur modifié quand on l'attribue à Simon de Montfort, car Césaire de Heisterbach la place dans la bouche d'Arnaud Amaury, le légat du pape pour la croisade des Albigeois. Simon de Montfort n'étant à ce moment qu'un obscur participant de la croisade des Albigeois, il paraît étonnant que les croisés lui aient demandé son avis.
    • propos modifié, car les paroles que Césaire prête à Arnaud Amaury sont : « Massacrez-les, car le Seigneur connaît les siens. »[25]
    • Joinville place l'affirmation inverse dans la bouche d'un jeune croisé, en Égypte lors de la première des croisades entreprises par Louis IX, au cours d'une bataille où les croisés étaient tellement inférieurs en nombre que l'avis général était de se rendre, mais un jeune chevalier répond (en résumé) « Laissons-nous tous tuer, ainsi demain nous serons tous en Paradis » ou en détail (Livre des saintes paroles et des bons faiz nostre roy saint Looys, chap. LXIII in fine):
      Ne tarda guères que nous veismes venir quatre galies du soudanc, là où il avoit bien mil homes. Lor j'appelai mes chevaliers et ma gent, et leur demandai que il vouloient que nous feissions, ou de nous rendre aus galies le soudanc, ou de nous rendre à ceus qui estoient à terre. Nous acordames tuit que nous amions mieus que nous nous rendissions aus galies le soudanc, pour ce que il nous tiendroient touz ensemble, que ce que nous nous rendissions à ceus qui estoient à terre, pour ce que il nous esparpilleroient et venderoient aus Beduyns. Lors dist un miens celeriers, qui estoit nés de Doulevens: «Sire, je ne m'acort pas à cest conseil.» Je li demandai auquel il s'acordoit, et il me dist: «Je m'acort que nous nous lessons touz tuer; si nous en irons tuit en paradis.» Mais nous ne le creumes pas.
  • Marco Polo : « Le musulman actif est celui qui décapite l'infidèle, tandis que le musulman modéré tient les pieds de sa victime. » Cette phrase n'est pas issue de l'ouvrage le livre des merveilles comme cela est très souvent affirmé. Son véritable auteur serait un obscur personnage nommé Dr. Sabiesky. L'attribution à Marco Polo de cette citation vient probablement de la mauvaise présentation d'un site internet islamophobe : sur celui-ci, la mise en page maladroite de plusieurs citations consécutives peut laisser croire que la première est attribué à l'auteur de la seconde[26].

Propos modifiés ou tronqués

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  • Mirabeau : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes ! » La phrase exacte est plus probablement : « Cependant, pour éviter tout équivoque et tout délai, je déclare que si l’on vous a chargés de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. » Mais la version emphatique est la plus connue[28].
  • Michel Rocard : « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde... » La formule a bel et bien été prononcée par le premier ministre en 1989, cependant elle se serait poursuivie dans son énoncé initial par un complément qui en change nettement le sens : « ...mais elle doit en prendre fidèlement sa part. » Dans un article publié dans Le Monde en 1996, puis au 70e anniversaire de la Cimade en 2009, Michel Rocard se plaignit de la citation récurrente et systématiquement tronquée d'une phrase de lui sous la forme : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde », alors que selon lui, la forme complète était : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre fidèlement sa part. »[29]
Toutefois, d'après un article de Thomas Deltombe[30],[31] retraçant l'historique de la polémique, Michel Rocard a bel et bien prononcé la version courte de la phrase, dans un énoncé visant clairement à justifier une politique anti-immigration (dans un contexte de montée du Front National), et ce à au moins deux reprises : le 3 décembre 1989 à l'émission 7 sur 7, et le 7 janvier 1990 devant des élus socialistes originaires du Maghreb. Lors de l'allocution du 7 janvier 1990, Michel Rocard aurait ainsi déclaré : « [...] la France n’est plus, ne peut plus être une terre d’immigration nouvelle. Je l’ai déjà dit et je le réaffirme : quelque généreux qu’on soit, nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde. »[32]
  • Antoine Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».
  • Charles Darwin : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements » la phrase est très couramment attribuée à Darwin n'est pas de lui. Elle est cependant dans le marbre du hall de l'Académie des sciences de Californie et a été aperçue encore dans une exposition consacrée à la paléontologie à la Cité des Sciences à Paris. Une citation tronquée à également été mise en évidence par le British National History Museum de Londres, plus exactement sur le site internet de l'exposition célébrant le bicentenaire de Darwin: «Dans la lutte pour la survie, les plus aptes gagnent aux dépens de leurs rivaux, parce qu'ils réussissent à s'adapter le mieux à leur environnement». «Ces phrases n'apparaissent nulle part dans l'oeuvre de Darwin», affirme Patrick Tort, auteur de nombreux ouvrages sur Darwin et le darwinisme qui travaille au Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Mais le plus préjudiciable est que les citations sont non seulement attribuées à tort à Darwin, mais ne sont pas non plus fidèles à sa pensée. En effet d'après son œuvre L'Origine des Espèces, publiée en 1859, il y dévoile la théorie de la sélection naturelle. Or les espèces qui survivent davantage ne sont pas les espèces qui s'adaptent le mieux au changement. «Ce sont les plus chanceuses, ou celles qui ont déjà les bonnes caractéristiques physiques pour les transmettre à la génération suivante», explique ce professeur[33].

Notes et références

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  1. Could Feynman Have Said This?
  2. Ces citations que Winston Churchill n'a jamais prononcées
  3. Norbert Guterman, A Book of French Quotations, 1963
  4. Dictionnaire philosophique, in Œuvres complètes, Garnier, 1879, p.385
  5. Marjorie B. Garber, « Quotation marks », Routledge, 2003, (ISBN 0415937469), p. 20
  6. Citation de Voltaire inventée ?
  7. A. Rupert Hall, « Galileo nel XVIII secolo », Rivista di filosofia, 15 (Turin, 1979), p. 375-78, 83.
  8. Einstein et l’astrologie : une citation fausse qui a la vie dure
  9. Albert Einstein avait dit ceci : « Le lecteur est prié de noter les remarques sur l'astrologie. Elles démontrent que l'ennemi intérieur [chez Kepler], vaincu et devenu inoffensif, n'était pas encore complètement mort. ». Préface de « Johannes Kepler: Life and Letters », Carola Baumgardt, New York, Philosophical Library, 1951.
  10. Article sur Snopes.com
  11. Cette citation dans le communiqué de l'UNAF est probablement une déformation d'une lettre d'Einstein envoyée le 12 décembre 1951 à un groupe d'écoliers qui lui demandait par écrit s'il resterait des hommes vivants si le soleil s'éteignait, le physicien répondant que « sans la lumière du soleil, il n'y aurait plus de blé, de pain, d'herbe, de bétail, de viande, de lait, et tout serait gelé. Il n'y aurait plus de vie ». Source : (en) Alice Calaprice, The Ultimate Quotable Einstein, Princeton University Press, , p. 479.
  12. R. A. Morse et N. W. Calderone, The Value of Honey Bees as Pollinators of US Crops in 2000, Cornell University Press, 2000
  13. Stephen Clarke, Comment les Français ont gagné Waterloo, Albin Michel, (ISBN 9782226375438, présentation en ligne), p. 68, renvoie à Jean-Claude Carrière et Guy Bechtel, Dictionnaire des révélations historiques et contemporaines, Plon, (ISBN 978-2-259-18964-4) ; voir aussi, des mêmes auteurs, leur Dictionnaire de la bêtise de 1965.
  14. Les Caquets de l'accouchée, page 172 de l'édition de Le Roux de Lincy, numérisée sur Google Books
  15. [1]
  16. A. Malraux, « L'homme et le fantôme », dans L'Express du 21 mai 1955. Cité par François Perrin, Franc-parler, Ottignies, 1996, p. 173 et 190, qui cite également un passage analogue tiré de « Malraux nous dit », dans Preuve, no 49, mai 1955, p. 15.
  17. « Elvis », L'Express,‎ (lire en ligne)
  18. Talleyrand, d'Emmanuel de Waresquiel, p. 456 et 704
  19. (en) « Gandhi's Hoax Quote », sur Hindustan Times, (consulté le )
  20. Pierre-Carl Langlais, « « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des chercheurs qui trouvent, on en cherche » : la phrase que de Gaulle n’aurait jamais dite », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  21. « Hanns Johst, 1890-1978. Biographie Rolf Düsterberg », sur polunbi.de (consulté le ).
  22. « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ! » (Hermann Göring)
  23. « Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver. » [vidéo], sur Dailymotion (consulté le ).
  24. Selon Sisley & Sisley, The History of the Albigensian Crusade Annexe B, Boydell 1998 (ISBN 0-85115-807-2), Patrologiae cursus completus...ab aevo apostolico ad tempora Innocentii III, anno 1216...series Latina ed J-P Migne et al, Paris 1844-64 vol 216 col 139. Voir aussi M. Roquebert, L'epopée cathare 1198-1212: l'Invasion ch 17, Toulouse 1970, P. Belperron, La Croisade contre les Albigeois et l'union de Languedoc à la France (1209-1249) p. 163-9, Paris 1942, et H. Vidal, Episcopatus et pouvoir épiscopal à Béziers à la veille de la croisade des albigeois p. 75-90, Montpelier 1951
  25. Dominique Paladilhe, Simon de Montfort, Librairie Académique Perrin, (réimpr. 1997), 324 p. (ISBN 2-262-01291-1), p. 92-96
  26. « Marco Faux-Lo » sur http://www.snopes.com
  27. a et b « "Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité..." : Benjamin Franklin a-t-il vraiment dit ça? », sur Les Inrockuptibles, (consulté le )
  28. Assemblée nationale - Séance du 23 juin 1789
  29. « Michel Rocard et « toute la misère du monde » », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
  30. Thomas Deltombe, « “Accueillir toute la misère du monde”, Michel Rocard, martyr ou mystificateur ? », dans Le Monde diplomatique, 30 septembre 2009, en ligne.
  31. Zineb Dryef, « Rocard tente bien de s'arranger avec la 'misère du monde' », Rue89, nouvelobs.com 5 octobre 2009, en ligne.
  32. Extrait diffusé dans Soir 3, sur FR3, le 7 janvier 1990, selon l'article de Thomas Deltombe dans le Monde diplomatique. Notons qu'il est possible que l'extrait ait été tronqué avant l'ajout d'une nuance significative dans la suite du discours.
  33. « Bicentenaire de Darwin: les citations qu'il n'a jamais dites », sur La Presse, (consulté le )

Bibliographie

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  • Paul F. Boller Jr. et John George, They never said it : a book of fake quotes, misquotes, & misleading attributions, Oxford University Press, New-York, 1989.
  • (en) What they didn't say : a book of misquotations, Oxford University Press, (présentation en ligne)

Articles connexes

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