Citadelle gallo-romaine de Vésone

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Citadelle gallo-romaine de Vésone
Perig vesonne2.JPG
Vestiges des anciens remparts de la citadelle.
Présentation
Type
Destination initiale
Fortifications
Destination actuelle
Monument
Style
Construction
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
5 rue RomaineVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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La citadelle gallo-romaine de Vésone était une citadelle dont l'enceinte fut construite vers 284 apr. J.-C. par les habitants de Vesunna, site antique de la ville actuelle de Périgueux.

Plusieurs de ses vestiges sont classés au titre des monuments historiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les vestiges de la porte Normande, une des trois portes de l'enceinte de Vésone.

À la fin du IIIe siècle, à la suite de l'invasion attribuée aux Alamans, la cité romaine se rétrécit sur cinq hectares et demi[1], en se retirant sur un petit plateau derrière des remparts[2],[3]. Intégrant la moitié nord-ouest de l'amphithéâtre de Vesunna[1], ces murailles sont construites vers 284 apr. J.-C. par remploi d'éléments des monuments de la ville (des vestiges subsistent de ces remparts) et cette troisième cité prend le nom de Civitas Petrucoriorum (« cité des Pétrocores »)[4], lieu qui va devenir « la Cité » à la fin de l'Antiquité[3],[5]. Cette restructuration de la cité antique s'explique principalement par le manque d'entretien du patrimoine, l'effervescence de l'évergétisme et l'intendance plus indulgente de la fiscalité locale[6]. Cette enceinte compte à l'époque vingt-quatre tours de 8 m de diamètre, vingt-trois courtines et trois portes[Note 1],[3],[7], le long d'un rempart mesurant 950 m, sur 5 à 6 m de largeur et 9 m de hauteur[6]. Toutefois, malgré ce réflexe de peur appuyé par l'instabilité politique de l'Empire et la crise économique, la capitale des Pétrocores gère toujours son territoire[6].

Parmi les trois portes, la porte dite de Mars, édifiée entre la fin du IIIe siècle et le début du IVe siècle, reste l'entrée principale et monumentale de la cité la mieux conservée[8]. Aujourd'hui située dans un jardin privé du quartier de la Cité, elle est découverte en 1858 par le célèbre archéologue Arcisse de Caumont[8]. D'après Hervé Gaillard, le responsable scientifique des fouilles effectuées entre 2005 et 2009 ainsi qu'en 2011 autour de la porte, celle-ci est composée de « deux tours semi-circulaires, ornées de pilastres coiffés d'un grand entablement adapté du style toscan »[8]. Seule une partie de la porte de Mars est encore debout, soit environ 9 m, dont 4 m enfouis sous-terre[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

D'après les fouilles archéologiques effectuées au château Barrière en 2008 et 2013, les vestiges des remparts sont retaillés au Moyen Âge[9]. La tour semi-circulaire romane du château est construite entre la seconde moitié du XIIe siècle et le tout début du XIIIe siècle[10]. Peu confortable, elle présente davantage un aspect symbolique que défensif[10].

La façade méridionale du Centre national de la Préhistoire (CNP) repose sur les vestiges de l'enceinte[11]. Atteignant en épaisseur 5 à 6 m en moyenne, les fondements des remparts peuvent atteindre jusqu'à 9,40 m de hauteur, sous les élévations successives réalisées à partir du XIe siècle[11].

Protection[modifier | modifier le code]

Les vestiges de la citadelle gallo-romaine de Vésone ont été classés au titre des monuments historiques à cinq reprises depuis 1886[3].

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Porte romaine dite porte Normande rue de Turenne 45° 10′ 56″ nord, 0° 42′ 44″ est « PA00082727 » Classement
Porte romaine dite porte Normande
Fragments romains rue de Turenne 45° 10′ 54″ nord, 0° 42′ 43″ est « PA00082727 » Classement 1889
Fragments romains
Restes des remparts sis dans les propriétés de la congrégation Sainte-Marthe, de deux particuliers et de la ville de Périgueux rue de la Cité, rue Émile-Combes, rue Romaine et rue de Turenne à géolocaliser « PA00082727 » Classement
Restes des remparts sis dans les propriétés de la congrégation Sainte-Marthe, de deux particuliers et de la ville de Périgueux
Partie de l'enceinte gallo-romaine appartenant au Centre national de la préhistoire, dépendant du ministère de la Culture rue du 26e R.I. 45° 10′ 51″ nord, 0° 42′ 47″ est « PA00082727 » Classement
Partie de l'enceinte gallo-romaine appartenant au Centre national de la préhistoire, dépendant du ministère de la Culture
Partie de l'enceinte gallo-romaine située dans une propriété privée, l'Hôtel de Lestrade 5 rue Romaine 45° 10′ 50″ nord, 0° 42′ 51″ est « PA00082727 » Classement
Partie de l'enceinte gallo-romaine située dans une propriété privée, l'Hôtel de Lestrade

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux des trois portes sont aujourd'hui encore debout : la porte Normande et la porte de Mars.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Penaud 2003, p. 122–123.
  2. « Petit tour d'horizon de la Ville », sur le site de la mairie de Périgueux, (consulté le 27 décembre 2014).
  3. a b c et d « Vestiges de la citadelle gallo-romaine de Vésone », notice no PA00082727, base Mérimée, ministère français de la Culture (consultée le 27 décembre 2014).
  4. Penaud 2003, p. 573–574.
  5. Penaud 2003, p. 120.
  6. a b et c Pénisson 2013, p. 51.
  7. Lachaise 2000, p. 103.
  8. a b c et d Pénisson 2013, p. 58–59.
  9. Pénisson 2013, p. 52–53.
  10. a et b Pénisson 2013, p. 54.
  11. a et b Pénisson 2013, p. 55–56.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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