Cité de refuge

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Cité de refuge
Cité de l'Armée du Salut.JPG
Vue générale de la façade (post 1952).
Présentation
Type
Destination initiale
centre d’hébergement et de réinsertion sociale
Destination actuelle
centre d’hébergement et de réinsertion sociale
Style
Architecte
Construction
1930-1933
Occupant
Propriétaire
Privé
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées
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La Cité de refuge est un immeuble situé au 12 rue Cantagrel, dans le 13e arrondissement de Paris, en France[1]. Depuis sa construction en 1933, c'est un établissement de l'Armée du salut destiné à l'accueil, à l'hébergement et à la réinsertion sociale[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Albin Peyron (à droite) en compagnie du président de la République Albert Lebrun (2e à droite) et de l'architecte Le Corbusier (3e à droite) en 1933 lors de l'inauguration de "la Cité de refuge”, au 12 rue Cantagrel à Paris 13e

Edifice destiné à abriter les services généraux sociaux de l'Armée du salut et un centre d'hébergement pour 500 personnes nécessiteuses. Il est construit à partir de 1930, à l'initiative d'Albin Peyron par Le Corbusier et son cousin Pierre Jeanneret, et inauguré par le Président Albert Lebrun le sous le nom de "Refuge Singer-Polignac", en hommage à la princesse Edmond de Polignac, née Singer, bienfaitrice de l'oeuvre et qui avait imposé l'architecte. Premier bâtiment important de Le Corbusier à Paris, il exprime ses idées en matière d'habitat social. Sur l'ossature dalles-poteaux en béton armé, la façade sud présente un mur rideau de verre de mille mètres carrés. En 1952, la défaillance du système de climatisation du bâtiment entraîne le remplacement de la façade par des baies ouvrantes, placées derrière un jeu de brise-soleil polychromes[1]. Entre 2011 et 2016, le bâtiment subit une importante restauration.

Le site fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Les éléments protégés comprennent les escaliers, le vestibule, le décor intérieur et l'élévation[1].




Description[modifier | modifier le code]

Destiné au logement et à la restauration des plus démunis, le bâtiment comprend à sa création un dispensaire, une crèche, une blanchisserie ou encore en entrepôt de vêtements et d'objets d'occasion. Séparant les femmes et les hommes, il fonctionne avec de l'air conditionné, afin de diminuer les coûts du chauffage et d'assainir l'atmosphère, un principe qui se révéla pourtant inefficace à l'époque[3].

Des visites sont d'ailleurs organisées régulièrement, avec, pour guides, des résidents de la structure formés à ce rôle par des architectes (inscriptions à faire préalablement)[4]

Lieu de tournage[modifier | modifier le code]

La Cité de Refuge est utilisée régulièrement lors de tournages de films ou de séries télévisées comme dans la saison 3 de Baron Noir, où la Cité de Refuge sert de décor au siège de campagne de Debout le Peuple.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a b et c Notice no PA00086591, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Cité de refuge - Centre espoir », La Cité au service de la solidarité, Armée du salut (France) (consulté le 31 mars 2017)
  3. Panneau Histoire de Paris devant la Cité de refuge.
  4. « Centre Espoir - Cité de Refuge | Armée du Salut », sur www.armeedusalut.fr (consulté le 12 avril 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brian Brace Taylor, Le Corbusier : la Cité de refuge, Paris 1929-1933, Paris, L'Equerre, , 205 p. (ISBN 2-86425-006-3, notice BnF no FRBNF37391954)
  • Gilles Ragot et Olivier Chadoin, La Cité de refuge : Le Corbusier et Pierre Jeanneret, l'usine à guérir, Paris, Éditions du Patrimoine-Centre des monuments nationaux, , 243 p. (ISBN 978-2-7577-0442-4, notice BnF no FRBNF45089290).

Liens externes[modifier | modifier le code]