Cité de l'automobile

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Cité de l'automobile
Cité de l'automobile de Mulhouse.jpg
Informations générales
Type
Ouverture
10 Juillet 1982
Surface
25 000 m²
Visiteurs par an
181 707 (2007)[1]
Site web
Collections
Collections
Plus de 500 automobiles de prés de 98 marques...
Genre
Provenance
Collection Schlumpf, et nombreuses autres ...
Époque
Bâtiment
Article dédié
Ancienne usine de filature textile de 1880, classée aux monuments historiques
Protection
Collection et bâtiment classés Monuments Historiques
Localisation
Pays
Commune
Adresse
192 avenue de Colmar / 15 rue de l'épée
Coordonnées

La Cité de l'automobile - Musée national - Collection Schlumpf de Mulhouse, en Alsace, abrite la plus importante collection de voitures du monde[2] - plus de 500 véhicules - dont la célèbre collection Schlumpf des Frères Schlumpf (560 automobiles de 98 marques différentes, pionnières de l'histoire de l'automobile, construites entre 1878 et 1918, dont 430 classées aux monuments historiques[3], le plus important ensemble d'automobiles antérieures à 1910 avec le musée Louwman de La Haye, une impressionante collection de 14 Rolls Royce, et la plus importante collection Bugatti (plus de 120) du monde). Le musée, qui est hébergé dans une ancienne usine de filature textile des Frères Schlumpf datant de 1880, classée aux monuments historiques[4], s'étend sur de 20 000 m2.

Historique[modifier | modifier le code]

L'initiative de ce musée / collection revient à deux importants industriels alsaciens du textile du XXe siècle, les frères Schlumpf, Hans (1904-1989) et Fritz (1906-1992). Passionnés par les automobiles de collection, ils investissent frénétiquement sans limite au moment de leur succès industriel, une partie considérable de leur fortune, dans les années 1960, pour acheter dans le plus grand secret, aux quatre coins du monde, le plus de voitures de collection possibles des débuts de l'automobile, qu'ils font entièrement restaurer dans leur propre atelier spécialisé, avec une prédilection pour les Bugatti alsacienne de l'Usine Bugatti de Molsheim.

Les 560 automobiles restaurées sont abritées dans trois hangars tenus secret de leur important site industriel (dans une ambiance Belle Époque, décorés par 500 répliques de candélabres du Pont Alexandre-III de Paris) séparant Rolls Royce, Bugatti et autres marques. En 1977, les deux frères sont à deux doigts de créer la surprise médiatique mondiale en ouvrant leur musée au public. Les billets, les cadeaux souvenirs sont déjà en place. Mais leur industrie prospère sombre rapidement dans la faillite en 1976, à la suite du premier choc pétrolier et de la Mondialisation économique, qui condamne rapidement l’ensemble de l'industrie textile en Occident[5].

Le les 2000 ouvriers licenciés économiques de l'empire textile en faillite des frères Schlumpf, découvrent par surprise le musée secret durant leur manifestation, en même temps que le monde entier par les médias, l'envahissent, et en ouvrent l'accès au public. Le syndicat CFDT le nomme « Musée des travailleurs », et organise les visites gratuites.

Panhard & Levassor Type A no 77 de 1891, reconnue à ce jour comme « plus ancien véhicule automobile à essence du monde encore en circulation »[6], classée aux monuments historiques en 2011, première voiture à essence fabriquée en série (Collection Schlumpf de Mulhouse).

L'industriel Jean Panhard fonde alors l'« Association du Musée national de l'automobile » avec la ville de Mulhouse, le Conseil départemental du Haut-Rhin, le Conseil régional d'Alsace, la Chambre de commerce et d'industrie Sud Alsace Mulhouse et l'Automobile Club de France pour sauver ce patrimoine national et le maintenir en Alsace. 422 modèles sur 560 de la collection sont classés monuments historiques[7]. Une longue procédure judiciaire autorise l'État français à acheter la collection pour 40 millions de francs au syndic de la liquidation Schlumpf (collection estimée à plus de 325 millions de francs, par la société de vente aux enchères Christie's). En 1978 le Conseil d'État classe la collection monument historique puis la vend pour 44 millions de francs en 1981 à l'« Association du Musée national de l'automobile » qui acquiert collections, terrains et bâtiments, soit un coût global de 69 millions de francs[8]. Le musée national de l'automobile ouvre au public à Mulhouse le 10 juillet 1982.

Autodrome de tours d'essai de quelques voitures de collection.

En 1989, Fritz Schlumpf obtient de la Cour d'appel de Paris que le musée soit rebaptisé « Musée national de l'automobile - Collection Schlumpf ». Après sa disparition en 1992, la Cour dédommage sa veuve Arlette Schlumpf-Naas en 1999 de 25 millions de francs, et lui restitue la « collection Malmerspach » (62 véhicules non restaurés du stock de réserves et de pièces détachées de Malmerspach, constitué notamment de doublons, en particulier pour les 16 Bugatti de 5 modèles différents)[9],[10]. À la disparition de celle-ci en 2008, la collection Malmerspach est achetée par les vendeurs de voiture de collection Jaap Braam Ruben et Bruno Vendiesse, qui la disperse en vendant notamment 12 Bugatti et quelques autres véhicules au milliardaire américain Peter Mullin pour sa prestigieuse Collection Peter Mullin d'Oxnard en Californie[11].

En 2006, le musée est renommé « Cité de l'automobile » et agrandi, restructuré, rénové pour un montant de 20 millions €. Il rouvre ses portes le en présentant, à cette date, la plus importante et la plus prestigieuse collection d'automobiles au monde. Le , un autodrome de 450 m est inauguré sur l'ancien stade contigu au musée, pour le Festival automobile annuel de Mulhouse, et pour divers animations événementielles automobiles[12],[13].

Collections[modifier | modifier le code]

560 véhicules à l'origine, dont 464 automobiles de 98 marques :

Véhicules de la collection Schlumpf, par marque[modifier | modifier le code]

1 ABC (de), 8 Alfa Romeo, 4 Amilcar, 2 Arzens, 1 Aster, 1 Aston Martin, 1 Audi, 1 Austro-Daimler, 3 Ballot, 1 Bardon, 1 Barraco, 2 Barré, 1 Baudier, 4 Bentley, 8 Benz & Cie, 1 B.N.C, 1 Bollée, 1 Brasier, 123 Bugatti, 1 Charron, 1 Chrysler, 1 Cisitalia, 10 Citroën, 1 Clément de Dion 2 Clément-Bayard, 1 Clément-Panhard 1 Corre La Licorne, 6 Daimler, 4 Darracq, 1 Decauville, 1 De Dietrich, 29 De Dion-Bouton, 3 Delage, 4 Delahaye, 2 Delaunay-Belleville, 1 Dufaux, 1 Ensais, 1 Esculape, 2 Farman, 13 Ferrari, 4 Fiat, 3 Ford, 1 Fouillaron, 3 Georges Richard, 1 Gladiator, 11 Gordini, 7 Hispano-Suiza, 3 Horch, 2 Horlacher, 1 Hotchkiss, 2 Hotchkiss-Gregoire, Jaquot (Dampfwagen), 3 Le Zèbre, 1 Lorraine-Dietrich, 4 Lotus, 1 MAF (de), 1 McLaren-Peugeot, 8 Maserati, 2 Mathis, 1 Maurer-Union, 7 Maybach, 1 Menier, 9 Mercedes, 22 Mercedes-Benz, 2 Minerva, 2 Monet-Goyon, 2 Mors, 1 Moto-Peugeot, 2 Neracar, 1 O.M., 19 Panhard & Levassor, 1 Pegaso, 29 Peugeot, 1 Philos, 1 Piccard-Picet, 3 Piccolo, 2 Pilain, 6 Porsche, 1 Ravel, 18 Renault, 1 Rheda, 1 Richard-Brasier, 1 Ripert, 1 Rochet-Schneider, 14 Rolls-Royce, 1 Sage, 1 Salmson, 1 Scott, 1 Sénéchal, 5 Serpollet, 3 Simca-Gordini, 1 Sizaire-Naudin, 1 Soncin, 1 Standard-Swallow, 1 Steyr, 2 Talbot, 1 Tatra, Toyota, 1 Trabant, 1 Turicum, 1 Vaillante, 7 Vélo, 1 Vélo-Goldschmitt, 1 Vélo-Peugeot, 1 Vermotel, 1 Violet-Bogey, 3 Voisin, 1 Volkswagen, 2 Zedel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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