Cité de l'architecture et du patrimoine

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Cité de l'architecture
et du patrimoine
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Informations générales
Type
Musée national
Ouverture
Inauguration
Surface
22 000 m2
Visiteurs par an
237 200 (2012)[1]
513 000 (2013)[2]
Site web
Collections
Collections
Moulages monumentaux
Peintures murales
Vitraux
Maquettes
Dessins
Films
Prototypes
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Coordonnées
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La Cité de l'architecture et du patrimoine, installée dans l'aile « Paris » du palais de Chaillot (place du Trocadéro) est, avec ses 22 000 m2, le plus grand centre d'architecture au monde.

Présidence[modifier | modifier le code]

François de Mazières assurera deux mandats successifs à la tête de l'établissement. Nommé pour un premier mandat de 5 ans par décret[3] du Président de la République en juillet 2004 et reconduit, en octobre 2009, par décret[4] du ministre de la culture, Frédéric Mitterrand. Il choisit en juin 2012 de démissionner, suite à son élection à la députation. Guy Amsellem lui succède en novembre 2012.

Mission[modifier | modifier le code]

La Cité de l’architecture et du patrimoine est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication.

Elle a pour mission d’assurer la promotion de l’architecture française en France et à l’étranger, et de faire découvrir les œuvres emblématiques du patrimoine architectural français et la création contemporaine internationale.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Cité de l’architecture du patrimoine découle de la fusion initiale de trois institutions, selon ses statuts issus du décret no 2004-683 du 9 juillet 2004[5], codifié aux articles R. 142-1 et suivants du code du patrimoine :

  • Le Musée des monuments français, dont l'origine remonte au musée de sculpture comparée créé en 1879 par Viollet-le-Duc. Il rassemble des collections de maquettes, mais aussi de moulages, de peintures murales et de vitraux reproduisant, grandeur nature, les chefs-d'œuvre de l'histoire patrimoniale française[6] ;
  • L'École de Chaillot, qui forme, depuis 1887, les praticiens se destinant aux concours et carrières d'architecte en chef des monuments historiques (ACMH), puis d'architecte des bâtiments de France (ABF), aujourd'hui « architecte urbaniste de l'État » (AUE, option Patrimoine), ainsi que les architectes du Patrimoine français et étrangers qui y obtiennent le diplôme de spécialisation et d'approfondissement (DSA) en « architecture et patrimoine »[7] ;
  • L'Institut français d'architecture (IFA), organisme créé en 1981 pour assurer la promotion de l'architecture contemporaine française et conserver les archives d'architectes.

En 2016, la Cité a été réorganisée en cinq départements. Elle comporte également une importante bibliothèque spécialisée de plus de 45 000 documents, cinq espaces d'expositions temporaires totalisant plus de 2 000 m2, une collection de plus de 7 560 moulages et oeuvres d'art, outre le dépôt de maquettes et de la matériauthèque du Centre de recherches sur les monuments historiques et un centre d'archives d'architecture externalisé au 127 rue de Tolbiac dans le 13e arrondissement, un auditorium-salle de cinéma de 450 places, des ateliers pédagogiques, un restaurant et une librairie boutique.

La préfiguration de la Cité de l'architecture a été faite à partir de 1998 par Jean-Louis Cohen. François de Mazières a été, en 2004[8], chargé de la présidence de cette nouvelle entité. Après réaménagement des bâtiments par Jean-François Bodin, la cité est inaugurée le 17 septembre 2007. En octobre 2009, François de Mazières est reconduit à la présidence de l'établissement public de la Cité de l'architecture et du patrimoine[9]. Depuis fin 2012, la présidence a été confiée à Guy Amsellem[10].

Pour son fonctionnement, la Cité de l’architecture intègre des ressources financières venant aussi de partenaires privés, dont trois depuis sa fondation : Bouygues Immobilier (promotion immobilière), Groupe Moniteur (presse spécialisée), Vitra (mobilier)[11].

La Cité de l’architecture est à l'origine de la création de l’Observatoire de la ville, qui a comme objectif « d'apporter aux nombreux acteurs de ce secteur (habitants, promoteurs, élus, architectes, urbanistes...) un lieu d'information, de réflexion prospective et d'échanges, afin de créer les circonstances propices au débat, pour imaginer des solutions innovantes et proposer des applications concrètes aux acteurs de la ville de demain. »[12].

En septembre 2014, la CAPA a fait l'objet d'un audit approfondi, ainsi que d'un rapport, de la Cour des comptes[13].

Programmation[modifier | modifier le code]

Depuis son ouverture en 2007, la cité offre une programmation ambitieuse. Les expositions les plus remarquées sont :

En 2009, "le Grand Pari de l'agglomération parisienne" présenta les résultats d'une consultation internationale lancée par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, sur le devenir de l'agglomération. Jean-Christophe Quinton (architecte et directeur de l'école nationale supérieure de l'architecture de Versailles) en assura le commissariat. La fréquentation fut supérieure à 210 000 visiteurs.

Cette même année, fut également programmée une exposition sur "L'habitat écologique". Pour cette exposition, c'est Dominique Gauzin Muller, une référence sur ce sujet, qui en assura le commissariat.

En 2010, la Bande Dessinée sera mise à l'honneur avec l'exposition "Archi & BD, la ville dessinée". Jean-Marc Thévenet en sera le commissaire. (fréquentation 108 000 visiteurs)[14]

En 2011, l'exposition "L'Hôtel particulier, une ambition parisien" sera confiée à, l'historien de l'art français, Alexandre Gady (fréquentation 101 000 visiteurs[15]) et "la ville fertile" dont le commissariat sera assuré par Nicolas Gilsoul, architecte, paysagiste et Michel Pena et Michel Audouy, paysagistes.

En 2012, une exposition "Circuler, quand nos mouvements façonnent la ville", permis au visiteur de suivre à travers le temps, des origines au futur proche, l’évolution des conceptions urbaines, des espaces urbains, des bâtiments générés par la circulation des hommes à travers les territoires. Le commissariat de cette exposition sera assuré par l’architecte, ingénieur Jean-Marie Duthilleul.

En 2013, c'est le mouvement art déco qui est choisi avec une exposition "1925, quand l'Art déco séduit le monde". Guy Amsellem, arrivé à la Cité en novembre 2012, trouve cette exposition programmée par son prédécesseur, François de Mazières qui, avant de démissionner en juin 2012 pour cause d'élection à la députation, avait commencé à travailler avec Emmanuel Bréon, conservateur en Chef à la Cité sur cette thématique. Le choix du nouveau président de maintenir cette exposition à la programmation est le bon puisqu'elle accueillera près de 205 000 visiteurs[16].

En 2014, deux expositions sont proposées, "Revoir Paris", François Schuiten et Benoît Peeters, auteurs des Cités Obscures, font dialoguer leurs vision futuriste de la Ville Lumière, avec une sélection de dessins d’architectes et de projets d’urbanisme conçus pour Paris depuis deux siècles. Une exposition patrimoniale "Viollet-le-Duc, les visions d'un architecte[17]" complètera la programmation.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Les grandes expositions ont accueilli :

plus de 210 000 visiteurs[18] pour "le Grand Pari de l'agglomération parisienne" en 2009 ;

108 000 visiteurs[14] pour "Archi & BD, la ville dessinée" en 2010 ;

101 000 visiteurs[15] pour "L'Hôtel particulier, une ambition parisien" en 2011 ;

205 000 visiteurs[16] pour "1925, quand l'Art déco séduit le monde" en 2013 ;

En 2013, la Cité de l'architecture et du patrimoine a accueilli 513 000 visiteurs (+ 40 % par rapport à 2012)[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est accessible par :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Classement général 2012 des musées - Le Journal des arts, 22 juin 2012 (accès payant)
  2. a et b Fréquentation record en 2013 pour la Cité de l’architecture - Le Moniteur, 13 janvier 2014
  3. Décret du 20 juillet 2004 portant nomination du président de la Cité de l'architecture et du patrimoine (lire en ligne)
  4. Décret du 22 octobre 2009 portant nomination du président de l'établissement public de la Cité de l'architecture et du patrimoine - M. de Mazières (François) (lire en ligne)
  5. Décret no 2004-683 du 9 juillet 2004 - Légifrance
  6. Base de données des collections du musée - Site officiel
  7. École de Chaillot - Citedelarchitecture.fr
  8. Cité de l'architecture et du patrimoine : Une bibliothèque consacrée à l’architecture contemporaine au cœur du Palais de Chaillot - Philippe Perreaudin, BBF, janvier 2007
  9. François de Mazière est reconduit à la tête de la Cité de l'architecture et du patrimoine
  10. Guy Amsellem, nouveau président de la Cité de l'architecture et du patrimoine - Emmanuel Caille, D'architectures.com, 7 décembre 2012
  11. Partenaires - Site officiel
  12. Missions - Observatoire de la ville
  13. https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/201500416-CAPA-71113.pdf
  14. a et b « 10 ans de la Cité - Dossier de presse - p 24 »
  15. a et b « 10 ans de la Cité - dossier de presse - p 24 »
  16. a et b « 10 ans de la Cité - dossier de presse - p 24 »
  17. « Fiche expo - CAPA »
  18. « Rapport de la Cour des Comptes - p 60 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Cohen et Claude Eveno, Une cité à Chaillot : avant-première, Besançon, éditions de l'Imprimeur, 2001, 120 pages.
  • François de Mazières (éd.), Cité de l'architecture et du patrimoine, Beaux-Arts Éditions, Paris, 2007 (ISBN 978-2842785567)
  • Simon Texier, L'architecture exposée: La Cité de l'architecture et du patrimoine, Découvertes Gallimard, Paris, 2009 (ISBN 978-2070360468)
  • Laurence de Finance (éd.), Guide du musée des Monuments français à la Cité de l'architecture et du patrimoine, Dominique Carré éditeur, Paris, 2010 (ISBN 978-2-915755-20-6)

Lien externe[modifier | modifier le code]