Cité Plantagenêt

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Cité Plantagenêt
La muraille gallo-romaine et la cathédrale du Mans, deux des édifices emblématiques du Vieux Mans.
La muraille gallo-romaine et la cathédrale du Mans, deux des édifices emblématiques du Vieux Mans.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Ville Le Mans
Conseil de quartier Secteur Centre
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 28″ nord, 0° 11′ 43″ est
Altitude min 50 m - max 82 m
Site(s) touristique(s) Cathédrale Saint-Julien du Mans

Musée de la Reine Bérengère Enceinte gallo-romaine du Mans

Transport
Tramway Ligne T1 - Éperon-Cité Plantagenêt
Localisation
Image illustrative de l'article Cité Plantagenêt

Géolocalisation sur la carte : France

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City locator 14.svg
Cité Plantagenêt

Le Vieux Mans, dont la dénomination Cité Plantagenêt a été proposée et retenue en 2003, est le centre médiéval historique de la ville du Mans anciennement Vindunum.

Présentation et géographie[modifier | modifier le code]

Situé à proximité immédiate du Centre-République et des Jacobins, il est composé de ruelles pavées dont certaines sont classées aux monuments historiques, et contient la muraille Gallo-Romaine, la Cathédrale Saint-Julien et de nombreuses maisons renaissance et médiévales. Cette partie de la ville est connue pour son usage dans les films de cape et d'épée. Il est difficile de le considérer comme quartier puisqu'il entre sur les plans du Quartier Bellevue et déborde sur les jacobins.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois[modifier | modifier le code]

La muraille gallo-romaine édifiée au IIIe siècle était composée de 26 tours et de 11 portes. Avec à peu près 700 mètres de longueur le long de la Sarthe et environ 400 mètres de large, la muraille formait un rectangle presque parfait.

Construits au milieu du Ier siècle de notre ère, les thermes furent détruit lors de la construction de cette enceinte. Sept salles ont été retrouvées sur une trentaine de mètres carrés et on peut apercevoir des fragments de mosaïques réalisées selon les règles italiennes de l'époque, par le peuple des Aulerques Cénomans.

La cité était alimentée en eau par plusieurs aqueducs dont subsistent quelques tronçons.

Guillaume le Conquérant pris la cité et en fut chassé à plusieurs reprises. Une partie des fortifications de l'époque médiévale enserrent encore la partie nord de la ville. Avant lui, c'est Clovis qui prend la ville en 510 et après eux, Richard Coeur de Lion prend la cité à son père Henri II roi d'Angleterre.

À l’époque moderne[modifier | modifier le code]

L'escalier de grande poterne dans le vieux Mans, dessin de 1854 par Louis Moullin.

Ses caractéristiques ont contribué à la création d'une commune libre en 1979, la deuxième de France après celle de Montmartre à Paris[1]. Elle bénéficie ainsi d'une situation juridique particulière dont découle sa dénomination de « Cité Plantagenêt », de la dynastie éponyme. En haut de la muraille, sur la façade nord, sont construits des hôtels particuliers. De nombreux chemins sont dissimulés dans les sous-sols. Ils permettaient autrefois de relier la Cathédrale, point central du Mans, à d'autres points stratégiques de la ville. Au sein de l'ancienne cité se trouvent quelques restes des thermes gallo-romains conservés sous l'école des beaux arts. Des pièces de théâtres sont données au sein même des édifices d'époque. Ces représentations se veulent ludiques et originales pour les curieux de l'histoire de la ville du Mans. La nuit des chimères, qui a lieu chaque été, met en lumière certaines parties du vieux Mans, dont deux véritables fresques en sons et lumière qui mettent en valeur la muraille gallo romaine et la cathédrale.

Dans les murs[modifier | modifier le code]

De nombreux bâtiments ont été conservés dans un état remarquable, à commencer par la Cathédrale Saint-Julien, puis le Palais des Comtes du Maine, lieu de naissance d'Henry II, et ancienne place forte de la "capitale" Plantagenêt. La « Grande salle Plantagenêt » datant du XIIe siècle a été rénovée en 2007.

Le Musée de la Reine Bérengère, non loin de la cathédrale, est un haut lieu de l'histoire mancelle. Il regroupe trois maisons, toutes reconstruites au XVe siècle. De nombreuses habitations parfois entièrement restaurées par quelques mécènes, ont conservées leurs devantures médiévales avec appui de fenêtre en bois servant occasionnellement de comptoir. La fontaine du Vivier à la porte Sainte-Anne a été restaurée en 2008, et si sa datation est incertaine, son nom provient d'un vivarium retrouvé non loin et dont l'origine remonte au moins au XIIIe siècle. Les hôtels privés sont nombreux et sont souvent ouverts lors des journées du patrimoine. Ils datent le plus souvent du début de la renaissance. Parmi ceux-ci on peut trouver: l'Hôtel de Clairaulnay, celui d'Amellon Saint-Cher dédié à la cuisine, celui de Legras du Luart avec un portail du XVIe siècle, ou encore l'hôtel Nepveu de Rouillon entièrement reconstruit au siècle des lumières et classé monument historique. La maison des deux amis date du XVe siècle. Elle est l'exemple type de la maison à pans de bois en encorbellement. Un maître sculpteur y est installé, Audrey Chamballu et y opère des démonstrations diverses. L’église Saint-Benoit est, elle, beaucoup plus récente. Inaugurée en 1910, elle se dresse cependant sur le site d'une ancienne église romane ayant été remaniée au XVe, puis au XVIe siècle. On y trouve maintes statues en terre cuite, symbole du savoir-faire de la cité. On peut trouver l'hôtel Denisot, lieu de naissance du poète Nicolas Denisot, élevé au XVe siècle.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

  • Ce site est desservi par les stations de Tramway Eperon et Jacobins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liste des monuments historiques du Mans

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Liens externes[modifier | modifier le code]