Circulaire du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française

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La circulaire du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française est une circulaire du Premier ministre Édouard Philippe publiée au Journal officiel le (JORF n°0272).

Décisions[modifier | modifier le code]

Cette circulaire, au nom du renforcement de l’égalité entre les femmes et les hommes, appelle à féminiser les titres, les métiers et les fonctions en particulier dans les textes publiés au Journal officiel : « s'agissant des actes de nomination, l'intitulé des fonctions tenues par une femme doit être systématiquement féminisé sauf lorsque cet intitulé est épicène[1],[2] ». Cette instruction contredit la position exprimée en 2016 par l'Académie française qui déconseillait formellement la féminisation des noms de titres, grades et fonctions officielles, « par distinction avec les noms de métiers, dont le féminin s'impose naturellement dans l'usage »[3].

La circulaire déconseille l'usage de l'écriture inclusive – définie comme « les pratiques rédactionnelles et typographiques visant à substituer à l'emploi du masculin, lorsqu'il est utilisé dans un sens générique, une graphie faisant ressortir l'existence d'une forme féminine[2] », allusion notamment aux écritures utilisant le point milieu (« candidat·e·s »)[4] – tout en demandant d'utiliser la double flexion quand il s’agit d’un groupe de personnes, c'est-à-dire « de systématiquement recourir (...) à des formules telles que « le candidat ou la candidate » afin de ne pas marquer de préférence de genre[2] ».

Contexte[modifier | modifier le code]

Cette circulaire est prise quelques semaines après la publication par 314 professeurs « de tous niveaux et tous publics » d'une tribune déclarant qu'ils avaient annoncé d'adopter l'accord de proximité dans leur enseignement. « Nous (...) déclarons avoir cessé ou nous apprêter à cesser d'enseigner la règle de grammaire résumée par la formule "le masculin l'emporte sur le féminin" » suscitant la désapprobation du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer[5]. Cette pratique est rejetée par la circulaire qui indique que « les administrations relevant de l'Etat doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques[2] ». D'autres administrations comme la Ville de Paris annoncent conserver l'écriture inclusive dans leur publications[3].

Textes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathilde Damgé, « Les contradictions de la circulaire sur l’écriture inclusive », lemonde.fr, (consulté le 26 novembre 2017)
  2. a, b, c et d Édouard Philippe, « Circulaire du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française », Journal Officiel de la République Française n°0272 du 22 novembre 2017, (consulté le 26 novembre 2017)
  3. a et b Marie-Estelle Pech, « Édouard Philippe bannit l'écriture inclusive de l'administration », lefigaro.fr, (consulté le 26 novembre 2017)
  4. « Édouard Philippe bannit l'écriture inclusive des textes officiels », europe1.fr, (consulté le 26 novembre 2017)
  5. « Non, Édouard Philippe n'a pas vraiment banni l'écriture inclusive des textes officiels », francetvinfo.fr, (consulté le 26 novembre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]