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Cinémathèque royale de Belgique

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Cinémathèque royale de Belgique
Cinémathèque royale de Belgique
Cinémathèque royale de Belgique
Informations générales
Autre nom CINEMATEK
Type Cinémathèque
Création 1938
Forme juridique Fondation d'utilité publique au statut juridique de fondation privée
Président Éric De Keuleneer
Conservateur Tomas Leyers (depuis mars 2020)
Ampleur 35 000 titres (1997)[1]
6 000 plaques (lanterne magique)
16 516 films digitaux (2015)
Période dès 1946[1]
Collaborateurs 17 (collections film)
Informations géographiques
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Ville Bruxelles
Coordonnées 50° 50′ 38″ nord, 4° 21′ 29″ est
Site web www.cinematek.be
Géolocalisation sur la carte : Bruxelles
(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Cinémathèque royale de Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Cinémathèque royale de Belgique

La Cinémathèque royale de Belgique (en néerlandais Koninklijk Belgisch Filmarchief) est une fondation privée fondée en 1938 par Henri Storck, André Thirifays et Pierre Vermeylen. Elle est aussi l'un des établissements scientifiques fédéraux (ESF), avec une orientation, une dimension culturelle. En 2024, elle reçoit une dotation fédérale annuelle de 3 300 000 euros.

La Cinémathèque royale a pour objet :

  • de constituer et conserver une collection de films possédant un intérêt esthétique, technique et historique permanent,
  • de réunir une documentation la plus large possible ayant trait à l'art cinématographique et
  • d'assurer, dans un but d'intérêt esthétique et scientifique, la consultation de ces films et documents.

En 1997, elle était la cinémathèque la plus importante d'Europe (35 000 titres conservés dans un état exceptionnel)[1]. C'est l’une des plus belles collections au monde. Mais aussi l’une des plus floues et des plus menacées[2].

Elle a eu pour conservateurs Jacques Ledoux de 1948 à 1988[2], puis Gabrielle Claes (Prix du mérite du cinéma flamand) jusqu'au premier quand Wouter Hessels, désigné à ce poste le par le Conseil d'Administration de la Fondation Cinémathèque royale de Belgique (dont Éric De Keuleneer est président et Stijn Coninx vice-président), avait pris ses fonctions pour un mandat de six ans[3]. Deux mois plus tard, Wouter Hessels démissionne[4]. Le , Nicola Mazzanti, venant de la cinémathèque de Bologne et décrit comme un passionné d'archivage numérique, est désigné conservateur par le Conseil d’Administration de la Cinémathèque royale[5]. L'Italien, controversé pour une accumulation de problèmes managériaux ou relationnels et surtout le démantèlement du laboratoire photo-chimique où étaient développées les copies de films sur pellicules (matériel qu'il avait promis à son ancien employeur)[6], est remplacé le 12 mars 2020 par le producteur flamand Tomas Leyers[7], bio-ingénieur forestier de formation, sans expérience en matière d'archivage[6].

La Cinémathèque a le statut d'établissement d'utilité publique, mais au statut juridique de fondation privée[6]. Elle est membre de la Fédération Internationale des Archives du Film qui regroupe les cinémathèques les plus importantes sur le plan international. C'est un organisme biculturel subventionné par le gouvernement fédéral (en 2016, la Cinémathèque recevait annuellement 2 620 000 euros du budget de la politique scientifique[6]), la Loterie nationale et l'Europe[8],[n 1]. En 2024, la Cinémathèque royale reçoit une dotation fédérale annuelle de 3 300 000 €[9]. Elle s'adresse aux communautés linguistiques francophone et néerlandophone.

Conservation

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Restauration

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Dépôts de films et laboratoire

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Quartier du dépôt principal et du laboratoire (démantelé)

La Cinémathèque possédait son propre laboratoire où étaient effectués les travaux de restauration (du moins pour les films noir et blanc), y compris le tirage de copies. Cependant, en 2020, le laboratoire est démantelé par la direction. Et sur le point d'être vendu[6].

Priorité est donnée à la restauration du patrimoine cinématographique belge.

À Ixelles (rue Gray) et à Namur (Citadelle) sont conservées les collections sur 13 000 mètres carrés à la température de cinq degrés. Au total, 150 000 copies et négatifs de 71 000 titres en 35mm, 16mm, 8mm, 9,5mm et Pathé Kok, du Blu-ray, DCP, U-matic, VHS ou Betacam. C'est là qu'ont lieu identifications, évaluations de l'état des copies, inventaires, restaurations des perforations, préparations des copies pour les projections, calibrages et réparations de machines et numérisations.

Projections

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Entrée de l'ancienne salle de projection des films sonores (1962-2006)

Toute projection expose un film à la friction mécanique d'une machine et risque de l'endommager ou de le détruire. Idéalement, les films ne peuvent être projetés avant qu'une matrice négative en soit réalisée qui en permettrait la reproduction en cas d'accident. La cinémathèque a pu protéger une part importante de ses collections rendant ainsi possible la projection des films.

Le plus souvent, la Cinémathèque est dépositaire des films sans posséder les droits de représentation qui y sont attachés. Il serait absurde de conserver une collection de films qui ne peut être montrée. Grâce à ses bons rapports avec l'industrie du cinéma, la Cinémathèque a obtenu le droit de projeter les films dans des contextes non commerciaux : culturel, pédagogique, scientifique. C'est dans cette perspective que le Musée du cinéma a été créé en 1962 au sein du Palais des beaux-arts de Bruxelles.

Le Musée du cinéma, rebaptisé Cinematek en 2009, sert de vitrine à la Cinémathèque puisque la grande majorité des films projetés proviennent de ses collections.

Centre de documentation et bibliothèque

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La bibliothèque est située sur le Mont des Arts, comme les salles de projection

Au 3 rue Ravenstein, sur le Mont des Arts à Bruxelles, le centre de documentation de la cinémathèque conserve revues internationales, 55 000 livres, 700 000 photographies, 3 000 000 de coupures de presse, des affiches, catalogues de festivals, scénarios de tournage et des fonds d'archive.

Prix de l’Âge d’or

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Chaque année de 1973 à 2015, la Cinémathèque a décerné le Prix de l’Âge d’or à un film qui « par l’originalité, la singularité de son propos et de son écriture, s’écarte délibérément des conformismes cinématographiques. »

Édition DVD

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De 2002 à 2021, la Cinémathèque royale de Belgique a édité des DVD, notamment consacrés à l'œuvre d'André Delvaux ou à l'avant-garde belge des années 1927-37 (Henri Storck, Charles Dekeukeleire, Henri d'Ursel et Ernst Moerman[10],[2].)

75000 films, textes écrits par David Bordwell, Eric de Kuyper et Dominique Païni (2014).

Notes et références

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  1. En cumulant subvention de la Politique scientifique (Belspo) et de la Loterie nationale, l’aide publique fédérale s'élevait, en 2016, aux alentours des trois millions d'euros.

Références

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  1. a b et c Entretien avec Dominique Païni, Le Soir, 28 juillet 1997
  2. a b et c Harold Nottet, 26 janvier 2021, « La Belgique va-t-elle bousiller son patrimoine ciné ? Des films qu’on ne verra plus », sur Médor (consulté le )
  3. Le nouveau visage de la Cinémathèque, La Libre Belgique, 2 juillet 2011
  4. Le jeune patron de la Cinematek démissionne, Le Soir, 3 décembre 2011
  5. Mazzanti nommé conservateur de la Cinémathèque, Le Soir, 15 décembre 2011
  6. a b c d et e Harold Nottet, 28 janvier 2021, « La Belgique va-t-elle bousiller son patrimoine ciné ? Sauve qui peut à la Cinémathèque », sur Médor (consulté le )
  7. (nl) « Sound the Alarm : Tomas Leyers (Cinematek) », sur bruzz.be (consulté le ).
  8. thleclercq, 20 mai 2016, « Délaissée par l’État, la Cinémathèque de Belgique accomplit des miracles », sur MediaBox (consulté le )
  9. Alain Lallemand, « En Belgique, à quelle hauteur finance-t-on la culture ? », Le Soir,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
  10. Forgotten but not gone: more archival gems on DVD par Kristin Thompson et David Bordwell

Liens externes

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