Cinéma congolais

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Le cinéma congolais ne commence vraiment à se développer qu'à partir de l'indépendance de la République du Congo en 1960.

Les premiers temps après l'indépendance : l'émergence d'un cinéma congolais[modifier | modifier le code]

L'un des premiers réalisateurs congolais connus après l'indépendance est Sébastien Kamba. Son premier long métrage, sorti en 1974, La Rançon d'une alliance est aussi le premier long métrage congolais[1]. Parmi les autres grands noms de cette période se trouve aussi Jean-Michel Tchissoukou, avec des films comme La Chapelle (1979) et M'Pongo (1982). David-Pierre Fila réalise des documentaires (Le dernier des Babingas en 1991, Tala tala en 1992) et un film de fiction, Matanga, en 1992[2].

Années 1980-1990 : la dégradation des conditions de production[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1970, les salles de cinéma sont vendues à des groupes religieux qui s'en servent comme lieux de culte permanents, ce qui amoindrit puis réduit à néant les possibilités de diffusion des films[1]. Pendant les décennies suivantes, la succession rapide de plusieurs régimes politiques et les conflits militaires font perdurer des conditions très défavorables à la production et à la distribution des films[1].

Années 1990-2010 : vers un réveil du cinéma congolais ?[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990 émerge une nouvelle génération de réalisateurs produisant leurs films directement en vidéo : Léandre-Alain Baker, Ferdinand Batsimba Bath, Parfait Doudy, Dieudonné Bashila Kabongo. Le cinéaste Camille Mouyeke parvient cependant à produire des films sur pellicule : L'épreuve du feu en 1992, Les Mavericks en 1998[2].

À partir de 1996, les cinéastes du Congo-Brazzaville prennent part au festival Écrans noirs qui présente la production de six pays africains et qui se tient chaque année à Yaoundé au Cameroun.

Les conditions de production restent très mauvaises dans les années 2000-2010 puisqu'il n'y a toujours pas de salles de cinéma. Le gouvernement ne soutient toujours pas la production ni la culture en général[3]. Le piratage pose également problème aux artistes. Ce climat n'encourage pas la production qui se fait directement sur support DVD.

Un mouvement s'amorce aussi du côté de Pointe-Noire avec David Mahoungou, dont les 4 épisodes des Déterreurs ont surpris tout le monde. À cause des effets spéciaux, il a été surnommé le karachika congolais, en référence aux films nigérians pleins de trucages. Diffusés par la DRTV, TVPN, TPT, il a eu un énorme succès. La projection du film au C.C.F.(espace Tchicaya Utamsi) a valu des acclamations au réalisateur[réf. nécessaire].

Année 2010 à nos jours on assiste à un réveil en puissance avec la naissance de plusieurs réalisateurs congolais du côté de Point-Noire Said Bongo auteur des films Poaty au royaume de Pounga (en 2012); Auberge de Martin (2014), Les caprices du Destin (2015) et la Pierre Précieuse en 2016. Richi MBEBELE avec le film Subtile Manipulation et Grave Erreur qui va lui valoir une projection officielle hors compétition au FESPACO et le Film sera également diffusé aux Écrans noir au Cameroun, PHIKIN en RDC et une projection en salle en France. Grave erreur est décerné lors du festival YA BETO comme étant le meilleur film congolais. Nous comptons de nombreux réalisateurs à Pointe-Noire qui se donnent corps et âme pour la relance du cinéma congolais comme Albé DIAHO avec le film Le choix, Michael GANDOH avec Ironie Fatale décerné Meilleur film congolais au festival YA BETO en 2017. Nous notons aussi des jeunes qui brûlent de patient pour cette cause qui est la relance du cinéma congolais comme OMPOU GUIRAUD J.S.M. Auteur d'un documentaire 5 comme 50 qui parle des 50 ans du cinéma congolais diffusé au festival YA BETO lors de la Première édition à Pointe-Noire et diffusé également au CCF à Brazzaville repris par les chaînes de télévision DRTV internationale et MCRTV après ce fameux documentaire en 2017 il sort son premier film fiction ; un court métrage intitulé Empreinte du Mensonge. Dans cet élan de relance on note plusieurs réalisateur qui fournissent des efforts considérables comme Rodrique NGOLO, Amour Sauveur, RUFIN MBOU, Flaveric Kouta, et bien d'autres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « History of cinema in Congo-Brazzaville », article sur le site Filmbirth. Page consultée le 14 juillet 2013.
  2. a et b Congo in Enciclopedia del Cinema (2003), article de Giuseppe Gariazzo sur le site de l'encyclopédie italienne Treccani. Page consultée le 14 juillet 2013.
  3. « Congo Brazzaville, le cinéma à l'abandon », article de Fridolin Nganga sur Objectif cinéma (entre 2000 et 2007). Page consultée le 14 juillet 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Kamba, Production cinématographique et parti unique. L'exemple du Congo, L'Harmattan, Paris, 1992, 106 p. (ISBN 9782296263536)
  • Albert Mbemba, Le cinéma en République populaire du Congo et son rôle dans le développement en Afrique noire francophone, EHESS, Paris, 1979, 154 p. (mémoire de diplôme)

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