Cimetières de La Guillotière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cimetières de La Guillotière
Allée 03 nouveau cimetière de la guillotière.jpg

Une allée du nouveau cimetière de La Guillotière

Pays
département
Commune
Mise en service
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Lyon
voir sur la carte de Lyon
Red pog.svg

Les cimetières de La Guillotière sont deux cimetières de la ville de Lyon, situés dans le quartier de La Guillotière, dans les 7e et 8e arrondissements de la ville. Ils ont été créés au XIXe siècle pour faire face à la pénurie de lieux où enterrer les morts. On distingue le cimetière ancien (créé en 1822) et le cimetière nouveau (créé en 1854), simplement séparés par le croisement d'une route et d'une voie ferrée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la fin du XVIIe siècle n'existaient à Lyon que des cimetières paroissiaux de taille réduite[1]. En 1695 fut créé, pour accueillir notamment les morts de l'Hôtel-Dieu, le cimetière dit « de la Madeleine ». En 1807, sous le mandat de M. Fay-Sathonay, est créé le cimetière de Loyasse, sur la colline de Fourvière.

Mais ceux-ci restent très insuffisants face aux besoins d'une cité industrielle en expansion démographique rapide.

Lors de la séance du 11 ventôse an III (premier mars 1795) [2] est décidée la création du cimetière de La Guillotière dans le lieudit « clos Macors » (préféré aux Communaux de la Tête d'Or et à la Loge de la Bienfaisance, située aux Brotteaux)[3], sur la commune de La Guillotière, le long de la grand'route de Grenoble. Ce terrain appartenait précédemment à Balthazard Jean Macors ; celui-ci fut condamné à mort, le 15 frimaire an II (5 décembre 1793) par la commission révolutionnaire de Lyon, en tant que contre-révolutionnaire[4].

Cependant, le cimetière n'ouvre qu'en 1822. Lors du rattachement de la commune de La Guillotière à Lyon en 1852, il devient ainsi le principal cimetière de la ville de Lyon. Néanmoins, dès 1854, il s'avère insuffisant et est complété par son pendant au sud de la route de Grenoble. Les deux cimetières, distants d'une centaine de mètres, sont actuellement séparés par le croisement de l'avenue Berthelot et le faisceau de voies ferrées reliant la gare de Part-Dieu à celle de Perrache.

D'après un recensement effectué en 1990, les deux cimetières de La Guillotière comptaient à cette date environ 40 000 tombes.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le nouveau cimetière est organisé en allées concentriques.

De nombreux Lyonnais[5] célèbres y sont enterrés : les frères Auguste (mort le 10 avril 1954) et Louis Lumière (mort le 6 juin 1948), Marius Berliet (mort le 17 avril 1949), le peintre Hector Allemand (mort en 1886) ; le professeur Victor Grignard, prix Nobel de chimie (mort le 13 décembre 1935), Jacques Martin (mort en 2007), animateur de télévision, Henri Malartre fondateur du musée automobile de Rochetaillée...

Plusieurs monuments ont été construits, notamment le tombeau des Rancy, circassiens, surmonté de têtes de chevaux ; la chapelle des frères Lumière ; une rangée de statues située dans l'allée centrale vers l'édifice du crématoire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans Rive gauche, N°162, de septembre 2002, article d'Henri Hoquiné : Nos vieux cimetières, cité par www.guichetdusavoir.org.
  2. Cimetières de France et d’ailleurs] LYON (69) : cimetière de La Guillotière.
  3. Dans Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Lyon pendant la Révolution.
  4. guillo-m.
  5. - Les cimetières lyonnais sur le site officiel de la Ville de Lyon.