Liste des cimetières de Reims

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir cimetière de l'Est et cimetière du Nord.
Article principal : Reims.

Principaux cimetières de Reims.

Cimetière du Nord[modifier | modifier le code]

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Le cimetière du Nord, ouvert en 1787, est le plus ancien de la ville, il supplanta lentement les anciens cimetières paroissiaux aujourd'hui disparus. Il fit suite à la demande de l'Hôtel-Dieu en remplacement de celui de St-Denis qui se trouvait en pleine ville entre l'actuelle cathédrale et le musée.

La chapelle Sainte-Croix, qui reçut le corps du chevalier de Rougeville, connu sous le nom de chevalier de Maison-Rouge, par le roman d'Alexandre Dumas, est classée Monument historique. Cet ensemble fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].
Elle fut construite sur les plans de l'architecte Nicolas Serrurier, composée d'un péristyle de quatre colonnes surmonté d'un fronton triangulaire, elle comportait un autel de marbre noir et un décor peint imitant les draperies funéraires. Le tout seulement éclairé par un oculus sommital. Elle est ronde avec un dôme.
La grille d'entrée est l'œuvre du serrurier rémois Lecoq (il fit aussi la Porte de Paris). Le cimetière est construit avec l'aide d'une souscription publique et une route pavée construite à cet effet depuis la porte de Mars, celle de la ville, pas celle construite à l'époque des Romains, jusqu'à l'entrée du cimetière.
Il connaîtra plusieurs agrandissements, lors de celui de 1832-1833, l'architecte Serrurier eut l'idée d'en faire un parterre paysagé avec des sentes arrondies et des plantations d'arbres. Le serrurier Lecocq en réalisait la grille.

Au sortir de la Grande Guerre.

Construit à la fin du XVIIIe siècle et inauguré le 8 juillet 1787, il contient les restes de la plupart des citoyens qui depuis ont illustré la ville.

Il est actuellement enclavé par l'emprise de la voie ferrée, le boulevard et la rue du Champ-de-Mars.

L’architecture funéraire ayant, dès l'Antiquité, été l’objet de soins particuliers à Reims, un certain nombre de monuments, œuvres des architectes rémois : chapelles, sarcophages, cippes et stèles, y sont remarquables par leur conception et leur exécution, en pierre, marbre et granit.

Parmi eux, il faut surtout distinguer la tombe de l'abbé Miroy, illustrée par une belle statue couchée en bronze, œuvre de René de Saint-Marceaux. L'abbé Miroy, curé de Cuchery, accusé d’excitations à la résistance armée, fut fusillé par les Prussiens le , après l'armistice. Son monument fut élevé par souscription ; il est représenté tombant frappé par les balles ennemies et rendant le dernier soupir comme un juste. Le statuaire a saisi le drame sans recourir à aucune exagération ; cette œuvre montrait déjà les grandes qualités que cet artiste n’a cessé de développer depuis : élévation de la finesse d'observation, distinction du goût, richesse de coloration pour animer la matière.

Drouet comte d'Erlon au centre d'un carrefour.

Sépultures[modifier | modifier le code]

S'y trouvent aussi les tombes du maréchal de France Jean-Baptiste Drouet d'Erlon, Mme la Veuve Clicquot, la plupart des maires de la ville du XIXe siècle, le général Marie Claude Bernard Verrier, Aubin Louis Hédouin de Malavois, Isaac Holden, Jacques Quentin Tronsson-Lecomte, entre autres.

Quelques images[modifier | modifier le code]

Mémorials[modifier | modifier le code]

Il comporte aussi quelques mémorials, un pour les médailles de la médaille militaire qui jouxte celui des médaillés de la Légion d'honneur. Un carré militaire regroupant principalement des morts de la Grande Guerre, un mémorial pour ceux tombés lors de la bataille de Reims (1814).

Cimetière du Sud[modifier | modifier le code]

Chapelle au cimetière du sud.

Sculpture de Gustave Navlet sur la tombe de son épouse, datée 1900, la stèle a été déplacée dans le cimetière.

Il a été ouvert en 1843. Il se situe boulevard Dieu Lumière.

Sépultures[modifier | modifier le code]

Cimetière de l’Est[modifier | modifier le code]

Ouvert en 1891, il se situe dans l’avenue Jean-Jaurès (Reims).

Sépultures[modifier | modifier le code]

Cimetière de l'Ouest[modifier | modifier le code]

l'entrée et la chapelle

Le cimetière de l'ouest fut ouvert à Reims en 1893, il est ouvert sur un terrain donné par M. Eugène Rœderer (1815-1876), négociant en vins, qui fit aussi construire la chapelle Sainte Geneviève, une plaque de dédicace se trouve à l'intérieur de la chapelle. Il se situe rue de Bezannes.
Il accueille de nombreuses sépultures de personnes des congrégations religieuses (Frères des Écoles chrétiennes entre autres), de tombes d'indigents et une partie pour les militaires; pendant la Seconde Guerre mondiale des soldats allemands y furent inhumés mais les dépouilles furent rapatriées.

Sépultures[modifier | modifier le code]

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Cimetière israélite[modifier | modifier le code]

tombe israélite dans le cimetière de l'est

Il n'y a pas de cimetière israélite séparé à Reims, mais un carré israélite dans les cimetières du Nord (1 bis rue du Champ de Mars), de l'Est (241 avenue Jean-Jaurès) et de la Neuvillette (accès : 17, rue de Bétheny-La-Neuvillette ou 42 avenue Maurice Plongeron).

Par contre, il existe un cimetière israélite à Épernay. Établi à l'extérieur de la ville, en direction de Châlons-en-Champagne, il a été construit vers 1860. La plus vieille tombe date de 1863.

Cimetière de la Neuvillette[modifier | modifier le code]

Il se situe au nord de Reims, rue Betheny, créé en 1985.

Cimetière de Laon[modifier | modifier le code]

Se trouvant le plus au nord de la ville en regard de l'avenue éponyme, il fut ouvert en 1899 et accueille en plus des tombes civiles des monuments en hommages aux morts de Madagascar en 1895, aux français et françaises qui reposent en Algérie et Outre-mer.

Campagne de Madagascar.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Internet[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Rocha, Le cimetière du Nord deux siècles d'histoire rémoise, Guerlain, Reims, 1998.