Cimetière Saint-Véran

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Cimetière Saint-Véran
St Véran - entrée.JPG

Entrée Principale

Pays
Région
Commune
Religion(s)
Nombre de tombes
12000
Mise en service
Coordonnées
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Personnalités enterrées

Le cimetière Saint-Véran à Avignon a été créé au début de la Restauration française. Il est situé avenue Stuart Mill (entrée principale).

Il est classé à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Le cimetière[modifier | modifier le code]

Plan du cimetière Saint-Véran

Créé en 1820, le cimetière Saint-Véran qui s'étend sur 14 hectares renferme quelque 12 000 tombes[1]. L'on rencontre diverses tombes de personnages plus ou moins célèbres, qui sont parfois l'œuvre de sculpteurs encore connus ou désormais oubliés (Félix Charpentier, Félix Devaux, Augustin Cerri, Alphonse Guérin, etc.). Parmi celles-ci, on peut noter l’« Homme couché » de la famille Servent dans le carré numéro 2 ou encore la « Douleur » de la famille Gros[2].

C'est, avec le cimetière du Père-Lachaise, l'un des plus anciens de France[réf. nécessaire] et un véritable musée en plein air de la sculpture et de l'art funéraire.

En 1999, pour faire face à une demande grandissante, la Ville d’Avignon a inauguré un columbarium, afin de pouvoir accueillir les urnes des personnes désireuses de se faire incinérer[1].

Les arbres centenaires constituent un véritable arboretum des essences méditerranéennes.

L'accès[modifier | modifier le code]

Localisé entre l'avenue Stuart Mill (entrée principale), la route de Lyon et l'avenue de la Folie, le cimetière est ouvert au public de h 30 à 18 h durant la période du 1er novembre au 31 mars et de h 30 à 19 h du 1er avril au 31 octobre[1].

Ils reposent au cimetière Saint-Véran[modifier | modifier le code]

  • Marie-Maurille de Sombreuil[2], comtesse de Villelume, la fille de Charles François de Virot de Sombreuil. Venue au monde en 1767, elle s'immortalisera sous le nom de l'héroïne au verre de sang en défendant son père contre les émeutiers de la prison de l'Abbaye, elle aurait fait l'objet d'un terrible marché si Maurille buvait un verre de sang son père serait épargné. Cet acte héroïque a été honoré par la prose, les vers (Hugo, Delille, Legouvé) et par un rosier thé grimpant portant son nom[3].
  • Le général Joseph Chabran[2] (1763 - 1843) reçut sa retraite après le rétablissement des Bourbons, fut créé chevalier de Saint-Louis le 19 juin 1814, et obtint le titre de comte le 23 décembre suivant. Retiré depuis cette époque à Avignon, dans le département de Vaucluse, il y vivait honoré et aimé, lorsqu'il mourut au commencement de février 1843, à l'âge de quatre-vingts ans. Son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.
  • Agathe de Rambaud[2], née Agathe Rosalie Mottet, berceuse des enfants de France[4]. Elle est enterrée à Aramon, où elle est morte, puis le 23 juillet 1891 son corps est transporté à Avignon au cimetière Saint-Véran, dans le nouveau caveau des Verger, ses petits enfants. Bien des années après la mort de Madame de Rambaud, alors que des centaines de livres et de revues parleront d'elle, son caveau deviendra l'une des tombes célèbres du cimetière Saint-Véran et un tailleur de pierre sera chargé de son entretien. Une petite avignonnaise ignorant visiblement tout de l'histoire si captivante de cette Agathe, sera fascinée par celle-ci, aimera à en lire et relire l'épitaphe. Elle racontera un jour tout cela dans ses mémoires, Oui je crois, de Mireille Mathieu.
  • Le général Jean Urbain Fugière[2]. En récompense de sa conduite à Aboukir, le général en chef lui fit don de son propre sabre, sur lequel il avait fait graver: Bataille des Pyramides, bataille d'Aboukir, le général en chef Kléber au général de brigade Fugière, au nom du Directoire exécutif.
  • Le peintre Paul Saïn, (1853-1908), tombe no 12, porte un médaillon en bronze de Félix Charpentier (1894)
  • Théodore Aubanel[2], est un imprimeur et poète d'expression provençale. Son nom en provençal est Teoudor Aubanèu. Il est reconnu comme l'un des membres les plus brillants du Félibrige[5]
Tombe de John Stuart Mill
Tombe d'Esprit Requien

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Chapelle des Prêtres
  • Sylvain Gagnière, Les Cimetières d'Avignon aux XVIIIe et XIXe siècles, 1948
  • Alain Maureau et Raphaël Mérindol, Le Cimetière Saint-Véran d'Avignon, son histoire, ses tombes célèbres, ses curiosités, ses œuvres d'art, Éditions des Amis du Palais du Roure, 2000. (la biographie détaillée de 21 sculpteurs ayant travaillé dans ce cimetière.)
  • Alain Maureau et Raphaël Mérindol, Le guide du cimetière Saint-Véran, Éditions des Amis du Palais du Roure.
  • Découverte de tombeaux et d’œuvre d’art du cimetière Saint-Véran, Guide édité par la Ville d’Avignon[1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Histoire du cimetière Saint-Véran [2]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d http://www.mairie-avignon.fr/fr/pratique/cimetiere/veran.php
  2. a, b, c, d, e, f, g et h http://www.mairie-avignon.fr/fr/pratique/cimetiere/veranhist.php
  3. Voir aussi : Images du vieil Avignon, par Sylvain Gagnière, Jacques Granier, p. 100
  4. Mémoires Par Académie de Vaucluse, Avignon, 1936, p. 153
  5. Histoire du Félibrige 1941-1982 Par René Jouveau, p. 38