Cieux (Haute-Vienne)

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Cieux
Cieux (Haute-Vienne)
La pierre branlante de Boscartus.
Blason de Cieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Bellac
Intercommunalité Communauté de communes Haut-Limousin en Marche
Maire
Mandat
Claude Lebraud
2014-2020
Code postal 87520
Code commune 87045
Démographie
Gentilé Ciellois
Population
municipale
973 hab. (2015 en augmentation de 1,14 % par rapport à 2010)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 33″ nord, 1° 02′ 46″ est
Altitude Min. 258 m
Max. 410 m
Superficie 41,06 km2
Localisation

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Cieux

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Cieux

Cieux (Síus en occitan, prononcé « Ci ») est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Ciellois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Cieux en Haute-Vienne.

Longtemps réputée pour son plan d'eau, celui-ci est désormais fermé au public. Son grand étang privé est réservé à la pêche.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

L'intersection du 46e parallèle nord et du 1er méridien à l'est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cieux
Montrol-Sénard Blond Vaulry
Cieux Chamboret
Javerdat Oradour-sur-Glane Peyrilhac

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune de Cieux comprend 45 villages : Arnac, la Basse-Forêt, Bellevue, la Betoulle, les Boisgilles, le Boismorand, Boscartus, le Boucheron, la Brousse, Cinturat, Chantegros, Charrat, le Châtenet, le Chêne-Pignier, la Chèze, les Cros, Fromental, la Genette, le Grand-Bost, Grateresse, la Jarrige, les Lathières, Lavalette, Lavaud, Lignac, Loutre, la Martinerie, le Mas-de-Lesterps, le Mas-Vieux, Monsac, le Montazeaud, Ovier, Pacage-Jo, la Peine, Pérignanas, les Petits-Hors, Poliiserie, la Pouyade, Pranaud, Prenlis, Puymenier, la Rougière, le Theil, Vechèze, Villeforceix.

Elle compte également des habitations isolées qui ne sont pas considérées comme des villages.

Histoire[modifier | modifier le code]

à la mémoire des 10 résistants FTPF tués lors des combats du Rivaud du 7 août 1944

Cieux était sous l'autorité de la famille de Brettes, pendant l'Ancien Régime. Celle-ci résidait au village des Cros. Ce village surplombe la commune. Les différents seigneurs étaient enterrés sous l'église de Cieux. Leurs cercueils ont été découverts au début du XXe siècle. De même, cette église est réputée dans tout le Limousin par le nombre de ces cloches. Elles sont au nombre de quatre. Or, il n'y en a que deux qui fonctionnent, car le clocher se fait vieux. Les cloches ont été retirées du clocher en 1901, afin de les entretenir. Mais avant de retrouver leur place elles ont été bénies. Il existe même un souterrain qui relie l'église aux Cros. La commune regorge de souterrains. Ceux-ci datent essentiellement de la Première Guerre mondiale.

Cieux a été profondément marqué par la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs.
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
06/05/1896   Léonce Perret    
19/03/1934 10/04/1934 Jean-Auguste Pailler    
19 juin 1995 30/03/2014 Claude Lebraud SE Agriculteur
30 mars 2014 en cours Claude Lebraud SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2015, la commune comptait 973 habitants[Note 1], en augmentation de 1,14 % par rapport à 2010 (Haute-Vienne : -0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7101 5051 4271 7531 7281 7051 8162 0101 897
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8651 7881 8211 7471 7651 8081 9001 9711 965
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9381 9551 9091 6831 6201 5321 5111 4181 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 1621 1261 027971943897982948973
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

cieux institution privée Ste Marguerite fondée en 1900
Cieux : usine de pelleterie (Préparation des peaux destinée à les transformer en fourrure).

Sur la commune de Cieux se trouvent plusieurs terrains protégés[6]:

  • étang du Brudoux ;
  • lande de Ceinturat (espace protégé) dont une partie est ZNIEFF : la lande de Ceinturat ;
  • étang de Cieux (ZNIEFF) ;
  • étangs de Fromental et chaos rocheux de la roche aux Fées (ZNIEFF).

Lande de Ceinturat[modifier | modifier le code]

La lande de Ceinturat (partie supérieure).

La lande de Ceinturat (aussi écrit Cinturat) d'une trentaine d'hectares appartenant à l'ensemble des monts de Blond est une formation végétale située entre 300 et 350 mètres d'altitude constituée de plantes ligneuses de petite taille, essentiellement de bruyères, ajoncs, genêts. Elle est caractéristique des landes atlantiques par ses dépressions humides et ses pentes drainées à l'origine d'une forte diversité de formations végétales. Ce site est une ZNIEFF de type 1 protégée par arrêté préfectoral du 12 janvier 1993.

Particularités du site

  • Flore : Drosera intermedia (Droséra intermédiaire, protégée en France) ; Drosera rotundifolia (Droséra à feuilles rondes, protégée en France) ; Rhynchospora fusca (Rhynchospore brun, protégé en Limousin) ; Erica scoparia (Bruyère à balais, protégée en Creuse).

Étangs de Fromental et rocher aux Fées[modifier | modifier le code]

Les étangs de Fromental et le chaos rocheux de la Roche aux Fées sont protégés par l'arrêté du 5-10-1977[7]. La protection concerne les étangs de Fromental, l'étang Pas de l'Ane (appelé aussi étang des Fées) et le rocher aux Fées.

Menhirs[modifier | modifier le code]

  • Menhir de Ceinturat[8] : il est classé monument historique et date du Néolithique. Il s’agit du plus grand menhir de Haute-Vienne. Sa hauteur au-dessus du sol est de 5,10 mètres et il est enterré de 2 mètres.
  • Menhir d'Arnac[9] : il est inscrit aux monuments historiques et date du Néolithique. Il s’agit d’un menhir de 3,20 mètres qui présente une centaine de cupules et de signes gravés (croix).

Dolmen des Termisseaux[modifier | modifier le code]

pierres à proximité du dolmen des termisseaux
pierres éparpillées du dolmen des termisseaux

Dolmen en ruine avec sa table brisée d'environ 8 mètres de circonférence.[10]

Chapelle du Bois-du-Rat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle du Bois-du-Rat.

La chapelle du Bois-du-Rat[11] a été édifiée au XIIe siècle.

Ancienne colonie du Four[modifier | modifier le code]

La colonie du Four, due à l'architecte Roland Schweitzer, a été construite en 1971-1972 à Villeforceix pour le Comité des œuvres laïques de vacances d’enfants et d’adolescents du département de la Seine. En usage jusque vers la fin des années 1980, elle a été désaffectée en 1995. Elle est aujourd’hui une propriété privée. Elle a été labellisée Patrimoine du XXe siècle par arrêté du 21 janvier 2008 [12].

institut Ste Marguerite

En 1900, le chanoine Roby crée sur les terres de sa famille l'institut Ste Marguerite, dont la gestion est confiée aux religieuses des Filles de la Sagesse. Elles seront remplacées peu après par les Ursulines de Chavagnes en Paillers. Pendant la première guerre mondiale, l'école est transformée en hôpital pour les blessés du front. Des jeunes filles juives seront cachées par les Soeurs lors de la seconde guerre mondiale, avant l'occupation du bâtiment par les allemands. En 1966, l'établissement devient mixte (une école, un collège, 90 internes, une garderie). Le collège fermera en 1988 et l'école en 2000. Les bâtiments rachetés par la mairie accueillent une école privée d'agriculture (spécialisée dans les eaux et forêts) jusqu'en 2011, puis une école privée Montessori jusqu'en 2015[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Dalesme (1763-1832), général de brigade, membre du Corps législatif sous le Consulat, baron d'Empire, gouverneur de l'île d'Elbe, commandant de l'Hôtel des Invalides.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cieux (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Cieux se blasonnent ainsi :

D'azur à la divise d'or accompagnée en chef d'un lion léopardé d'or et en pointes de six besants d'or, ordonnés 3, 2 et 1.

Pierre Boyol, écuyer était seigneur de Cieux en 1582.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 23 mars 2011)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. inventaire national du patrimoine naturel
  7. ZNIEFF 740002777 - ETANGS DE FROMENTAL ET CHAOS ROCHEUX DE LA ROCHE AUX FEES
  8. « Mérimée : Menhir de Ceinturat », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 23 mars 2011)
  9. « Mérimée : Menhir d'Arnac », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 23 mars 2011)
  10. panneau explicatif du dolmen
  11. « Mérimée : Chapelle du Bois-du-Rat », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 23 mars 2011)
  12. http://www.limousin.culture.gouv.fr/IMG/pdf/pat_20_colonie_du_four.pdf
  13. « cieux une longue tradition locale de l alternative pédagogique », le populaire du centre,‎ , p. 6

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nion G., 2002, Étude du plan d’eau de recherche expérimental de Cieux : l’évaporation et les questions d'hydroclimatologie en Limousin. Limoges, Mémoire de maîtrise, 98 p.

La commune possède sa propre histoire au travers La petite Histoire de Cieux de A. HYVERNAUD. Elle a également inspiré d'autres auteurs.[évasif]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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