Chronologie du blues

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La chronologie du blues présente sur une échelle de temps les événements marquants (naissance et décès de personnalités, création d'œuvres, etc.) de chaque année dans le domaine du blues et des différents courants qui en sont issus, comme le boogie woogie ou le rhythm and blues.

Avant le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Couverture de James Bland's 3 Great Songs en 1879.
  • 1619 : à Jamestown (Virginie), des producteurs de tabac achètent des esclaves à un navire néerlandais[1].
  • 1764 : première mention attestée du banjo[1].
  • 1830 : parodie de blackface par Thomas "Daddy" Rice dans Jim Crow[1].
  • 1850 : Fugitive Slave Act[1].
  • 1850 : Gustave Blessner et Sarah M. Graham publient I Have Got the Blues To Day! (en), peut-être la plus ancienne chanson comportant le mot « blues » dans son titre[2].
  • 1855 : les premières troupes de minstrel show entièrement composées d'afro-américains voient le jour[3].
  • 1863 : fin de la Guerre de Sécession et abolition de l'esclavage aux États-Unis.
  • 1867 : publication de Slave Songs Of The United States de William Francis Allen, Lucy McKim Garrison et Charles Pickard Ware, premier recueil de Negro Spirituals[4].
  • vers 1870 : débuts de la danse cake-walk, qui influencera le ragtime.
  • vers 1870 : Wesley Duke, dit West Duke, est le premier leader noir d'un orchestre noir à Memphis (Tennessee) sur Beale Street[5].
  • 1883 : le Civil Rights Act de 1875 est annulé par la Cour suprême[6].
  •  : naissance de William Christopher Handy, surnommé « le père du blues »[7].
  • à partir de 1875 : James Bland (1854-1911) écrit plus de 700 chansons pour les spectacles de minstrels[8]. Sa chanson la plus populaire est Carry Me Back to Old Virginny[8].
  • vers 1880 : Jim Turner, chef d'orchestre vedette à Memphis, officie au Savoy, au Pastime, au Daisy ou au Pee Wee[5]. Il y découvrira W. C. Handy[5], avec qui il enregistrera plus tard en tant que violoniste au sein du Handy's Memphis Blues Band. Jim Turner est l'auteur de la chanson Joe Turner, qui inspirera Memphis Blues à W. C. Handy[9].
  • vers 1890 : débuts du ragtime, musique afro-américaine particulièrement populaire de 1897 à 1918.
  • 1893 : W.C. Handy joue du cornet à l'Exposition universelle de Chicago[10].
  • 1893 : Mamie Smith fait ses débuts à l'âge de dix ans dans des troupes de danse et part en tournée avec la revue The Smart Set[11].
  • 1896 : George W. Johnson est le premier artiste noir enregistré avec les chansons Whistling Coon et The Laughing Song[12].
  • décembre 1897 : publication de Harlem Rag de Tom Turpin, premier ragtime composé par un Afro-Américain[13].
  • 1898 : Jack « The Bear » Wilson et Lawrence Deas publient I Natur'ly Loves That Yaller Man, le seul exemple connu d'une progression typique du blues à 12 mesures édité avant 1900. Les paroles sont tiennent plus des coon songs que du blues[14].

Les années 1900[modifier | modifier le code]

W. C. Handy en 1936
  • v. 1900 : The Rabbit's Foot Company (ou Rabbit's Foot Minstrels) faits ses débuts à Paterson (New Jersey). La troupe accueillera dans ses rangs Ma Rainey[15], Bessie Smith[16], Ida Cox[17] ou Daddy Stovepipe[18].
  • 1901 : Chris Smith (1879-1949) et Elmer Bowman (1879-1916) composent I've Got De Blues, une coon song qui est une des premières chansons comportant le mot « Blues » dans son titre[2].
  • 1902 : W. C. Handy parcourt le Mississippi, ce qui lui permet d'écouter des styles musicaux variés joués par des gens ordinaires.
  • v. 1902 : débuts de l'Original Louisville Jug Band d'Earl McDonald (en) (1895-1949)[19].
  • 1903 : date à laquelle W.C. Handy prétend avoir entendu du blues pour la première fois dans la gare de Tutwiler[20].
  • juillet-septembre 1903 : l'article « Notes and Negro Music » de l'archéologue de Harvard, Charles Peabody, paru dans Journal of American Folklore, comprend l'une des premières discussions publiées sur la musique qui sera connue sous le nom de blues, dans le comté de Coahoma, au nord du Mississippi[21].
  • 1904 : publication de He Done Me Wrong par Hugh Cannon, première version connue de Frankie and Johnny[22].
  • v. 1905 : Earl Harris donne des leçons de guitare au jeune Charley Patton[23].
  • v. 1907 : Charley Patton accompagne Henry Sloan (en) en tournée.
  • v. 1907 : le jug band de Gus Cannon (1883-1979), les Cannon's Jug Stompers, font leurs débuts à Memphis[5].
  • 1909 : W. C. Handy s'installe à Memphis sur Beale Street. Il compose la chanson Mr. Crump pour la campagne municipale d'Edward Crump. Ce morceau instrumental sera rebaptisé Memphis Blues[5].
  • 1909 : Robert Hoffman (1878-1964) compose The Alabama Bound, également nommée Alabama Blues[24].

Les années 1910[modifier | modifier le code]

Première page de The St. Louis Blues de W. C. Handy.
The Memphis Blues par le Victor Military Band en 1914

Les premières publications de chansons de blues interviennent au début de la décennie. Mais les premiers enregistrements de blues sont souvent le fait d'orchestres composés de musiciens blancs.

Les années 1920[modifier | modifier le code]

Blind Willie McTell : Statesboro Blues.
Charley Patton : Mississippi Bo Weavil Blues.

Les premiers disques de blues sont enregistrés par des chanteuses, ce qu'on appelle généralement Classic (female) blues singers[38]. Issues des spectacles de vaudeville, elles sont souvent accompagnées d'un pianiste ou d'un orchestre de jazz. Le premier enregistrement de blues rural a lieu en 1923, mais c'est surtout à partir de 1927 que ce genre devient populaire, lorsque les maisons de disques, principalement implantées à New York et Chicago, envoient des équipes dans le Sud enregistrer les artistes locaux[25].

1920[modifier | modifier le code]

  • 14 février : sur l'insistance du compositeur Perry Bradford, Mamie Smith enregistre son premier disque That Thing Called Love / You Can’t Keep A Good Man Down à New York pour Okeh Records[39].
  • 10 août : Mamie Smith enregistre Crazy Blues. Ceci est le premier disque de blues enregistré par une artiste noire[40]. Le disque se vend à 75000 exemplaires le mois de sa sortie[41]. Le succès de Crazy Blues incite les autres maisons de disque à produire des chanteuses de blues[41].
  • novembre : Lucille Hegamin enregistre Jazz Me Blues et Everybody's Blues. Elle est la seconde artiste noire à enregistrer du blues[42].

1921[modifier | modifier le code]

1923[modifier | modifier le code]

1924[modifier | modifier le code]

  • Daddy Stovepipe enregistre Sundown Blues. Il est l'un des plus anciens bluesmen (par l'âge) à avoir enregistré[53].
  • avril : Ed Andrews enregistre Barrelhouse Blues à Atlanta pour Okeh. C'est le premier blues traditionnel enregistré dans le Sud[52].
  • août : premiers enregistrements de Papa Charlie Jackson, dont Papa Lawdy Lawdy Blues[54].
  • 16 octobre : Ma Rainey et son Georgia Jazz Band enregistrent See See Rider Blues[55].
  • 31 décembre : Clara Smith enregistre My Doggone Lazy Man avec l'harmoniciste Herbert Leonard. C'est le premier enregistrement de blues connu comprenant un harmonica[56].

1925[modifier | modifier le code]

1926[modifier | modifier le code]

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1928[modifier | modifier le code]

1929[modifier | modifier le code]

Les années 1930[modifier | modifier le code]

L'une des tombes de Robert Johnson.
Po' Boy par Bukka White.

1930[modifier | modifier le code]

1931[modifier | modifier le code]

  • février : Skip James enregistre 6 chansons pour Paramount à Grafton, dont Hard Time Killin’ Floor Blues[86], Devil Got My Woman et I'm So Glad[87].

1933[modifier | modifier le code]

1934[modifier | modifier le code]

1935[modifier | modifier le code]

1936[modifier | modifier le code]

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1939[modifier | modifier le code]

Les années 1940[modifier | modifier le code]

Louis Jordan à New York en juillet 1946.
Eddie Boyd en 1968.
Muddy Waters à Paris en novembre 1976.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les enregistrements se font plus rares. La fin de la guerre marque l'avènement du rhythm and blues, du jump blues et ses blues shouters, et du West Coast blues.

1940[modifier | modifier le code]

1941[modifier | modifier le code]

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1949[modifier | modifier le code]

Les années 1950[modifier | modifier le code]

Howlin' Wolf en 1972.
Willie Dixon en 1981.
Bo Diddley en 2005.
Lowell Fulson en 1980.
Otis Rush en 1997.

Vers le milieu des années 1950, le blues devient moins populaire. Il est supplanté par l'apparition de rock 'n' roll et de la musique soul[25]. La décénnie marque pourtant un âge d'or du blues électrique à Chicago, avec Muddy Waters et Howlin' Wolf en tête de file.

1950[modifier | modifier le code]

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1959[modifier | modifier le code]

Les années 1960[modifier | modifier le code]

Freddie King à Paris en 1975.
Etta James en 2000.
Memphis Slim avec Lowell Fulson à Paris en 1980.
Taj Mahal en 2005.
Sonny Terry en 1980.
Eric Clapton au Madison Square Garden à New York en mai 2015.
Canned Heat en 1970.
Jimi Hendrix au Fillmore East à New York en 1968.

Des musiciens anglais découvrent le blues et de nombreux groupes mélangeant blues et rock se créent au Royaume-Uni. Le British blues boom permettra au public américain de redécouvrir cette musique par l'intermédiaire de la British Invasion. Apparition du Blues rock. A l'opposé, la mode de la musique folk apporte un regain d'intérêt aux musiciens de blues traditionnel.

1960[modifier | modifier le code]

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Les années 1970[modifier | modifier le code]

Johnny Winter en 1990.
Edgar Winter en 1974.
Buddy Guy au Long Beach Blues Festival en 1998.

1970[modifier | modifier le code]

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1973[modifier | modifier le code]

1974[modifier | modifier le code]

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1977[modifier | modifier le code]

1978[modifier | modifier le code]

  • mai : mort de Robert Petway, 70 ans.
  • fondation de Ace Records, label anglais spécialisé dans la réédition de disques de blues et de rhythm & blues des années 1940[275].

1979[modifier | modifier le code]

Les années 1980[modifier | modifier le code]

Eric Bibb en 2006.
Stevie Ray Vaughan et le Double Trouble en 1983.

1980[modifier | modifier le code]

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1982[modifier | modifier le code]

1983[modifier | modifier le code]

1984[modifier | modifier le code]

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1988[modifier | modifier le code]

1989[modifier | modifier le code]

Les années 1990[modifier | modifier le code]

Luther Allison au Riverwalk Blues Festival de Fort Lauderdale en 1996.
Ry Cooder en 2009.
Robert Cray à Austin (Texas) en mars 2007.
Lucky Peterson au Festival National de Blues du Creusot en 1994.

1990[modifier | modifier le code]

1991[modifier | modifier le code]

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1993[modifier | modifier le code]

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1998[modifier | modifier le code]

1999[modifier | modifier le code]

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Popa Chubby en 2012.
Allen Toussaint au Roosevelt Hotel de La Nouvelle Orléans en 2009.
Keb' Mo' au Crossroads Guitar Festival, Toyota Park (Bridgeview), en 2010.

2000[modifier | modifier le code]

2001[modifier | modifier le code]

2003[modifier | modifier le code]

Le Sénat américain proclame 2003 « Année du Blues » aux États-Unis[338].

2004[modifier | modifier le code]

2005[modifier | modifier le code]

2006[modifier | modifier le code]

2007[modifier | modifier le code]

2008[modifier | modifier le code]

2009[modifier | modifier le code]

Les années 2010[modifier | modifier le code]

Dr. John au festival de Rudolstadt en 2011.
Eddy Clearwater au Iron Horse Music Hall de Northampton (Massachusetts) en 2008.
Joe Bonamassa à la Jahrhunderthalle de Francfort en 2016.
B. B. King vers 2013.
Chuck Berry au Steinegg Live Festival, près de Bolzano, en 2013.

2010[modifier | modifier le code]

2011[modifier | modifier le code]

2012[modifier | modifier le code]

2013[modifier | modifier le code]

2014[modifier | modifier le code]

2015[modifier | modifier le code]

2016[modifier | modifier le code]

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2018[modifier | modifier le code]

2019[modifier | modifier le code]

Les années 2020[modifier | modifier le code]

Samantha Fish en concert à Zurich en 2019.

2020[modifier | modifier le code]

2021[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]