Chronologie du Panthéon de Paris

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Cet article présente, chronologiquement, les dates importantes concernant l'histoire du Panthéon de Paris ainsi que des événements liés au symbole qu'il représente, replacés dans leur contexte historique.

Avant 1744[modifier | modifier le code]


22 juillet : Naissance de Jacques-Germain Soufflot à Irancy (Yonne).

  • 1731-1738

Soufflot est élève à l'Académie de France à Rome

  • 1749-1750

voyage en Italie avec le futur marquis de Marigny. Il visite Herculanum et Paestum où il fait le relevé des temples.

  • 1741 à 1761 :

Construction sur les bords du Rhône du "temple magnifique", l'Hôtel-Dieu de Lyon sur des plans de Soufflot.

1744-1790[modifier | modifier le code]

La construction


  • 1744 : Louis XV fait le vœu de créer une église dédiée à sainte Geneviève.
  • 1755 : Le marquis de Marigny confie la responsabilité des plans de la future église à l'architecte Jacques-Germain Soufflot.
  • 1757 : Étude pour les fondations
  • 1758
    • Creusement des premières fondations.
    • Modification du plan par adjonction d'une avant-nef, d'un chœur et de tours au chevet du chœur.
  • 1763 : Achèvement de la crypte
  • 1764
    • 6 septembre : devant une grandiose toile peinte représentant le portail du futur bâtiment, Louis XV pose la première pierre.
  • 1769 : Achèvement des murs
  • 1770 : L'architecte Pierre Patte met en doute la stabilité du dôme. Début des critiques sur l'église.
  • 1770 - 1773 : Construction des colonnades, de la nef, et du péristyle.
  • 1777 - 1780 Réalisation des voûtes de la nef. Il faut consolider le terrain en maçonnant 69 puits de carrière.
  • 1776 : Achèvement des voûtes et décintrage
  • 1780
  • 1784
    • 6 juin : Le roi Louis XVI décide d'un emprunt de 4 millions de francs pour l'achèvement de l'église saint Geneviève[1].
  • 1785 - 1787 : Construction du tambour du dôme.
  • 1789 - 1790 : Construction du dôme.
  • 1790 :

- Le bâtiment est achevé.
- Une croix provisoire est placée au sommet du dôme en attendant une statue de sainte Geneviève.

1791-1806[modifier | modifier le code]

Le Panthéon français


  • 1791

- L’architecte Quatremère de Quincy fait remplacer la croix par La Renommée, une statue de Claude Dejoux, de neuf mètres de hauteur, représentant une femme embouchant une trompette.

    • 2 avril : Transfert du cercueil de Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau.
    • 4 avril : Décret de l'Assemblée nationale ; L'édifice qui vient d'être achevé, et pas encore consacré comme église est nommé le "Panthéon français". Il servira de nécropole aux personnalités qui ont contribué à la grandeur de la France. Au fronton on appose une inscription suggérée par Pastoret : Aux grands hommes la patrie reconnaissante.
    • 11 juillet : Transfert du cercueil de Voltaire.
    • 17 octobre : Un décret de la Convention Nationale décide le transfert du cercueil de Descartes au Panthéon.
  • 1791-1793 : Modifications architecturales commandées à Quatremère de Quincy pour l'adapter à sa nouvelle destination.
  • 1792
    • 3 juin : Lors une cérémonie nationale, consacrée au respect de la loi on accroche aux voutes du Panthéon l'écharpe tricolore du maire d'Étampes, Jacques Guillaume Simonneau, mort le 3 mars 1792, victime de son dévouement à la Patrie[2].
  • 1793

Destruction des deux clochers.

    • 2 octobre : Sur proposition de Marie-Joseph Chénier, la Convention nationale rend le décret de transférer le cercueil de René Descartes au Panthéon.
    • 25 novembre : Transfert du cercueil de Jean-Paul Marat
    • 28 décembre (octidi 8 nîvose an II) : Un décret de la Convention nationale, sur proposition de Robespierre, décide les transferts de Joseph Bara et Viala au Panthéon, mais ceux-ci n'auront jamais lieu. (voir le 25 juillet 1794)
  • 1794
    • 18 avril : La Convention signe le décret de l'érection d'une colonne au Panthéon dédiée au vainqueurs de la Journée du 10 août 1792.
    • 25 juillet (7 thermidor) : Préparation de la cérémonie de transfert de Joseph Bara et Viala au Panthéon. « Le 7 thermidor, le Conseil général de la commune de Paris organisa la marche du cortège. Les images des deux jeunes patriotes devaient être portées en tête des colonnes. Pendant la marche vers le Panthéon, on devait exécuter des symphonies funèbres composées par Méhul. Une batterie de canons, placée vers la place de l'Estrapade, saluerait par ses salves nombreuses l'entrée de Barra et Viala dans le Temple de la Gloire. Cette fête allait se célébrer le 10 thermidor ; mais la catastrophe du 9 préoccupa si vivement les esprits, que dans la séance permanente du 9 au 10 thermidor, Billaud-Varennes en demanda l'ajournement. »[4]
    • 16 septembre : Décret de la Convention pour le transfert de Jean-Jacques Rousseau.
    • 11 octobre : Transfert du cercueil de Jean-Jacques Rousseau.
  • 1795
    • février : Un décret impose une période de dix ans après sa mort pour qu'une personne puisse prétendre à être enterrée au Panthéon.
    • 6 novembre : Création du Club du Panthéon, dont les réunions eurent d'abord lieu dans l'édifice.
  • 1801 Somer fait transporter dans la nef l'orgue des bénédictins anglais

1806-1821[modifier | modifier le code]

Une église et un panthéon

  • 1806
    • 13 février : Napoléon visite le Panthéon pour en connaître les aspects techniques.
    • 18 février : Correspondance de Napoléon à M. Champagny :

« Monsieur Champagny, mon intention est qu'on achève le Panthéon le plus promptement possible, et que, dès le mois de mars, les travaux soient dans une grande activité. Sur le fonds de cinq millions qui est à la caisse d'amortissement, provenant du produit des droits sur les exportations des blés, mon intention est que vingt pour cent soient destinés à l'achat de 100,000 quintaux de blés, et vingt pour cent pour les travaux d'embellissement de Paris; ce qui fait un million pour achat de blés et un million pour les travaux Paris. Toutes les recettes qui proviendront du même objet seront affectées dans la même proportion à ces deux destinations.

Vous emploierez le million destiné aux travaux de Paris de la manière suivante : 500,000 francs pour les travaux à faire cette année au Panthéon, et 500,000 francs pour l'érection d'un arc triomphe à l'entrée des boulevards, près du lieu où était la Bastille, de manière qu'en entrant dans le faubourg Saint-Antoine on passe sous cet arc de triomphe. »

    • 19 février

Note de Napoléon pour le ministre de l'intérieur
« NOTE POUR LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR

Sa Majesté désire que le ministre de l'intérieur fasse proposer à la première classe de l'Institut les questions suivantes :

Quels avantages ou quels inconvénients y aurait-il à faire les piliers du Panthéon en fonte ?

Quel est le rapport de la ténacité de la fonte à l'espèce de pierre qui a servi à la construction du Panthéon ?

Quel est son rapport avec la pierre de Tonnerre ?

Que coûterait la construction, soit en fonte, soit en pierre du Panthéon, soit en pierre de Tonnerre ?

L'élégance du bâtiment perdrait-elle au renforcement des piliers ?

Le renforcement serait-il inutile en construisant les piliers en fonte ? »

Correspondance de Napoléon à A M. Denon
« Sa Majesté désire, Monsieur, que vous lui présentiez vos vues sur un monument à élever au général Leclerc.

Ce monument serait placé dans l'église Sainte-Geneviève.

Il convient qu'il ait plus de magnificence que celui qu'on vient d'exécuter pour le général Desaix. Sa Majesté croit qu'il y aurait de l'avantage, pour l'effet et pour l'art, à faire la statue en pied, comme dans les siècles passés. »

    • 20 février

NOTES POUR LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR, DICTÉES (Par Napoléon NDLR) EN SÉANCE DU CONSEIL D'ÉTAT
« Le ministre de l'intérieur présentera un projet de décret pour arrêter définitivement le plan de la place du Panthéon. Cette place embrassera l'espace tracé en ligne rouge sur le plan qui a été dressé. Elle doit être faite dans trois ans, afin qu'elle se trouve terminée lorsque la nouvelle destination du Panthéon sera en activité. »

Un décret impérial rend sa vocation religieuse à l’édifice. Seule la crypte conserve sa destination civique.

    • 17 mars : inhumation de François-Denis Tronchet (1749-1806), homme politique et juriste. Président de l’Assemblée Constituante au début de la Révolution, Il est un des pères du Code Civil.
  • 1807

Transfert des cercueils de :

  • 1808

Inhumations de :

  • 1809

Inhumation de :

    • Girolamo-Luigi Durazzo, comte Durazzo (1739-1809), dernier doge de Gênes qui se mit au service de Napoléon. Urne avec son cœur.
    • Jean-Baptiste Papin, comte de Saint-Christau (1756-1809), homme politique et juriste.
    • Joseph-Marie Vien, comte Vien (1716-1809), premier peintre du roi en 1789, le maître du peintre officiel de l'Empire Jacques-Louis David.
    • Pierre Garnier de Laboissière, comte de La Boissière (1755-1809), général de cavalerie, sénateur et comte d'Empire.
    • Justin Bonaventure Morard de Galles, comte Morard De Galles (1761-1809), amiral, sénateur et comte d'Empire. Urne avec son cœur.
    • Jean-Pierre Sers, comte Sers (1746-1809), armateur, mémorialiste et comte d'Empire. Urne avec son cœur.
    • Emmanuel Crétet, comte de Champmol (1747-1809), directeur des Ponts et Chaussées. On lui doit de beaucoup de routes et de canaux, le canal de l'Ourcq, par exemple.
  • 1810

Transfert des cercueils de :

    • Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire, comte de Saint-Hilaire (1766-1809), général blessé à Essling et comte d'Empire.
    • 6 juillet : Jean Lannes, duc de Montebello (1769-1809), maréchal d'Empire. Soldat réputé pour sa bravoure, il est de toutes les campagnes depuis l’Italie, il est blessé à Arcole, jusqu’à Essling en 1809 où il meurt. L’Empereur en fut très affecté.   [En savoir plus...]
    • Giovanni Baptista, Cardinal Caprara, comte de Monte Cucolli, Légat du Pape à Paris. Négociateur du Concordat de 1801. Retiré du Panthéon en 1861.
    • Charles-Pierre Claret, comte de Fleurieu de la Tourette (1738-1810), Marin et homme politique français, capitaine de vaisseaux, chefs des ports et arsenaux, ministre de la marine, gouverneur de Louis XVII, gouverneur des Tuileries
    • Jean-Baptiste Treilhard, comte Treilhard (1742-1810), avocat et député de la convention, considéré par Napoléon Ier comme l'âme de la commission qui a rédigé le Code civil, le Code pénal et le Code d'instruction criminelle.
  • 1811
    • 5 juin :

Transfert du cœur de Nicolas-Marie, comte Songis des Courbons (1761-1810), général de division, commandant de l'artillerie, comte d'Empire.
Transfert du cœur de Alexandre-Antoine Hureau, comte de Senarmont (1769-1811), artilleur des armées, baron d'Empire.

Transfert des cercueils de :

  • 1812

Transfert des cercueils de :

  • 1813

Transfert des cercueils de :

  • 1814

Transfert des cercueils de :

  • 1815

Transfert des cercueils de :

  • 1818-1819 : On renouvelle entièrement le couverture en plomb du dôme[6].

1821-1830[modifier | modifier le code]

L'église sainte Geneviève

  • 1821
    • 26 décembre : ordonnance de Louis XVIII pour faire du Panthéon une église
    • 30 décembre : L'archevêque de Paris, monseigneur Quélen publie un mandement sur la réouverture de l'église Sainte-Geneviève, « annonçant à la France et à la capitale cette heureuse transformation. »
  • 1822
    • 3 janvier : jour de la fête de sainte Geneviève, l'édifice est consacré comme église catholique en présence de Louis XVIII.

Une croix dorée remplace la statue de la Renommée.

  • 1829 Transfert du cercueil de Soufflot.

1830-1848[modifier | modifier le code]

Le temple de la Gloire


  • 1830
    • 26 août : ordonnance donnant à l'église sainte Geneviève le statut de « temple de la Gloire ».
  • 11 décembre : Une loi de Louis Philippe rend au Panthéon sa fonction et ordonne de rendre hommages aux combattants de la Révolution de 1830.

On remplace la croix par une hampe de drapeau.

    • 29 juillet : Cérémonie en souvenirs des héros des journées de juillet :

« Dès dix heures du matin, les portes en avaient été ouvertes aux autorités et aux invités munis de billets. La coupole était revêtue de draperies aux couleurs nationales mêlées de tentures noires. Dans les entre-colonnements, des écussons portaient : 1830, journées des 27, 28, 29 juillet, avec entrelacements de guirlandes et couronnes liées par des nœuds de crêpe. Le trône pour Louis-Philippe s'élevait un peu en arrière du dôme. A son arrivée, un chœur de cinq cents musiciens entonna la Marseillaise ; puis Louis-Philippe recevant un marteau des mains de M. d'Argout, ministre des travaux publics, scella dans les piliers du dôme les quatre tables de bronze où se voient encore en ce moment inscrits les noms des combattants de juillet. »[7]

Pose des trois bas-reliefs dans le péristyle pour remplacer ceux de l'époque révolutionnaire :
Au-dessus de la porte centrale L'Apothéose du héros mort pour la patrie, encadrée par Les Sciences et les Arts et La Magistrature.

  • 1831-1837

Réalisation par David d'Angers du fronton : La Patrie couronnant les hommes célèbres

  • 1837

Le gouvernement tente de faire supprimer l’effigie de Lafayette, ce que David refuse avec obstination, appuyé en cela par la presse libérale. Aussi le fronton est-il dévoilé sans cérémonie officielle.

L'inscription : « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante » est remise en place.

1848-1851[modifier | modifier le code]

Le temple de l'Humanité


  • 1848 : le bâtiment devient le « temple de l'Humanité ».
    • 24 juin : Le Panthéon de Paris est un des centres de l'insurrection. Des barricades sont élevées dans la rue Soufflot. Plus de 1 500 insurgés se sont réfugiés dans le bâtiment ; Ils seront délogés par le colonel Henri Boulay de La Meurthe à la tête d'un régiment de la garde républicaine[8],[9].

Ledru-Rollin et le gouvernement provisoire passent commande à Paul Chenavard de tableaux pour décoration intérieure.

1851-1885[modifier | modifier le code]

L'église sainte Geneviève


  • 1851
    • 31 mars : Accrochage d'un pendule par le physicien et astronome Léon Foucault.
    • 6 décembre : Le Prince-Président par un décret transforme le Panthéon en basilique nationale catholique dédiée à sainte Geneviève.

Arrêt de l'expérience du pendule.

  • 1852
    • 3 janvier : Jour de la fête de sainte Geneviève, inauguration de l'église. Elle devient le siège d'un chapitre de chanoines les « Chapelains de Sainte Geneviève ».
    • Novembre : Le facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll propose d'installer un orgue.
    • 17 décembre : Signature par le Ministre de l'Intérieur d'un marché pour installer l'orgue d'une valeur de 20 000 francs.
  • 1853 : Installation de l'orgue par le facteur.
  • 1856
    • 10 juin : Arrivée solennelle du cardinal Patrizi, légat a latere, dans l'église de Sainte-Geneviève (Panthéon) de Paris. (Cette entrée solennelle n'avait pu avoir lieu à Notre-Dame, à cause des travaux préparatoires du baptême du prince impérial qui s'y faisaient.)
  • 1857 : Pose sous le péristyle d'une statue : Attila et sainte Geneviève d'Hippolyte Maindron
  • 1865 : Pose sous le péristyle d'une statue : La conversion de Clovis par saint Rémi d'Hippolyte Maindron
  • 1871
    • 31 mars : On hisse un drapeau rouge au sommet.
    • 2 avril : Les petites branches de la croix sont sciées.
    • 24 mai : Le Panthéon est repris par les Versaillais et 700 Communards sont exécutés, dont le député Jean-Baptiste Millière ; le capitaine Garcin qui dirige l'exécution le force à se mettre à genoux sur les marches.
  • 1873 :
    • juillet : L'architecte[Lequel ?] procède à des restaurations et replace au sommet une croix en pierre, haute de 4 mètres pesant 1 500 kg avec son socle et sa boule.
  • 1875-1884 : Réalisation par Ernest Hébert de la mosaïque de l'abside.
  • 1874

Une commande est passée par le marquis de Chennevières, directeur des Beaux-Arts, pour la réalisation d'un grand cycle de peinture sur l'histoire de France. Ces huiles sur toile marouflée sont accrochées devant les fenêtres obturées par Quatremère de Quincy, rendant ainsi quasi-définitivement impossible le retour au projet initial de Soufflot.

Depuis 1885[modifier | modifier le code]

Le Panthéon de Paris


Troisième République[modifier | modifier le code]

  • 1885 :
    • 26 mai : Par décret, le bâtiment retrouve sa destination de Panthéon.
    • 1er juin 1885 : transfert de Victor Hugo.
  • 1889
    • Pose d'une statue de Jean-Jacques Rousseau, en bronze, à l'occasion des célébrations du centenaire de la Révolution française.

Transfert des cercueils lors de la commémoration du centenaire de la Révolution française de :

  • 1894

Transfert du cercueil de :

  • 1898
    • 29 juillet : Première émission de T.S.F. (télégraphie sans fil) entre Ernest Roger sur la tour Eiffel et Eugène Ducretet
    • 5 novembre : Eugène Ducretet (1844-1915) constructeur d'appareils de précision, puis de télégraphes et d'appareils à rayons X introduit en France, en 1887, les appareils de Hertz. Il travaille en collaboration avec Popov et procède ce jour-là à une expérience d'émission morse entre le Panthéon et la Tour Eiffel. L'émetteur se trouvait sur la tour Eiffel, manipulée par son principal collaborateur, l'ingénieur Ernest Roger.
  • 1902

Proposition de loi par M. Couyba, député, relative au transfert des cendres de Michelet, de Quinet, de Renan et de Balzac au Panthéon[10].

  • 1902-1905 : Peinture Vers la gloire réalisée par Édouard Detaille dans l'abside.
  • 1906 : Pose d'une copie du Penseur de Rodin devant le Panthéon.
  • 1907
    • 25 mars : Transfert des cercueils de Marcellin Berthelot (1827-1907), chimiste et homme politique et de Sophie Berthelot, épouse du précédent, (1837-1907), scientifique.
  • 1908
    • 4 juin : transfert du cercueil d'Émile Zola (1840-1902), écrivain.
  • 1913 : Pose de l'autel républicain La Convention nationale, par Sicard.
  • 1920

Classement du Panthéon Monument historique.

    • 11 novembre Les cérémonies de l'armistice de la guerre 1914-1918 donnent lieu à deux événements

- Transfert d'une urne contenant le cœur de Léon Gambetta (1838-1882), homme politique républicain, dirige le gouvernement de la Défense Nationale pendant la guerre de 1870-1871, après la chute de l’Empire de Napoléon III.
- Le cortège du transfert des restes du Soldat Inconnu sous l'Arc de Triomphe passe par le Panthéon. Le cercueil, posé sur un affût de canon, recouvert d'un drapeau tricolore, entre au Panthéon avant de rejoindre la place de l'Étoile.

  • 1924

Transfert du cercueil de :

    • Jean Jaurès (1859-1914), homme politique socialiste. Assassiné à la veille de la 1re Guerre Mondiale.
  • 1927
    • 15 octobre : Inauguration de la liste des écrivains morts pour la France pendant la guerre 1914-18. Sur l'inscription au sol on peut lire : « ICI ONT ÉTÉ DÉPOSÉS LES HOMMAGES RENDUS LE 15 OCTOBRE 1927 AUX ÉCRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE »
  • 1933

Transfert du cercueil de :

L'État français[modifier | modifier le code]

  • 1942 : Dépose des statues en bronze de Corneille et Rousseau, envoyées à la fonte.
  • 1944
    • 19 août : Mort du gardien de la paix Alexandre Massiani lors des combats pour la Libération de Paris.

Quatrième République[modifier | modifier le code]

  • 1949
    • 20 mai : Transfert des cercueils de Félix Éboué (1894-1944), né à Cayenne, homme politique, député de la France coloniale. Premier homme de couleur au Panthéon et de Victor Schœlcher (1804-1893), homme politique, figure de la lutte pour l’abolition de l’esclavage ainsi que de Marc Schœlcher, son père, pour respecter sa volonté.
    • 2 juillet : Inauguration de la liste des écrivains morts pour la France pendant la guerre 1939-45. Sur l'inscription au sol on peut lire : « ICI ONT ÉTÉ DÉPOSÉS LES HOMMAGES RENDUS LE 2 JUILLET 1949 AUX ÉCRIVAINS MORTS POUR LA FRANCE PENDANT LA GUERRE 1939-1945 »
  • 1952
    • 22 juin : Transfert du cercueil de Louis Braille (1809-1852), professeur et inventeur de l’écriture pour les aveugles. Inhumé au Panthéon lors du centenaire de sa mort.
    • 29 septembre : À l'occasion de l'anniversaire de la mort de l'écrivain Émile Zola, dépôt de gerbe par les membres du comité national sur son tombeau au Panthéon[11].

Pose de nouvelles statues en pierre de Corneille et Rousseau.

  • 1954 : Pendant l'hiver très froid, une tente est installée au pied du Panthéon pour accueillir les sans-abris[12].

Cinquième République[modifier | modifier le code]

  • 1964
    • 19 décembre : Transfert du cercueil de Jean Moulin (1899-1943), chef combattant de la Résistance.

« Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique et les combats d’Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » (André Malraux)

  • 1967
    • 11 novembre : Une cérémonie dévoile l'inscription à Saint-Exupéry, sur une colonne du chœur.
  • 1968
    • 10 mai : Lors des événements de mai, des barricades sont élevées rue Soufflot et dans les rues menant au Panthéon.
  • Entre 1985 et 1995 l'édifice est fermé à cause de chutes de pierres. Elles sont dues à la technique de la "pierre armée" utilisée par Soufflot pour reprendre les efforts de poussée dans la structure. Les armatures ont commencé à se corroder à cause de l'humidité entraînant des fissures dans les pierres et en faisant éclater certaines.
  • 1987
    • 5 octobre : Transfert du cercueil de René Cassin (1887-1976), juriste, résistant, prix Nobel de la paix. À l’origine de la création de L’UNESCO et auteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
  • 1988
    • 9 novembre : Transfert du cercueil de Jean Monnet (1888-1979), économiste, père de l’idée d’union européenne. Entre au Panthéon 100 ans après sa naissance.
  • 1995
    • 20 avril : Transfert des cercueils de Pierre Curie (1859-1906) et de Marie Curie (1867-1934) Curie, physiciens, prix Nobel de physique. Marie Curie a obtenu un deuxième prix Nobel en continuant ses travaux après la mort de son mari.
    • Reconstitution de l'expérience du pendule de Foucault.
  • 1996

23 novembre : Transfert du cercueil d'André Malraux (1901-1976), écrivain et ministre de la Culture du Général De Gaulle. Installation d'une copie de la déesse égyptienne Bastet, à l'occasion de la cérémonie de transfert de cendres d'André Malraux.

  • 1998
    • 13 janvier : Une cérémonie a lieu au Panthéon de Paris, présidée par le ministre de la Justice, Élisabeth Guigou, pour le centenaire de la parution dans L'Aurore de la lettre ouverte J'Accuse adressée au président de la République. Deux discours sont prononcés, l'un par le Premier ministre, Lionel Jospin (discours consultable sur Wikisource) et l'autre, par le Premier président honoraire de la Cour de cassation, Pierre Drai, sur le thème du rôle de la Cour de cassation dans le dénouement de l’affaire Dreyfus[14].
    • 18 mars : les Amis de la Commune font symboliquement entrer au Panthéon toute une lignée de Communardes et Communards. Pourquoi Jules Vallès, écrivain et Communard, n’y serait-il pas reçu maintenant ?
  • 1999
    • 26 décembre : Une tempête traverse la France ; La couverture du toit est fortement endommagée, des plaques de plomb ont été arrachées du dôme.
  • 2002
    • 7 au 17 mars : une exposition sur la façade du Panthéon a été l’occasion de rappeler combien certaines femmes éminentes ont, par leur vie au service de la science, des arts, de la philosophie, de la politique ou par leur engagement, mérité de faire partie de notre Panthéon laïque et républicain.
    • 28 avril : Quelques jours avant le deuxième tour des élections présidentielles où vont s'affronter Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac, une manifestation ayant pour thème « J'aime la République », rassemble 10 000 personnes.
    • 8 mars au 12 mai : l'exposition D comme découvreuses s'est tenue au Panthéon, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes.
    • 7 octobre : Un hommage est rendu à Victor Hugo par Louis Forestier, professeur émérite à la Sorbonne
    • 30 novembre : Transfert du cercueil d'Alexandre Dumas (1802-1870), écrivain.
  • 2003
    • 7 avril : Une cérémonie se déroule au Panthéon pour le bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture. Une gerbe de fleurs est placée au pied de la plaque lui rendant hommage.
    • 19 septembre au 4 janvier (2004) : S'est tenu une exposition intitulée Mémoire du verre. On a pu y voir les copies grandeur nature de six vitraux des cathédrales de Sens, du Mans, de Poitiers, de Bourges, de Chartres et de Châteauroux. Ces copies provenaient du musée des Monuments français, où elles avaient été réalisées de 1939 à 1950 à la demande du conservateur Paul Deschamps.
  • 2004
    • 27 et 28 mars : le Panthéon a servi de cadre à la manifestation Un Jardin pour la Vie, Une Jonquille pour Curie organisée par l'institut Curie en partenariat avec les Monuments historiques, le Panthéon, la Mairie de Paris, le jardinier Truffaut et le soutien du ministère de la Culture. Un jardin de trente mille jonquilles fleurit le monument et ses abords. Cette manifestation se pérennise et depuis 2004, elle a eu lieu chaque année[15].
  • 2005
    • 25 juin au 31 octobre 2005 : Est exposé, dans le cœur de l'ancienne église, l'œuvre de Gérard Garouste : Les saintes ellipses. Il s’agissait d’une gigantesque corolle constituée de huit bâches peintes de 12 m de hauteur. Tels quels, les textes et les images qui y figurent paraissent abstraits. Mais par un phénomène d'anamorphose (procédé optique déformant l'image), ils reprennent leurs proportions normales si on les regarde dans les miroirs posés au sol.
  • 2006
    • 15 septembre au 31 décembre : Exposition sur Pierre Curie, l'homme, le scientifique: ludique et pédagogique, cette exposition, réalisée par le Centre des monuments nationaux (le Monum), est l'occasion de faire connaissance avec le célèbre scientifique, disparu il y a tout juste cent ans, ou de redécouvrir ce grand homme.
    • 15 septembre au 31 décembre : l’artiste brésilien, Ernesto Neto présente au Panthéon une installation monumentale intitulée Leviathan Thot.
    • octobre : Le groupe d'explorateurs urbains, les Untergunther, révèlent qu'ils ont restauré clandestinement l'horloge du Panthéon, hors service depuis plus de quarante ans[16].
  • 2007
    • 18 janvier : Jacques Chirac, président de la République et Simone Veil, ancienne déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, inaugurent une inscription dans la crypte du Panthéon en présence de nombreuses personnalités dont le prix Nobel de la paix, Elie Wiesel. Il s'agissait de rendre hommage aux «Justes de France» et aux héros anonymes qui ont sauvé des milliers de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce titre a été décerné à cette date à 2725 Français ; plusieurs dossiers sont en cours d'instruction. À cette occasion, le président de la République prononce un discours rappelant le refus de l'indifférence et de l'aveuglement face à la clique haineuse et revancharde du régime de Vichy. Cette date du 18 janvier n'a pas été choisie au hasard. Elle correspond à l'anniversaire de l'entrée des troupes soviétiques dans le camp d'Auschwitz.
  • 2008
    • 5 juin au 31 octobre : Exposition Zola au Panthéon, à l'occasion du centenaire de sa panthéonisation, le 4 juin 1908. L'engagement d'Émile Zola dans l'Affaire Dreyfus et le contexte idéologique qui entoura sa « panthéonisation » sont évoqués pour rappeler que l'arrivée de l'écrivain/journaliste s'est déroulée dans un climat hautement politique. L'événement représenta l'ultime étape de son combat, qui pendant plus de quinze années, de 1894 à 1908, opposa dans une lutte fratricide sans merci deux parties de l'opinion française.
  • 2010
    • 22 mai : Hommage rendu le 22 mai de 14 h 30 à 15 h 30 sous la coupole du Panthéon, à Antoine de Saint-Exupéry et aux aviateurs du groupe de reconnaissance 2/33 en souvenir de la mission du 23 mai 1940 sur Arras, durant la campagne 1939-1940. Cet événement est une initiative de monsieur Jacques Durin, proviseur (h) docteur d’État ès lettres. Au programme, lecture de Pilote de guerre par François d’Agay – président de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry – et Jacques Durin. Premier violon à l’Orchestre national d’Île-de-France, Isabelle Durin ponctuera les lectures de pauses musicales. L’hommage est placé sous la présidence de Frédéric Mitterrand ministre de la Culture et de la Communication et du centre des Monuments nationaux. Avec la participation de la Succession Saint-Exupéry – d’Agay, la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse (FASEJ) et de l’association des Amis d’Antoine de Saint-Exupéry.
  • 2011
    • 6 avril : Hommage à Aimé Césaire : Par un décret du Journal Officiel 25, le mercredi 6 avril 2011, à 17 heures, une plaque dédiée à sa mémoire et à son œuvre a été dévoilée en présence du président de la République. Lors de cette cérémonie, près d'un millier de personnes étaient invitées dont sa famille et ses proches. Parmi elles, une centaine d'élèves de collèges et lycées de Martinique et de métropole, notamment du lycée parisien Louis Le Grand et de l’École normale supérieure, dont Aimé Césaire fut l’élève. L’hommage a comporté également la lecture d'un de ses poèmes par une lycéenne martiniquaise et la diffusion d'un film de huit minutes sur sa vie, réalisé par la cinéaste Euzhan Palcy. Une fresque monumentale, constitué de portraits évoquant les grandes périodes de la vie du poète, a été installée au cœur de la nef. La cérémonie était retransmise en direct sur les chaînes de télévision françaises France 2 et France Ô et sur des écrans géants installés à l'extérieur du bâtiment. Conformément à la volonté d'Aimé Césaire, son corps restera en Martinique.
  • 2014

Début des travaux de restauration du Panthéon

    • Étape 1 : 2014-2015 Restauration du dôme comprenant le tambour avec sa colonnade, la coupole et le lanternon.
    • Étape 2 : le péristyle, à partir de 2015
    • Étape 3 : les voûtes, supports et murs intérieurs, à partir de 2017
    • Étape 4 : les parements extérieurs, à partir de 2020
    • Étape 5 : les sols de l’enclos extérieur, à partir de 2022
  • 2015
    • Samedi 27 mai : Un hommage de la nation est rendu à Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay, mais seules les cendres de Pierre Brossolette et de Jean Zay seront transférées au Panthéon, les familles de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et de Germaine Tillion ayant souhaité que leurs dépouilles restent dans le cimetière où elles ont été inhumées. Les cercueils sont descendus dans le caveau IX.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Louis XVI, son administration et ses relations diplomatiques avec l'Europe", Tome III, page 152, Jean-Baptiste Honoré Raymond Capefigue, 1844, Belin-Leprieur, Paris
  2. source : Histoire de la Terreur (1792-1794, Mortimer Ternaux, page 106, tome premier, deuxième édition, 1863, Michel Levy frères, libraires éditeur Paris
  3. œuvres de M. J. Chénier, tome V, page 112, Paris, Guillaume, 1826
  4. Histoire de l'église sainte Geneviève, patronne de Paris et de la France, ancien Panthéon Français, Charles Ouin-Lacroix, Sagnier et Bray Libraires éditeurs, Paris, 1852
  5. Mémoires anecdotiques sur l'intérieur du palais et sur quelques événements de l'Empire depuis 1805 jusqu'en 1816 pour servir l'histoire de Napoléon, Louis François Joseph Bausset-Roquefort, tome 4, page 124 et suivantes, 1829, A. Levavasseur éditeur à Paris
  6. Histoire de Paris, Georges Touchard-Lafosse, tome V, éditeur Krabbe, Paris, 1834
  7. Histoire de l'église Sainte-Geneviève patronne de Paris et de la France, ancien Panthéon-français, page 129, Charles Ouin-Lacroix, Sagnier et Bray éditeurs à Paris, 1852
  8. Nouvelle biographie générale des temps les plus reculés jusqu'à nos jours, sous la direction du docteur Hoeffer, tome 6, page 948, Paris 1855
  9. Wikisource : Les journées de juin 1848 par Friedrich Engels
  10. annexe au procès-verbal de la séance du 2 décembre 1902, AN (CARAN) / F
  11. Archive vidéo sur le site de l'INA
  12. Sur Wikisource l'appel de l'abbé Pierre, 1er février 1954
  13. Archive INA Soir 3
  14. Archive INA Soir 3
  15. Vidéo 2007 Une jonquille pour Curie, place du Panthéon
  16. Les Untergunther et l'horloge du Panthéon