Chronique d'Anna Magdalena Bach

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Chronique d'Anna Magdalena Bach
Titre original Chronik der Anna Magdalena Bach
Réalisation Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
Scénario Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
Acteurs principaux

Gustav Leonhardt
Christiane Lang-Drewanz
Paolo Carlini

Sociétés de production Franz Seitz Filmproduktion
Pays d’origine Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Drapeau de la France France
Genre Biopic
Film musical
Durée 94 minutes
Sortie 1968

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Chronique d'Anna Magdalena Bach (Chronik der Anna Magdalena Bach) est un film germano-italien réalisé par Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, sorti en 1968.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À partir de manuscrits, de comptes-rendus d'époque, de lettres, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet ont mis en scène la vie de la deuxième épouse de Johann Sebastian Bach, Anna Magdalena Bach, aux côtés de son mari.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original allemand : Chronik der Anna Magdalena Bach
  • Titre français : Chronique d'Anna Magdalena Bach
  • Réalisation : Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
  • Scénario : Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
  • Direction artistique : Danièle Huillet
  • Image : Ugo Piccone
  • Son: Louis Hochet, Lucien Moreau
  • Montage : Danièle Huillet et Jean-Marie Straub
  • Producteurs : Franz Seitz, Gianvittorio Baldi, Jean-Marie Straub, Danièle Huillet
  • Sociétés de production : Franz Seitz Filmproduktion, Neue Filmkunst Walter Kirchner, Hessischer Rundfunk (HR), IDI Cinematografica, Radiotelevisione Italiana (RAI), Kuratorium Junger Deutscher Film
  • Pays d'origine : Drapeau de l'Allemagne Allemagne / Drapeau de l'Italie Italie
  • Dates de tournage : entre août et octobre 1967
  • Durée : 93 min, métrage 2 558 m
  • Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,37:1 - Mono
  • Genre : film musical
  • Dates de sortie : France,

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Gustav Leonhardt : Johann Sebastian Bach
  • Christiane Lang-Drewanz : Anna Magdalena Bach
  • Paolo Carlini: Hölzel
  • Ernst Castelli : Steger
  • Hans-Peter Boye : Born
  • Joachim Wolff : Rektor
  • Rainer Kirchner : le Superintendent
  • Eckart Brüntjen : le préfet Kittler
  • Walter Peters : le préfet Krause
  • Kathrien Leonhardt : Katharina Dorothea Bach
  • Anja Fährmann : Regine Susanna Bach
  • Katja Drewanz : Christine Sophie Henrietta Bach
  • Bob van Asperen : Johann Elias Bach
  • Andreas Pangritz : Wilhelm Friedemann Bach
  • Nikolaus Harnoncourt : le Prince von Anhalt-Köthen
  • Hellmuth Costard : Rektor Ernesti
  • Angelo Viale
  • Rudolf Scheidegger
  • Ernest Strauss

Production[modifier | modifier le code]

Gustav Leonhardt, le claveciniste et organiste qui joue Johann Sebastian Bach, a déclaré dans une interview[1] que lorsque Jean-Marie Straub l'a appelé pour lui proposer ce rôle, il a pensé : « un film sur Bach, cela sera effrayant comme tous les films sur la musique que j'ai déjà vus. » Mais, lorsque par la suite il a reçu le scénario, il l'avait trouvé « tout à fait sérieux, pensé, et fondé historiquement », Jean-Marie Straub ayant la même approche et le même respect que lui pour ce compositeur : « Ce que je trouvais normal, Straub le trouvait aussi. »

Chaque pièce de musique est interprétée en direct, sans être interrompue par des changements de plan[2], par des musiciens de première importance, dont le claveciniste Gustav Leonhardt qui tient le rôle de Johann Sebastian Bach.

Appréciation[modifier | modifier le code]

« Dans Chronique d'Anna Magdalena Bach, la voix supposée d'Anna Magdalena dit les lettres de Bach lui-même et les témoignages d'un fils, si bien qu'elle parle comme Bach écrivait et parlait, accédant par là à une sorte de discours indirect libre.[…] L'acte de parole est acte de musique dans l'exécution de la musique de Bach qui s'arrache des partitions, plus encore que la voix d'Anna Magdalena ne s'arrachait des lettres et documents. L'acte de parole ou de musique est une lutte : il doit être économe et rare, infiniment patient, pour s'imposer à ce qui lui résiste, mais extrêmement violent pour être lui-même une résistance, un acte de résistance[3]. »

— Gilles Deleuze, Cinéma 2 L'image-temps, éditions de Minuit

« Plans fixes, extrêmement dépouillés, uniquement consacrés à la respiration et au temps musicaux. Les Straub accomplissent leur travail de cinéaste avec l'humilité et l'exigence d'un artisan. Le contraste intense du noir et blanc. Le doux réconfort du monde extérieur suggéré par les fenêtres illuminées. L'emploi minimal, mais très expressif, des matériaux d'époque (perruques, instruments). Tout cela finit par effacer la distance du temps. Un sentiment de suspension et d'éternité palpite à l'intérieur du cadre puis le déborde. Mystère infini de la musique et du cinéma conjugués[4]. »

— Jean Coutances, Télérama.fr

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film a été remarqué pour la précision de ses prises de vue et par le parti pris de ne s'appuyer que sur les documents contemporains de la vie de Bach.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cornelia Geiser et Bertrand Brouder, « Entretien avec Gustav Leonhardt », sur http://weltkunst.blogspot.fr, (consulté le 23 décembre 2013)
  2. Chaque morceau de musique est « réellement exécuté devant la caméra, pris en son direct et filmé en un seul plan », J-M Straub, in Huillet - Straub, Chronique d'Anna Magdalena Bach, op. cit., p.10
  3. Gilles Deleuze, Cinéma 2 L'Image-temps, éditions de Minuit, 1985, p.330-331 (ISBN 2707310476)
  4. Critique sur Télérama.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]