Christopher Gillberg

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Lars Christopher Gillberg (né le 19 avril 1950), qui a parfois publié sous le nom de Gillberg et Gillberg avec son épouse Carina Gillberg, est professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université de Göteborg en Suède, et professeur honoraire à l'Institut de la Santé de l'Enfant (ICH), de l'University College de Londres[1]. Il a également été professeur invité à l'université de Bergen, New York, Odense, St George (Université de Londres), San Francisco, de Glasgow et de Strathclyde[2],[3]

Christopher Gillberg est l'auteur de plus de 500 publications indexées sur PubMed. Il a contribué de manière significative aux études neuropsychiatriques de l'enfant et de l'adolescent, dans des domaines tels que les troubles du spectre de l'autisme, le TDAH, l'épilepsie, la déficience intellectuelle, le trouble oppositionnel avec provocation/trouble des conduites, le syndrome de Tourette et l'anorexie mentale. Il est le chercheur le plus productif au monde sur le sujet de l'autisme. Ses travaux de recherche allient neurosciences, génétique et épidémiologie, par le biais de présentations cliniques et de pronostics d'intervention et de traitement. Il est le fondateur et rédacteur en chef de la revue European Child & Adolescent Psychiatry, et l'auteur et l'éditeur de nombreux livres scientifiques sur l'éducation. Il a écrit au moins 30 livres dans ces domaines, qui ont été publiés dans une grande variété de langues.

La société de médias Thomson Reuters a énuméré les chercheurs les plus fréquemment citées dans une gamme de revues scientifiques, considérés comme le plus prestigieux au monde. Christopher Gillberg est parmi les 15 chercheurs suédois dans le domaine de la médecine mis en vedette dans la liste.

Recherche sur l'autisme[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, le concept d'un spectre de l'autisme a été introduit par Lorna Wing et Gillberg[4]. Gillberg a effectué des recherches approfondies dans l'autisme tout au long de sa carrière universitaire. En 2003, une équipe de recherche franco-suédoise à l'Institut Pasteur et au département de psychiatrie à l'Université de Göteborg et de l'Université de Paris, dirigé par Thomas Bourgeron, Marion Leboyer et Gillberg, a découvert la première mutation génétique propre aux personnes avec autisme[5]. L'équipe a identifié des mutations altérant deux gènes sur le chromosome X qui semblent être impliqués dans la formation des synapses (espaces de communication entre les neurones), dans deux familles où plusieurs membres sont touchés. Des études antérieures, telles que le Paris Autism Research International Sib-Pair Study (PARIS), coordonné par Gillberg et Marion Leboyer, ont plus généralement associé la région du chromosome X ravec l'autisme. La publication de 2003 a indiqué l'emplacement de la mutation sur les gènes NLGN4 et NGLN3. La mutation empêche la formation complète de la protéine et est hérité de la mère[6].

De 2006 à 2009, Gillberg est impliqué dans un projet interdisciplinaire intitulé Autism spectrum conditions: the Gothenburg collaborative studies, financé par le Conseil suédois de la Recherche (Vetenskapsrådet)[7]. Ce projet est une collaboration entre des scientifiques spécialisés dans la psychiatrie, la biologie moléculaire et les neurosciences, et implique une équipe internationale composée de chercheurs français, britanniques et des États-Unis, pour étudier divers aspects de l'autisme. Certains résultats ont été publiés au cours de l'année 2007[8],[9]. Le projet comprend également une étude génétique sur les Îles Féroé[10].

Critères diagnostiques du syndrome d'Asperger[modifier | modifier le code]

En 1989, Gillberg a joué un rôle dans la publication des premiers critères diagnostiques du syndrome d'Asperger[11]. Les critères de Gillberg sont ceux qui se rapprochent le plus de la description originale de Hans Asperger, et pour cette raison, certains cliniciens les considèrent comme le premier choix dans la pratique clinique[11]. Les six critères doivent être respectés pour la confirmation du diagnostic[12].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Staff list.
  2. Munk-Jørgensen, P. (August 2003), "Biographies", [1]Acta Psychiatrica Scandinavica, 108: 160, DOI:10.1034/j.1600-0447.2003.00154.x.
  3. Modern Approaches in Learning Disabilities Conference.
  4. Gillberg, C. (2006) "Autism Spectrum Disorders".
  5. Gosline, Anna.
  6. Betancur, Catalina et al.(2003).
  7. Vetenskapsrådet.
  8. Christopher Gillberg.
  9. « Mutation analysis of the NSD1 gene in patients with autism spectrum disorders and macrocephaly », BMC Med. Genet., vol. 8,‎ , p. 68 (PMID 18001468, PMCID 2248565, DOI 10.1186/1471-2350-8-68)
  10. Ellefsen, Asa et al.(2008).
  11. a et b Attwood, Tony (2006).
  12. « Asperger syndrome—some epidemiological considerations: a research note », J Child Psychol Psychiatry, vol. 30, no 4,‎ , p. 631–638 (PMID 2670981, DOI 10.1111/j.1469-7610.1989.tb00275.x)