Christopher Coke

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Christopher Coke
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Biographie
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Lieu de détention
Federal Correctional Institution, Edgefield (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Michael Christopher Coke, né le , aussi connu sous le nom de Dudus, est un baron de la drogue vivant dans le quartier de Tivoli Gardens à Kingston, en Jamaïque. Fils du trafiquant Lester Lloyd Coke surnommé « Jim Brown » décédé en 1992, il est recherché par Washington pour trafic de drogues et d'armes.

Christopher Coke serait le leader du gang de la Shower Posse (« Bande de la douche », appelé ainsi car il arrose ses ennemis de rafales de balles), présent en Jamaïque, à Toronto et à New York. Son père, Lester Lloyd Coke, surnommé « Jim Brown » fut dans les années 1970 à la tête d'un gang de Tivoli Gardens armé par le JLP pour déstabiliser les quartiers appartenant au PNP. C'est ce gang qui a donné naissance au Shower Posse dans les années 1980. « Jim Brown » est mort mystérieusement brûlé dans sa cellule en 1992, son fils aîné Mark surnommé « Jah T » a été abattu la même année, ainsi que sa fille quelques années après et un autre de ses fils en 2004.

S'étant d'abord opposé à son extradition en alléguant des écoutes téléphoniques illégales effectuées contre Coke, le Premier ministre Bruce Golding délivra finalement un mandat d'arrêt contre lui le afin de le capturer et le transférer aux autorités américaines[1]. Fin mai, suite aux violences suscitées par son gang tentant de s'opposer à son arrestation, Golding déclara l'état d'exception pour une durée d'un mois, dans la capitale, afin d'obtenir l'arrestation de Coke[2].

Dudus est largement protégé par les populations pauvres du pays, qui le considèrent comme une sorte de robins de bois vers qui se tourner lorsqu'on a faim. Il a financé plusieurs infrastructures, écoles dans les quartiers défavorisés de la capitale. On le surnomme même le président, et certains habitants se disent prêts à mourir pour lui[3].

Il est finalement arrêté le 22 juin 2010, reconnu par des policiers à un barrage routier sur l'avenue Mandela vers l'ambassade des États-Unis, où il se serait rendu de lui-même[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source originale[modifier | modifier le code]