Christophe Perny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Christophe Perny
Fonctions
Président du Conseil général du Jura
Prédécesseur Jean Raquin
Successeur Clément Pernot
Conseiller général
canton de Lons-le-Saunier-Sud
Prédécesseur Jean Raquin
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Pontarlier[1], Doubs (France)
Nationalité Française
Parti politique La République en marche

Christophe Perny est un homme politique français né le à Pontarlier (Doubs), membre du Parti Socialiste. Il est président du Conseil général du Jura de 2011 à 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires à Lons-le-Saunier, il fait le choix d’une formation commerciale au sein de l’Institut Supérieur des Forces de Vente de la CCI du Jura. Il occupe ensuite des fonctions commerciales dans le monde de la communication[2], puis dans l’assurance. Il sera ensuite collaborateur de Jean-François Debat jusqu’en 2011, comme chargé de mission au Conseil régional de Rhône-Alpes, puis directeur de cabinet adjoint du maire de Bourg-en-Bresse de 2008 à 2011.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti socialiste en 1988 pour soutenir François Mitterrand[3], il en démissionne en 1994 pour se rapprocher de Bernard Tapie[4]. Revenu au PS, il fait partie de la Gauche socialiste, le courant de Jean-Luc Mélenchon, lui-même ancien militant socialiste dans le Jura[5]. Quelques années plus tard, lors du Congrès de Reims, il rejoint la motion A de Bertrand Delanoë[6]. En 2011, il soutient François Hollande lors de la primaire citoyenne de 2011[7].

En 1992, il est candidat pour la première fois aux élections cantonales sur le Canton de Lons-le-Saunier-Nord, face à René Feït, ancien député-maire de Lons-le-Saunier. En 1995, il est élu conseiller municipal de Lons-le-Saunier, en tant que tête de liste d’une liste dissidente du PS[3].

En 1998, il est candidat à l'élection cantonale de Moirans-en-Montagne mais il n'arrive qu'en troisième position, derrière les candidats UDF et FN[8]. En 2004, il est à nouveau candidat aux élections cantonales sur le Canton de Lons-le-Saunier-Nord mais il est défait par le docteur Servillat. En 2008, il remporte le Canton de Lons-le-Saunier-Sud, tenu par la droite depuis plus de 15 ans[9]. Il devient président du groupe « Socialiste, divers gauche et apparentés » (principal groupe d'opposition). En 2011, il devient Président du Conseil général du Jura à la suite de cantonales favorables à la gauche, permettant ainsi à cette dernière de réaliser un "grand chelem" dans la région Franche-Comté, avec quatre départements à gauche[10],[1]

En 2001, à l'élection municipale de Lons-le-Saunier, il n'est qu'en 8e position de la liste de gauche menée par Yves Colmou. En 2008, il est tête de liste aux élections municipales de Lons-le-Saunier lors desquelles il s’incline au premier tour face à Jacques Pélissard[11]. Conseiller municipal de Lons-le-Saunier, il est désigné conseiller communautaire à la Communauté de communes du bassin lédonien (devenue Communauté d'agglomération en 2012). En 2014, il ne se présente pas aux municipales[12].

Il appelle en octobre 2014 au départ de Manuel Valls du gouvernement, dénonçant sa ligne « sociale libérale », « ultra minoritaire au PS et à gauche » : « Les hommes et les femmes de gauche, les socialistes en particulier, ont un devoir de désobéissance, de résistance face à ce désastre politique conduit par le Premier ministre[13]. »

Battu aux élections départementales de mars 2015 dans le canton de Lons-le-Saunier-2[14], il annonce sa volonté de se retirer de la politique : « Le parti socialiste ne fait qu’accompagner ce mouvement de destruction massive des élus de gauche, donc je ne vois pas ce que je peux faire aujourd’hui[15]. » Clément Pernot lui succède à la tête du Conseil général du Jura[16].

En mai 2016[17], il adhère au parti En marche pour soutenir la démarche d'Emmanuel Macron, arguant que « la fracture n’est plus entre la droite et la gauche mais entre ceux qui veulent avancer et ceux qui ne veulent pas. »[18].

Ses positions sur la réforme territoriale[modifier | modifier le code]

Il est opposé à la fusion des régions[19] mais favorable au rattachement du Jura à Rhône-Alpes-Auvergne[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b AFP, « Jura: Perny (PS) élu président », sur lefigaro.fr, (consulté le 9 octobre 2014).
  2. http://christopheperny.blogspot.fr/2010/04/un-aux-echecs-successifs.html
  3. a et b « Le Président », Conseil général du Jura (consulté le 11 avril 2014)
  4. « Christophe Perny quitte le PS », Le Progrès, (consulté le 11 avril 2014)
  5. Mélenchon le plébéien. Par Lilian Alemagna et Stéphane Alliès. Éditions Robert Laffont
  6. « PS : Christophe Perny passe de Mélenchon à delanoë », La Voix du Jura, (consulté le 11 avril 2014)
  7. « Christophe Perny : « La LGV Est ? Pour l’instant, on ne paiera pas ! » », Le Progrès, (consulté le 11 avril 2014)
  8. http://christopheperny.blogspot.fr/2010/04/un-pietre-candidat-aux-elections.html
  9. « canton de Lons-le-Saunier-Sud », Ministère de l'Intérieur (consulté le 11 avril 2014)
  10. « Christophe Perny (PS) élu président du conseil général du Jura, qui a basculé à gauche », 20minutes.fr, (consulté le 11 avril 2014)
  11. « Lons-le-Saunier », Ministère de l'Intérieur (consulté le 11 avril 2014)
  12. « Christophe Perny n’exclut pas une candidature à la Région », Est Républicain, (consulté le 12 avril 2014)
  13. « pour le président PS du conseil général, «Valls doit partir» », leparisien.fr, (consulté le 24 octobre 2014)
  14. résultats Jura, lemonde.fr, 30 mars 2015
  15. « Un élu PS défait à Valls : "Sors de cette cabine avant qu'on s'écrase !" », franceinfo.fr, (consulté le 31 mars 2015)
  16. « Jura. Clément Pernot nouveau président du conseil départemental », sur leprogres.fr, (consulté le 3 avril 2015).
  17. « Législatives : en marche, Christophe Perny jette un pavé dans la mare », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  18. « Perny plus « En marche » que jamais », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  19. « Christophe Perny absent de la visite ministérielle ce jeudi à Dole », sur leprogres.fr, (consulté le 23 novembre 2014).
  20. Fabien Fournier, « Le Jura rattaché à Rhône-Alpes-Auvergne ? », sur lyoncapitale.fr, (consulté le 23 novembre 2014).