Christophe Jeżewski

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Christophe Jeżewski
Krzysztof Andrzej Jezewski - 2009.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (79 ans)
VarsovieVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Polonais, Français (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités

Christophe Jezewski, en polonais Krzysztof Andrzej Jeżewski (né à Varsovie en 1939) est un poète, musicographe, essayiste et traducteur d'origine polonaise qui vit en France depuis 1970[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Christophe Jeżewski est né le à Varsovie, dans une famille francophone de tradition humaniste. Son grand-père maternel Adam Czartkowski, scientifique et historien de culture fut entre autres auteur des monographies de Chopin et de Beethoven ; son père – angliciste et économiste, sa mère Zofia Jeżewska – écrivain, journaliste, critique d’art fut aussi auteur de quatre livres sur Chopin.

Très tôt passionné pour la traduction qu’il considère comme un pont jeté entre les cultures et les peuples, il traduit, âgé alors de seize ans, les Chantefables et Chantefleurs de Robert Desnos. Plus tard, alors qu’il étudiait les langues romanes à l’université de Varsovie, il deviendra un des traducteurs les plus actifs de la poésie française (Segalen, Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz, Michaux, René Char, Jean Follain, les surréalistes, Eugène Guillevic, etc.) et hispano-américaine. Il fera découvrir aux Polonais quelques génies poétiques de ce continent : Jorge Luis Borges, José Gorostiza, Octavio Paz. Il poursuit en même temps son œuvre poétique (début en 1968 dans la revue Poezja) et s’occupe de critique musicale. Il commence aussi à traduire la poésie polonaise en français, en particulier Cyprian Norwid (1821-1883), père de la poésie moderne polonaise et grand penseur chrétien dont se réclame Jean-Paul II. En 1963 il achève ses études de philologie romane à l’Université de Varsovie.

En 1970, le climat politique en Pologne étant devenu insupportable à cause de la vague du « fascisme rouge », il part comme boursier du gouvernement français et s’installe définitivement en France. De 1971 à 1973, il collabore à la rédaction polonaise de l’ORTF qui diffuse ses 65 portraits des plus éminents poètes français du XXe siècle.

En 1976, il obtient son diplôme de lettres polonaises à la Sorbonne et épouse Maria Thelma Noval, peintre, poète et sociologue philippine dont il aura deux enfants. Depuis 1978, il fera plusieurs séjours aux Philippines.

Depuis 1974, il poursuit en France une intense activité de traducteur de littérature polonaise, fait découvrir entre autres Cyprian Norwid, Witold Gombrowicz, Bruno Schulz, Andrzej Kuśniewicz, Czesław Miłosz (Prix Nobel 1980), Krzysztof Kamil Baczyński, Wisława Szymborska (Prix Nobel 1996) et les compositeurs Karol Szymanowski, Stanisław Moniuszko, Mieczysław Karłowicz. Il collabore à la presse émigrée polonaise et à la presse musicale française, organise des soirées « poésie et musique » et donne des conférences sur la culture et la musique polonaises. Après l’état de guerre déclaré en Pologne le 13 décembre 1981, il déploie en France une vaste activité d’information et de propagation des idées démocratiques et chrétiennes de Solidarność.

En 1984 il quitte Paris et s’installe avec sa famille à Noisy-le-Grand où il habite jusqu’à présent. En automne 1989 il obtient la nationalité française.

Spécialiste de Cyprian Norwid, il est depuis 2003 président de l’association parisienne Les Amis de C. K. Norwid[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Médaille de la Fondation Cyprian Norwid (Lublin), (2013)
  • Médaille d'argent Gloria Artis (2011)
  • Prix du PEN-club polonais (2007)
  • Bourse de traduction du Prix européen de littérature 2007[1]
  • Prix C. Jelenski de l'Institut Littéraire "Kultura" (1991)
  • Prix de la Société des Auteurs et Compositeurs Polonais ZAiKS (1987)
  • Bourses du ministre de Culture et du Patrimoine national polonais (1999, 2003, 2009)
  • Bourses de traduction et de création du CNL (1983, 1991, 1996, 2000, 2006, 2010, 2014)
  • Médaille Karol Szymanowski (1984)

Publications[modifier | modifier le code]

Traductions en français[modifier | modifier le code]

Karol Szymanowski, Ecrits sur la musique, Symétrie, Lyon 2018

Cyprian Norwid, L'Intarissable source, anthologie thématique, Pierre-Guillaume de Roux, Paris 2017

Poèmes et essais[modifier | modifier le code]

Music, Anima Poetry Press, 2017

  • Księga snów/Le Livre des rêves, Éditions Polyglotte, 2013
  • Swiatłość u progu, Topos, 2012
  • Płomień i noc/ La Flamme et la nuit, Adam Marszałek, 2012
  • Cyprian Norwid et la pensée de l'Empire du Milieu, L'Harmattan, 2011
  • Cyprian Norwid a myśl i poetyka Kraju Srodka, Wydawnictwa Uniwersytetu Warszawskiego, 2011
  • Adam Czartkowski, Beethoven. Próba portretu duchowego. Rozszerzył, opracował i antologią polskich wierszy o kompozytorze opatrzył Krzysztof Andrzej Jeżewski, PIW, 2010
  • Le pire est certain. Anthologie de la poésie catastrophiste polonaise du XXe siècle, Zurfluh/Cahiers Bleus, 2009
  • Druga księga snow, Miniatura, 2009
  • W zaświecie snu, Correspondance des Arts, 2009
  • Zagle niebieskie, Adam Marszałek, 2008
  • Okruchy z wysokości, in: Angelus Silesius Anielski wędrowiec, Biblioteka Telgte, 2007
  • Popiół słoneczny Nowy Swiat, 2005
  • L'épreuve du feu ; précédé de Les vignes de l'espace : poèmes, Librairie Bleue, 2005
  • Cyprian Norwid, poète et penseur catholique[2], Liberté politique, 2001
  • Kryształowy ogrod, Oficyna Krakowska, 2000
  • Chopin, Szymanowski et leurs poètes = Chopin, Szymanowski i ich poeci, Librairie Bleue, 1999
  • Znak pojednania, "W drodze", 1997
  • Muzyka, Tikkun, 1995
  • La musique : poèmes, Éd. L'Harmattan, 1994
  • Księga snów Miniatura, 1990
  • Próba ognia, Editions Dembinski, 1990

Autres[modifier | modifier le code]

Il a également traduit en polonais de nombreux poètes français du XXe siècle, notamment Victor Segalen, Oscar Milosz, Henri Michaux et René Char, ainsi que des écrivains d’autres langues tels que Octavio Paz, José Gorostiza, Jorge Luis Borges, Kathleen Raine ou Angelus Silesius[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]