Christogramme

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Christogramme romain en bronze trouvé à Neerharen (Belgique), 375-450 apr. J.-C., Musée gallo-romain de Tongres.

Un christogramme est un monogramme ou une combinaison de lettres qui forme une abréviation pour le nom de Jésus-Christ, traditionnellement utilisé comme un symbole chrétien. Différents types de christogrammes sont associés aux différentes traditions du christianisme.

Les différents christogrammes[modifier | modifier le code]

Le chrisme ou XP[modifier | modifier le code]

Le premier monogramme pour désigner Jésus ne s'est pas inspiré de son nom mais de son titre de majesté « Christos » ("l'oint du Seigneur"), abrégé en XP, les lettres khi (X) et rhô (P) de l'alphabet grec. Le chrisme est souvent inscrit dans un cercle, signe géométrique de la perfection divine.

A Ω (l'alpha et l'oméga)[modifier | modifier le code]

Les deux lettres de l'alphabet grec l'alpha et l'oméga, associées sous le vocable Alpha et oméga se réfèrent à l'Apocalypse de saint Jean. Symboles de l'éternité de Dieu (Apocalypse, 22:13), elles signifient que le Christ est à l'origine et à la fin de toute chose. Autrement dit, elles traduisent l'incarnation et l'éternité du Seigneur.

ΙΧΘΥΣ ou ICHTHUS[modifier | modifier le code]

Le mot grec ΙΧΘΥΣ signifie poisson. Au début du christianisme, ce symbole a été utilisé par les chrétiens pour se reconnaître entre eux. Chaque lettre du mot renvoie à Jésus : « Ἰησοῦς Χριστὸς Θεοῦ Υἱὸς Σωτήρ / Iêsoûs Khristòs Theoû Huiòs Sôtếr » (Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur).

IHS ou JHS[modifier | modifier le code]

Le monogramme IHS (parfois JHS), que l'on trouve sur les ornements liturgiques, est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de « Jésus » en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S[1] (JES. = Jesus/Ιησους, IHΣOYΣ = nom complet en grec).

Lorsque le latin devint la langue dominante du christianisme en occident, le monogramme fut mal compris, le êta grec (en majuscule) ayant la même forme que la lettre latine H. Le monogramme devint I.H.S. et fut interprété librement par certains comme étant le IHSV de l’empereur Constantin, (« IN HOC SIGNO VINCES », « Par ce signe tu vaincras », mots que Constantin affirme avoir entendus avant la bataille du pont Milvius en 312), par d’autres comme étant IESUS, HOMINUM SALVATOR (« Jésus, Sauveur des hommes »), IESUM HABEMUS SOCIUM (« Nous avons Jésus pour compagnon ») ou encore IESUS, HOMO, SALVATOR (« Jésus, Homme, Sauveur »).

INRI[modifier | modifier le code]

INRI est l'acronyme de l'inscription latine « Iesus Nazarenus Rex Iudæorum », qui peut se traduire en français par « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». Il s'agit du titulus qui a été inscrit par les Romains sur la croix de crucifixion de Jésus, condamné à mort par le procurateur romain de Judée de l'époque, Ponce Pilate (Jean, 19.19-20).

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. La lettre grecque Σ est représentée sous sa forme lunaire par la lettre latine C ou dans sa forme finale par la lettre latine S. Les lettres latines I et J n'étant pas systématiquement distinguées jusqu'au XVIIe siècle, le monogramme peut apparaître sous les formes suivantes : IHS, IHC, voire JHS ou JHC.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • La Bibliothèque du grand séminaire de Montpellier : petit guide de l'exposition. Médiathèque centrale d'Agglomération Émile-Zola, Montpellier, , 48 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]