Christine Maugüé

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Christine Maugüé
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Fonction
Directeur de cabinet du ministre de la Justice français
-
Gilles Le Chatelier (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
ToulonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinctions

Christine Maugüé, née le à Toulon, est un haut fonctionnaire et juriste française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entrée à l'ENS en 1982, diplômée d'une maîtrise d'histoire en 1984 et de Sciences Po Paris en 1985, elle sort en 1988 de la promotion Michel de Montaigne de l'École nationale d'administration. Elle opte pour le Conseil d'Etat[1].

Professeur associé à l’université Paris II, Christine Maugüé a publié en droit administratif.

Elle a occupé plusieurs fonctions au sein du Conseil d'État : responsable du centre de documentation entre 1991 et 1994, commissaire du gouvernement entre 1994 et 2003 à la 1re sous-section, puis à la 10e sous-section de la section du contentieux, rapporteur général de la Commission supérieure de codification. Elle est intervenue sur plusieurs sujets sensibles. Elle a notamment, comme magistrat du Conseil d'État, instruit, pour le Conseil constitutionnel, la requête déposée par Lyne Cohen-Solal contre l'élection de Jean Tiberi, lors du scrutin législatif de 1997[2],[3]. Comme expert des marchés publics, elle a été sollicitée en 1998 par le nouveau président de la région Ile-de-France pour examiner les pratiques de cette administration[4]. Elle a travaillé à Bercy en 1999-2000 comme chargée de mission auprès du directeur des affaires juridiques pour la réforme du code des marchés publics. Elle est intervenue également sur les emplois fictifs de la ville de Paris, en concluant, en tant que commissaire du gouvernement, en février 1999 devant le Conseil d’État, qu'un contribuable parisien avait bien le droit de se pourvoir en justice contre d'éventuels emplois fictifs à l'Hôtel de ville de Paris[5].

Elle a été ensuite, de 2007 à 2013, membre du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique[6] et de 2009 à 2012 membre du collège de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI)[7].

Le , elle est nommée directrice de cabinet de Christiane Taubira, ministre de la justice, où elle succède à Christian Vigouroux[8],[9],[10]. À cette occasion, un débat a lieu dans la presse, Le Figaro signalant que, à propos de l'homoparentalité, elle avait tenu des propos[11] allant en sens contraire des combats de sa ministre[12], et Le Monde signalant ensuite que l'avis de Christine Maugüé[13] est beaucoup plus nuancé que cela[14]. Elle quitte ce poste le [15].

Le 17 décembre 2015, elle est nommée présidente de la 7e sous-section de la section du contentieux du Conseil d'État[16].

Depuis 2015, elle est également présidente du conseil supérieur de l'AFP[17].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle s'est mariée le 18 septembre 1993 avec Bernard Rullier, conseiller à la présidence de la République pour la période 2012-2017.

Elle a quatre enfants[réf. nécessaire].

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Christine Maugüé, Jean-Philippe Thiellay, La responsabilité du service public hospitalier,Collection Systemes, Lgdj, 2010.
  • Christine Maugüé, Jacques-Henri Stahl, La question prioritaire de constitutionnalité, Collection connaissance du droit, Dalloz-Sirey, 2011.
  • Christine Maugüé, La responsabilité juridique du médecin, Pouvoirs no 89, avril 1999, p. 31-50 [20].
  • Christine Maugüé, Le Conseil constitutionnel et le droit supranational, Pouvoirs no 105, avril 2003, p. 53-72[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fac-similé JO du 22/06/1988, page 08256 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 12 mai 2016)
  2. « L'audition contestée d'une magistrate », Le Monde,‎
  3. Fabrice Tassel et Armelle Horaval, « Terre d'élection du clientélisme Tiberi. Des témoins racontent comment on leur offrait un travail ou un logement contre une inscription sur les listes du Ve, l'arrondissement du maire de Paris. », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. « Expertise sur les marchés publics », Le Figaro,‎
  5. « Emplois fictifs : le Conseil d'État défend le droit des contribuables », Le Monde,‎
  6. Décret sur Légifrance
  7. Christine Maugüé sur acteurs.publics.com
  8. Frank Johannès, « Les départs se succèdent au cabinet de Christiane Taubira », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Laure Bretton, « Une femme à la tête du cabinet de Taubira. », Libération,‎ (lire en ligne)
  10. « Une femme à la tête du cabinet de Taubira. », Le Figaro (site web),‎ (lire en ligne)
  11. « Le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l'enfant »
  12. Laurence de Charette, « La nouvelle dircab de Taubira hostile à l'homoparentalité. », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  13. « Dénier le droit à un célibataire homosexuel d'adopter un enfant conduit nécessairement, en s'opposant à la satisfaction du désir d'enfants des homosexuels, à nier le 'droit à l'indifférence' revendiqué aujourd'hui par les minorités homosexuelles et à introduire une discrimination contraire au principe (…) de la Convention européenne »
  14. Franck Johannès, Petit souvenir douloureux pour la nouvelle directrice de cabinet de Mme Taubira, Le Monde, 29 mars 2013
  15. Franck Johannès, Gilles Le Chatelier nommé directeur de cabinet de Christiane Taubira, Le Monde, 9 avril 2014
  16. « Fac-similé JO du 19/12/2015, texte 70 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 21 décembre 2015)
  17. « AFP: éléments statutaires », sur AFP (consulté le 12 juin 2016)
  18. Décret du 2 mai 2012 portant promotion et nomination
  19. Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination
  20. lire en ligne
  21. lire en ligne

Liens externes[modifier | modifier le code]