Christine Deviers-Joncour

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Christine Deviers-Joncour
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Christine Deviers
Naissance (72 ans)
La Cassagne en Dordogne
Nationalité Drapeau : France Française

Christine Deviers-Joncour, née le à La Cassagne, est connue dans le cadre de l'affaire Elf. Surnommée « la Putain de la République » ou « la Mata-hari du Périgord », elle a reçu d'importantes commissions de ce groupe chimique et pétrolier public ainsi que du groupe d'armement Thomson pour obtenir de Roland Dumas, alors ami et surtout ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, l'autorisation de vendre des frégates militaires à Taïwan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille unique de Marcel et Paulette Deviers, instituteurs, Anne-Marie Christine Deviers est élève au lycée La Boétie de Sarlat-la-Canéda quand elle rencontre Jean-Jacques de Peretti, élève au collège jésuite Saint-Joseph de la même ville. En 1965, Anne-Marie tombe enceinte. Le couple se marie rapidement puis quitte la Dordogne pour Paris, où Anne-Marie n'utilise plus que le prénom Christine. Séparés en 1970, ils divorcent en 1972. Leur fils se prénomme Frédéric.[1]

En 1976, Christine se remarie avec Claude Joncour, directeur général chez CGR Thomson dont elle a un second fils, prénommé Philippe. Par l'intermédiaire de Claude passé chez Rhône-Poulenc, Christine rencontre Alfred Sirven. En 1988, elle rencontre Roland Dumas par l'intermédiaire de la famille Dayan proche de François Mitterrand. En 1989-1993, elle est recrutée chez Elf par André Tarallo à la demande d'Alfred Sirven. En 1990, elle divorce de Claude Joncour.[1]

En 1997, Christine Deviers-Joncour est incarcérée provisoirement pendant cinq mois et demi à la prison de Fleury-Mérogis. Entre 1998 et 2005, elle intervient dans l'affaire des frégates de Taïwan.

En 2006, elle épouse Alf Emil Eik, musicien, compositeur et producteur norvégien.

Affaire Dumas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Dumas.

Employée par la société Elf-Aquitaine en qualité de relations publiques, de 1989 à 1993, elle est impliquée dans l'affaire Dumas, survenue en marge de l'affaire Elf et l'affaire des frégates de Taiwan et le scandale des 4 milliards de francs de rétrocommissions.

Christine Deviers-Joncour, ancienne amie de Roland Dumas, est condamnée à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, et 1,5 million de francs d'amende pour « recel d'abus de biens sociaux ». Dumas, lui, est relaxé.

Le dossier de la vente des Frégates de Taiwan par Thomson qui l'impliquait ne fut jamais ouvert par la magistrate Eva Joly. Le secret défense fut opposé par deux ministres de la Défense. Le juge Van Ruymbecke l'ouvrira en 2002.

En 2002, Jean-Pierre Thiollet écrit dans son livre Les Dessous d'une présidence[2] : « Que cela plaise ou non, Christine Deviers-Joncour est l'une des femmes clés de notre époque qu'elle incarne ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie Guichoux, « Une vie à l'ombre de Roland Dumas », dans Libération, 10 avril 1998. (Texte intégral. Page consultée le 10 mai 2018.)
  2. Jean-Pierre Thiollet, Les Dessous d'une Présidence, Anagramme éditions, 2002.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]