Christine Blasey Ford

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Christine Blasey Ford
Christine Blasey Ford from US Senate Judiciary website 03.png
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
Nom de naissance
Christine Margaret BlaseyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Holton-Arms School (jusqu'en )
Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (baccalauréat universitaire ès lettres) (jusqu'en )
Université de Californie du Sud (Philosophiæ doctor) ( - )
Université Pepperdine (Master of Psychology (en)) (avant le )
Université Stanford (Master of Education (en)) ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Palo Alto University (en), Corcept Therapeutics (en), université Stanford (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Michael D. Newcomb (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Christine Margaret Blasey Ford, née le , est une psychologue américaine, professeure de psychologie à l'université de Palo Alto. En 2018, elle accuse Brett Kavanaugh, alors candidat à la Cour suprême américaine, d'agression sexuelle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christine Blasey Ford grandit dans le Comté de Montgomery dans le Maryland où elle fait ses études secondaires à la Holton-Arms School[1],[2]. Elle obtient une licence en psychologie expérimentale en 1988[1] à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill[3]. Elle fait son master en psychologie clinique à l'Université Pepperdine en 1991 puis obtient son doctorat à l'Université de Caroline du Sud en 1996[1].

Elle est professeur à l'Université de Palo Alto qui enseigne la psychologie clinique[2]. Elle est également professeure chercheuse en psychologie à Stanford[4].

Accusation à l'égard de Brett Kavanaugh[modifier | modifier le code]

Christine Blasey Ford se lève pour prêter serment.

En 2012, lors d'une thérapie de couple, elle parle pour la première fois de son agression sexuelle, vécue alors qu'elle était encore lycéenne, décrivant les garçons comme devenue « des membres respectés et de haut-rang de la bonne société de Washington »[2]. En juillet 2018, elle contacte la membre du Congrès de son comté, la démocrate Anna Eshoo qui transmet alors une lettre à la sénatrice Dianne Feinstein, où Blasey Ford décrit l'agression et demandant à la sénatrice de garder le secret[2].

Le , Christine Blasey Ford affirme que Brett Kavanaugh, candidat à la Cour suprême des États-Unis, l'a agressée sexuellement en 1982, dans ce qu'elle décrit comme une tentative de viol alors qu'elle avait 15 ans et lui 17[5]. Le futur juge récuse totalement les affirmations[6]. Les faits se sont déroulées lors d'une soirée de lycée[7]. Avant son audition, elle avoue à un journaliste, « Je ne suis pas ici aujourd’hui parce que je le veux. Je suis terrifiée. Je suis ici parce que j’estime qu’il est de mon devoir civique de vous dire ce qui m’est arrivé lorsque Brett Kavanaugh et moi étions au lycée »[8]. Le 27 septembre, elle est appelée à témoigner devant le Sénat des États-Unis tandis que la nomination de Breet Kavanaugh est mise sur pause le temps des auditions[9]. Les sénateurs républicains tentent de décrédibiliser son témoignage, en faisant intervenir une lettre d'un de ses anciens petits-amis avouant avoir vu Christine Balsey Ford aider, dans les années 1990, une de ses amies à se préparer à passer au détecteur de mensonge[10]. L'audition au Sénat est suivi par près de 20 millions d'américains[11]. Après son témoignage, elle ne peut plus rentrer chez elle, victime de menaces de mort de la part de partisans de Brett Kavanaugh[12].

Le 2 octobre, elle est victime de moqueries de la part du président américain, imitant ses difficultés à se souvenir des détails de son agression, lors d'un meeting dans le Missouri[13],[14].

Quelques jours après la nomination du juge Kavanaugh à la Cour suprême le 7 octobre[11], des citations extraites du témoignage de Christine Blasey Ford devant le Sénat des États-Unis sont taguées sur les mur de l'Université Yale où elle fut étudiante en même que le juge et où sont agression s'est déroulée[15].

Elle fait la couverture du Times du 15 octobre 2018, son portrait créé par l'artiste John Mavroudis à partir des citations de son témoignage[16],[17].

Dans les semaines qui suivent son accusation, de nombreuses fausses photos d'elle sont publiées sur Internet pour tenter de la discréditer, soit en tentant de saper sa réputation ou en essayant de la faire passer pour une opposante au juge Kavanaugh et à Donald Trump[18].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Christine M. Blasey, Charles DeBattista, Robert Roe, Thaddeus Block et Joseph K. Belanoff, « A multisite trial of mifepristone for the treatment of psychotic depression: A site-by-treatment interaction », Contemporary Clinical Trials, vol. 30, no 4,‎ , p. 284–288 (ISSN 1551-7144, DOI 10.1016/j.cct.2009.03.001)
  • C. M. Blasey, T. S. Block, J. K. Belanoff et R. L. Roe, « Efficacy and Safety of Mifepristone for the Treatment of Psychotic Depression », Journal of Clinical Psychopharmacology, vol. 31, no 4,‎ , p. 436–440 (PMID 21694614, DOI 10.1097/JCP.0b013e3182239191)
  • Christine Blasey, Carina McLain et Joseph Belanoff, « Trough Plasma Concentrations of Mifepristone Correlate with Psychotic Symptom Reductions: A Review of Three Randomized Clinical Trials », Current Psychiatry Reviews, vol. 9, no 2,‎ , p. 148 – 154 (DOI 10.2174/1573400511309020009)
  • Nolan R. Williams, Boris D. Heifets, Christine Blasey, Keith Sudheimer, Jaspreet Pannu, Heather Pankow, Jessica Hawkins, Carolyn I. Rodriguez et Alan F. Schatzberg, « Attenuation of Antidepressant Effects of Ketamine by Opioid Receptor Antagonism », American Psychiatric Association,‎ (DOI 10.1176/appi.ajp.2018.18020138)

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Christine Blasey Ford » (voir la liste des auteurs).
  1. a b et c (en) « Read Christine Blasey Ford’s Prepared Statement », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. a b c et d (en) « California professor, writer of confidential Brett Kavanaugh letter, speaks out about her allegation of sexual assault », Washington Post,‎ (lire en ligne)
  3. (en-US) « Professor Blasey Ford Testifies on Sexual Assault Allegations, Part 1 », sur C-SPAN.org (consulté le 1er novembre 2018)
  4. « Qui est Christine Blasey Ford, l'accusatrice de Brett Kavanaugh qui a mis l'Amérique à ses pieds ? », www.cnews.fr,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Emma Brown, « California professor, writer of confidential Brett Kavanaugh letter, speaks out about her allegation of sexual assault », The Washington Post,
  6. Le Point, magazine, « Brett Kavanaugh : face aux accusations, il nie en bloc », Le Point,‎ (lire en ligne)
  7. « VIDEO. Cour suprême: «J'ai cru qu'il allait me violer», le témoignage poignant de l'accusatrice du juge Kavanaugh », sur www.20minutes.fr (consulté le 1er novembre 2018)
  8. « Christine Blasey Ford, témoignage clé dans l’audition du juge Kavanaugh », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. « Cour suprême : l’accusatrice de Brett Kavanaugh témoignera jeudi devant le Sénat », leparisien.fr,‎ 2018-09-22cest23:11:29+02:00 (lire en ligne)
  10. (en) « Christine Blasey Ford’s Credibility Under New Attack by Senate Republicans », The new York Times,‎ (lire en ligne)
  11. a et b Le Point, magazine, « Kavanaugh à la Cour suprême : la victoire des conservateurs », Le Point,‎ (lire en ligne)
  12. (en) « Christine Blasey Ford Still Can't Return Home Due to Threats », Fortune,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « Trump Taunts Christine Blasey Ford at Rally », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  14. « En meeting, Trump se moque du témoignage de Christine Blasey Ford », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  15. « Affaire Kavanaugh: Des citations du témoignage de Blasey Ford taguées sur les murs de l’Université de Yale », sur www.20minutes.fr (consulté le 1er novembre 2018)
  16. « Le "Time" rend un puissant hommage à Christine Blasey Ford », RTL.fr,‎ (lire en ligne)
  17. « Time cover features image of Christine Blasey Ford made from the words of her Senate testimony », Business Insider,‎ (lire en ligne)
  18. « Désintox. Les fausses photos compromettantes de Christine Blasey Ford », Franceinfo,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]