Christiane Falgayrettes-Leveau

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Christiane Falgayrettes-Leveau
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Fonction
Directrice de musée
Biographie
Naissance
Conjoint
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Distinction

Christiane Falgayrettes-Leveau, née en 1954 à Cayenne en Guyane[1], est directrice et présidente de la Fondation Dapper. Elle est commissaire d’exposition, auteure et directrice de publication, spécialiste des arts anciens de l’Afrique subsaharienne.

Elle dirige le Musée Dapper à Paris jusqu’à sa fermeture en 2017[2]. Chevalier de la Légion d’honneur, elle est membre du Comité national pour la mémoire de l’esclavage de à [3] et vice-présidente de l’Agence de promotion et diffusion des cultures de l’Outre-mer de 2012 à 2017[4].

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Christiane Falgayrettes-Leveau étudie les lettres modernes à l’Université Paris-Nanterre où elle suit les cours de Maryse Condé et de Jacques Chevrier sur les littératures africaines d’expression française. Elle obtient sa maîtrise en 1982 avec le mémoire : « Le Personnage du griot dans le théâtre négro-africain d’expression française[5] ».

Elle fait ses débuts aux éditions Masson comme assistante de publicité puis devient journaliste spécialisée dans la littérature africaine d’expression française et la culture pour RFI[6] et diverses revues[7] avant de se consacrer pleinement à la Fondation Dapper.

La Fondation Dapper[modifier | modifier le code]

En , Christiane Falgayrettes-Leveau cofonde[8]avec son époux Michel Leveau (1930-2012) la Fondation Dapper[9]. Elle en devient la directrice puis prend la présidence de la structure en 2012 à la suite de la disparition de Michel Leveau[10]. Organisation reconnue d’utilité publique et à but non lucratif, la Fondation Dapper a pour mission initiale la valorisation et la promotion des arts de l’Afrique subsaharienne par l’attribution de bourses d’études[11].

En 1986, Christiane Falgayrettes-Leveau coordonne l’ouverture du Musée Dapper à Paris dans le XVIe siècle arrondissement et en fait une structure dotée d’un lieu d’exposition et d’une maison d’édition[12]. S’ajoutent à la promotion des arts de l’Afrique celle des cultures des diasporas notamment des Caraïbes ainsi que l’ouverture à d’autres formes d’expressions artistiques et à l’art contemporain[13].

La Fondation Dapper inaugure en 2000 un nouveau musée accueillant des expositions d'arts anciens et d'art contemporain, des spectacles, des concerts et des conférences dont Christiane Falgayrettes-Leveau conçoit la programmation[14]. Entre et , le musée présente une cinquantaine d’expositions comprenant des œuvres de la collection Dapper, mais aussi de grandes institutions publiques et privées[15].

Auteure de Supports de rêve en 1989, de Corps sublimes en 1994, elle coécrit la plupart des publications liées aux expositions qu’elle organise[16]. L’ouvrage Arts d’Afrique est lauréat du prix du livre d’Art en 2000[17]. Elle est aussi l’auteure de Kalita, album jeunesse illustré par Philippe Davaine (Éditions Dapper, 2005). Depuis 2018, la Fondation Dapper édite des livres d’art numériques gratuits[18]. Christiane Falgayrettes-Leveau coordonne l’édition numérique du catalogue de l’exposition le Off de Dapper en 2018 et celui de l’exposition Vivre ! Photographies de la résilience l’année suivante.

Avec les expositions Magies (), Arts d’Afrique (), Femmes dans les arts d’Afrique () ou encore Mascarades et Carnavals (), elle diversifie les thématiques afin de toucher un plus large public[19]. Avec son époux Michel Leveau, elle contribue à la rencontre entre les arts anciens et l’art contemporain[20].

En 2017, le Musée Dapper ferme ses portes afin de se concentrer sur des actions à l’échelle internationale, sur l’investissement de nouveaux lieux, notamment là où l’offre culturelle est moins abondante[21]et sur son action au Sénégal[22]. En , Christiane Falgayrettes-Leveau présente ainsi l'exposition Afriques, artistes d’hier et d’aujourd’hui (janvier – ) en Martinique à la Fondation Clément[23] ainsi que le Off de Dapper et une rétrospective consacrée à l’artiste Ndary Lo à Dakar au Sénégal, dans le cadre de la Biennale d’art africain contemporain[24].

En 2021, Christiane Falgayrettes-Leveau est commissaire de l’exposition Désir d’humanité, les univers de Barthélémy Toguo (avril – ), organisée au Musée du quai Branly – Jacques Chirac et conçue par la Fondation Dapper[25].

Engagement[modifier | modifier le code]

Christiane Falgayrettes-Leveau fut vice-présidente de l’Agence de promotion et diffusion des cultures de l’Outre-mer de 2012 à 2017, membre du Comité national pour la mémoire de l’esclavage de 2004 à 2009 et membre du comité scientifique puis du conseil d’orientation du Musée du Quai Branly - Jacques-Chirac de 1998 à 2004[4].

Distinction[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Christiane Falgayrettes, un expert expertisé », Elle Décoration, no 47,‎ , p. 46
  2. « Art africain : le Musée Dapper ferme et devient nomade », Le Point, 16 juin 2017, [en ligne], (consulté le 3 septembre 2020).
  3. Mensah Ayoko, « L'histoire de l'esclavage reste difficile à assumer  », Africultures (n° 67),‎ , p. 134-139 (lire en ligne)
  4. a et b « Christiane Falgayrettes-Leveau » sur dapper.fr (consulté le 26 août 2020).
  5. Roux Emmanuel de, « Christiane Falgayrettes, un air d'Afrique », Le Monde, 22 septembre 2002 (consulté le 26 août 2020).
  6. Chantal Guionnet, « La dame de fer du Musée Dapper », Amina,‎
  7. « Christiane Falgayrettes-Leveau » sur cnmhe.fr (consulté le 3 septembre 2020).
  8. Maria Malagardis, « Les musées d'art africain à Paris », MFI - Culture-Société, no 43,‎
  9. Emmanuel PIERRAT, Les Arts Premiers Pour les Nuls, First, , 384 p., "Dapper, le musée d'un humaniste"
  10. « Mort de Michel Leveau, fondateur du musée Dapper », sur lemonde.fr, (consulté le )
  11. Jérôme Coignard, « L'âme du Musée Dapper », Beaux-arts Magazine,‎
  12. Claire Ducournau, La fabrique des classiques africains, Paris, Cnrs, , 442 p.
  13. Elena Martinez Jacquet, « Chefs-d'œuvre d'Afrique, Retour sur l'histoire du musée Dapper en hommage à Michel Leveau », Tribal Art,‎
  14. « Musée Dapper, un rêve, un goût, une ambition », Connaissance des arts,‎
  15. BOULORÉ Vincent, « DAPPER MUSÉE, Paris » sur universalis.fr, (consulté le 26 août 2020).
  16. Michel Daubert, « Christiane Falgayrettes-Leveau, son Afrique au Musée Dapper, une histoire de séduction », Télérama, no 2233,‎ , p. 22-23
  17. « Arts d'Afrique », sur gallimard.fr, (consulté le )
  18. Laurent Filippi, « Sénégal : des graffitis contre le coronavirus », sur francetvinfo.fr, (consulté le )
  19. Raoul Mbog, « Art africain : le musée Dapper ferme ses portes “pour mieux se réinventer” », sur Télérama, (consulté le )
  20. Daphné Bétard, « L'origine du monde », Le journal des arts,‎
  21. Hélène Maronet, « Le musée Dapper dédié aux arts africains va baisser le rideau », sur TV5Monde, (consulté le )
  22. Valérie Marin La Meslée, « Afrique-Culture : de Paris à Gorée, le Musée Dapper se déploie hors les murs », sur lepoint.fr, (consulté le )
  23. Corty Axelle, des arts « Le fonds Dapper voyage à la Fondation Clément aux Caraïbes » (version du 17 novembre 2020 sur l'Internet Archive), sur Connaissance des arts,
  24. Matteo Maillard, « Les jeunes Africains sont plus concernés par l’art que les Français qui venaient au musée Dapper », sur lemonde.fr, (consulté le )
  25. « Barthélémy Toguo : Désir d’humanité » connaissancedesarts.fr (consulté le 26 janvier 2021).
  26. « Ordre de la Légion d'honneur - Nominations, promotions et élévations du 02-04-2010 », sur www.france-phaleristique.com (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]