Christian Bobin

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Christian Bobin
Description de cette image, également commentée ci-après
Christian Bobin (Le Livre sur la place, Nancy, 2011)
Naissance (67 ans)
Le Creusot
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Poésie, essai, fragment

Œuvres principales

  • Le Très-Bas (1992)
  • La Plus que vive (1996)
  • Autoportrait au radiateur (1997)
  • Ressusciter (2001)

Christian Bobin, né le au Creusot en Saône-et-Loire où il demeure, est un écrivain et poète français.

À la fois poète, moraliste et diariste, il est l'auteur d'une œuvre fragmentaire où la foi chrétienne tient une grande place, mais avec une approche distanciée de la liturgie et du clergé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né d'un père dessinateur à l’usine Schneider du Creusot et d'une mère calqueuse. Enfant, il était solitaire et aimait la compagnie des livres[1]. À propos de son enfance, il a déclaré : « Je serais incapable de faire des récits d'enfance. Je me demande comment sont faits ces livres-là. Je me sens infirme devant ça. Et pour aggraver les choses, j'ai l'impression d'avoir une mémoire presque anéantie de tout ça[2]. »

Il a déclaré aussi au sujet de l'école : « Ce qui me paraît le plus insupportable — et c'est aussi ce que fait notre société — c'est que l'école me séparait de moi-même. Ce n'était pas d'une personne, mais de moi-même, dans le vagabondage des heures, des humeurs. C'était ça dont j'étais séparé. »[3]

Après avoir étudié la philosophie, il a travaillé pour la bibliothèque municipale d’Autun, à l’Écomusée du Creusot[4] et a été rédacteur à la revue Milieux ; il a également été élève infirmier en psychiatrie.

Ses premiers textes, brefs et se situant entre l'essai et la poésie, sont publiés aux éditions Brandes, Paroles d’Aube, Le temps qu'il fait, chez Théodore Balmoral, et surtout chez Fata Morgana (où il publie notamment Lettres d'or). À partir de la fin des années 1980, ses livres paraissent alternativement chez Fata Morgana et chez Gallimard, puis, en alternance avec Gallimard, aux éditions Lettres Vives et Le Temps qu'il fait.

Sa forme de prédilection est le fragment, une écriture concentrée faite de petits tableaux représentatifs d’un moment. Ses ouvrages tiennent à la fois ou séparément du roman, du journal et de la poésie en prose[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13].

Il connaît un certain succès à partir notamment d’Une petite robe de fête (1991), mais reste un auteur « amoureux du silence et des roses », fuyant le milieu littéraire. « Ma vie, écrit-il dans Louise Amour, s’était passée dans les livres, loin du monde, et j’avais, sans le savoir, fait avec mes lectures ce que les oiseaux par instinct font avec les branches nues des arbres : ils les entaillent et les triturent jusqu’à en détacher une brindille bientôt nouée à d’autres pour composer leur nid. »

En 1992, il rencontre un autre succès[14], grâce à un livre consacré à saint François d’Assise : Le Très-Bas, Prix des Deux Magots et Grand prix catholique de littérature en 1993. Il publie en 1996 La Plus que vive, hommage rendu à son amie Ghislaine, morte à 44 ans d’une rupture d’anévrisme.

Il a également préfacé ou postfacé quelques ouvrages, notamment un livre de Maximine, L’ombre la neige (Éditions Arfuyen, 1991) ainsi que deux livres de Patrick Renou : Sorianoda (Éditions de l’Envol, 1992) et Tu m'entends ? (Éditions Deyrolle, 1994, rééd. Verdier) et Devance tous les adieux, de Ivy Edelstein (Editions Points, 2015).

Il reçoit de l'Académie française le Prix d'Académie 2016 pour l'ensemble de son œuvre[15]. Christian Bobin a publié plus d’une soixantaine d’ouvrages.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  1. Lettre pourpre, Éditions Brandes, 1977
  2. Le Feu des chambres, Brandes, 1978
  3. Le Baiser de marbre noir, Brandes, 1984
  4. Souveraineté du vide, Fata Morgana, 1985
  5. L’Homme du désastre, Fata Morgana, 1986
  6. Le Huitième Jour de la semaine, Lettres Vives, 1986
  7. Ce que disait l’homme qui n’aimait pas les oiseaux, Brandes, 1986
  8. Dame, roi, valet, Brandes, 1987
  9. Lettres d’or, Fata Morgana, 1987
  10. L’Enchantement simple, Lettres Vives, 1989
  11. La Part manquante, Gallimard, 1989
  12. Éloge du rien, Fata Morgana, 1990
  13. Le Colporteur, Fata Morgana, 1990
  14. La Vie passante, Fata Morgana, 1990
  15. La Femme à venir, Gallimard, 1990
  16. L’autre visage, Lettres Vives, 1991
  17. La Merveille et l’Obscur, Paroles d’Aube, 1991 – Entretiens avec Christian Bobin, (ISBN 2-909096-00-9)
  18. Une petite robe de fête, Gallimard, 1991
  19. Le Très-Bas, Gallimard, 1992Prix des Deux Magots 1993, Grand prix catholique de littérature 1993
  20. Un livre inutile, Fata Morgana, 1992
  21. Isabelle Bruges, Le temps qu'il fait, 1992
  22. Cœur de neige, Théodore Balmoral, 1993
  23. L’Éloignement du monde, Lettres Vives, 1993
  24. L’Inespérée, Gallimard, 1994
  25. L’Épuisement, Le temps qu'il fait, 1994
  26. Quelques jours avec elles, Le temps qu'il fait, 1994
  27. L’Homme qui marche, Le temps qu'il fait, 1995
  28. La Folle Allure, Gallimard, 1995
  29. Bon à rien, comme sa mère, Lettres Vives, 1995
  30. La Plus que vive, Gallimard, 1996
  31. Clémence Grenouille, illustrations de Saraï Delfendahl, Le temps qu'il fait, 1996
  32. Une conférence d’Hélène Cassicadou, illustrations de Saraï Delfendahl, Le temps qu'il fait, 1996
  33. Gaël Premier, roi d’Abimmmmmme[16] et de Mornelonge, illustrations de Saraï Delfendahl, Le temps qu'il fait, 1996
  34. Le Jour où Franklin mangea le soleil, illustrations de Saraï Delfendahl, Le temps qu'il fait, 1996
  35. Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, Gallimard, 1996 – Photographies en noir et blanc d'Édouard Boubat, textes de Christian Bobin (rééd. Gallimard, 2010)
  36. Autoportrait au radiateur, Gallimard, 1997
  37. Mozart et la pluie suivi de Un désordre de pétales rouges, Lettres Vives, 1997
  38. Geai, Gallimard, 1998
  39. L’Équilibriste, Le temps qu'il fait, 1998
  40. La Grâce de solitude, Dervy, 1998 – Dialogue avec Christian Bobin, Jean-Michel Besnier, Jean-Yves Leloup, Théodore Monod, (ISBN 2-85076-959-2)
  41. La Présence pure, Le temps qu'il fait, 1999
  42. Tout le monde est occupé, Mercure de France, 1999
  43. Ressusciter, Gallimard, 2001
  44. La Lumière du monde, Gallimard, 2001
  45. L’Enchantement simple et autres textes, Gallimard, 2001
  46. Paroles pour un adieu, Albin Michel, 2001
  47. Le Christ aux coquelicots, Lettres Vives, 2002
  48. Louise Amour, Gallimard, 2004
  49. Prisonnier au berceau, Mercure de France, 2005, (ISBN 2-7152-2592-X)
  50. Une bibliothèque de nuages, Lettres Vives, 2006
  51. La Dame blanche, Gallimard, 2007
  52. Les Ruines du ciel, Gallimard, 2009 – Prix du livre de spiritualité 2010 Panorama-La Procure[17]
  53. Carnet du soleil, Lettres Vives, 2011
  54. Un assassin blanc comme neige, Gallimard, 2011
  55. Éclat du Solitaire, Fata Morgana, 2011
  56. L’Homme-joie, L'Iconoclaste, 2012
  57. La Grande Vie, Gallimard, 2014
  58. Noireclaire, Gallimard, 2015
  59. La Prière silencieuse, Gallimard, 2015 – Photographies de Frédéric Dupont, texte de Christian Bobin
  60. Un bruit de balançoire, L'Iconoclaste, 2017
  61. Le Plâtrier siffleur, POESIS, 2018

Préfaces / postfaces[modifier | modifier le code]

  1. Air de solitude de Gustave Roud, Éditions Fata Morgana, 1988 (préface)
  2. L'ombre la neige de Maximine, Éditions Arfuyen, 1991 (lettre-postface)
  3. Sorianoda de Patrick Renou, Éditions de l'Envol, 1992 (lettre en postface)
  4. Tu m'entends ? de Patrick Renou, Éditions Deyrolle, 1994 (rééd. Verdier) (préface)
  5. Devance tous les adieux de Ivy Edelstein, Éditions Points, 2015 (préface)

Revues[modifier | modifier le code]

  1. « Le Bouclier », revue La Chair et le Souffle, vol.8, no 2, 2013, p. 48-56

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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