Christian Jacq

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Christian Jacq
Description de cette image, également commentée ci-après

Christian Jacq au Salon du Livre de Paris (2013).

Alias
Christopher Carter, J. B. Livingstone, Célestin Valois
Naissance (69 ans)[1]
Paris
Activité principale
Égyptologue, romancier, essayiste
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Champollion l'Égyptien
  • J'ai construit la grande pyramide
  • Le Juge d'Égypte
  • Ramsès
  • La Reine Soleil

Christian Jacq, né à Paris XVIIe le , est un écrivain d'expression française vivant en Suisse. Chercheur en égyptologie de formation, il a publié à partir des années 1990 divers ouvrages sur l'Égypte antique, devenus des livres à succès.

L'auteur a également écrit des romans policiers sous les pseudonymes de Christopher Carter, J. B. Livingstone et Célestin Valois. Il utiliserait aussi pour des ouvrages ésotériques et sur la franc-maçonnerie les pseudonymes de Jean Delaporte, Jean Petrus, Pierre Dangle et Andrew Fabriel[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Christian Jacq naît à Paris au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le 28 avril 1947, d'un père pharmacien d'origine bretonne et d'une mère d'origine polonaise[3].

Il est élevé par une grand-mère qui lui donne le goût de la lecture. Durant son enfance, il lit Spirou et les albums de Tintin. Il lit de la bande dessinée, notamment Blake et Mortimer qui aborde parfois l'égyptologie, des auteurs classiques français comme Stendhal, Alfred de Musset et Nerval, de même que des auteurs du romantisme allemand[4]. Il est élève à l'Institution Notre-Dame de Sainte-Croix, un établissement catholique[3]. L'auteur rend hommage à sa grand-mère dans sa série de romans policiers L'inspecteur Higgings, celle-ci ayant inspiré le personnage de l'intendante de l'inspecteur[5].

Christian Jacq se marie à l'âge de 17 ans avec une prénommée Françoise, qu'il a connu au collège ; son voyage de noces le conduit en Égypte[6],[7].

Christian Jacq donne, dans deux entrevues, des explications différentes sur comment il s'est pris de passion pour l'Égypte : soit à la suite de son voyage de noces dans ce pays, ce qui le décide alors à apprendre en autodidacte la lecture des hiéroglyphes[6], soit par la lecture de l'Histoire de la Civilisation de l'Égypte ancienne de Jacques Pirenne[4].

Intéressé à devenir égyptologue, il poursuit des études de philosophie et de lettres classiques à l'université de Nanterre, à l'époque de Mai 68, aux événements duquel il ne participe pas, avant de rejoindre la Sorbonne, où il effectue des recherches en égyptologie dans le cadre d'un doctorat sur les rites funéraires égyptiens, sous la direction de Jean Leclant jusqu'en 1979, année de sa soutenance[6],[4],[3],[8].

Avant son doctorat, il publie un premier essai sur les liens entre l'Égypte ancienne et le Moyen Âge à l'âge de 21 ans.

Il n'est pas intéressé par les fouilles archéologiques sur le terrain, mais l'est plus par « un modèle, des valeurs, qui peuvent encore inspirer aujourd'hui »[4].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Christian Jacq exerce divers métiers avant de se lancer à temps plein dans l'écriture ; il est ainsi un temps collaborateur de la radio France Culture, coproduisant par exemple certaines émissions de la série Les Chemins de la connaissance[4].

Une rencontre avec Étienne Lalou, directeur de collection chez Flammarion, lui laisse entrevoir une carrière dans la littérature[4]. C'est en tant que directeur de collection et réviseur qu'il débute une carrière littéraire, en révisant des ouvrages écrit par d'autres auteurs, et en dirigeant, aux Éditions du Rocher, une collection publiant des gloses[4].

Ses premiers écrits sont des romans policiers, genre qu'il n'abandonne pas par la suite. En 1980 et 1981, il publie, chez Plon, cinq romans d'une série, Basile le Distrait, sous le nom de plume de Célestin Valois. Entre 1984 et 1997, il publie, aux Éditions du Rocher, 44 romans policiers de la série Les Dossiers De Scotland Yard, sous le nom de plume de J. B. Livingstone. Enfin, entre 1998 et 2002, Christian Jacq publie une série de sept romans policiers, Les Enquêtes de lord Percival, sous le nom de plume de Christopher Carter aux éditions Robert Laffont puis chez un éditeur moins connu, Cie 12. L'auteur aurait choisi ces noms de plume en référence à David Livingstone, explorateur du Nil, et à Howard Carter, qui découvrit la tombe de Toutânkhamon[9].

À partir de 1982, il écrit ses premiers romans historiques, comme La Reine Soleil et L'Affaire Toutânkhamon. À partir de 1987, Christian Jacq aborde dans ses romans le thème de l'Égypte[10].

Parallèlement aux romans, Christian Jacq publie des essais sur les symboles liés aux cathédrales, à la franc-maçonnerie, à la « sagesse égyptienne », ainsi que des guides sur Louxor et Karnak[4].

Lorsque les ouvrages sur l'Égypte commencent à rencontrer du succès auprès du public, l'éditeur Pygmalion lance une collection dédiée, dont Christian Jacq espérait pouvoir assumer la direction, espoir non concrétisé[4]. C'est ainsi que l'auteur publie, en 1987, son quatrième roman, Champollion l'Égyptien, sous le nom de Christian Jacq, qui est son premier grand succès[10].

Sa femme le convainc de quitter Paris et de se consacrer à l'écriture à plein temps ; ils emménagent près d'Aix-en-Provence[5].

En 1993, il se lance dans une série de romans sur l'Égypte ancienne. C'est Claude Gagnière, directeur de collection chez France Loisirs, qui accepte en premier un projet de roman sous forme de cycle dont l'intrigue se situe en Égypte. Claude Gagnière pense ainsi pouvoir surfer sur la vague du succès du roman La Chambre des dames, un roman historique dont l'action se situe au Moyen Âge[4]. Le premier opus paraît en 1993.

Christian Jacq souhaite ensuite[Quand ?] quitter France Loisirs pour continuer ses publications et se met à la recherche d'un nouvel éditeur. Les réactions des éditeurs le déçoivent, car ils lui recommandent de moins publier pour pouvoir remporter des prix et gagner en crédibilité ou d’éviter les longs cycles[10],[5].

Une longue collaboration naît alors entre Christian Jacq et Bernard Fixot, directeur chez Robert Laffont. En 2004, il déclare : « Il est totalement éditeur et me laisse totalement écrivain »[réf. insuffisante][11]. En effet, Bernard Fixot est ouvert à l'idée de longs cycles, et intéressé par l'idée d'un rythme de publication trimestriel, inspiré des publications en feuilleton du xixe siècle[4]. L'éditeur est également plus intéressé par l'entrepreneuriat et la vente que par les prix littéraires, et il arrive à transmettre cet état d'esprit aux auteurs qu'il publie[12]. Bernard Fixot fonde par la suite XO éditions, maison d'édition que rejoint Christian Jacq.

L'auteur se constitue une documentation importante sur l'Égypte, résumée dans plusieurs centaines de fiches[4]. Sa bibliothèque comporte environ 10 000 ouvrages[5].

Sa série de romans sur Ramsès II rencontre un large succès, un article de Libération en 1996 citant des chiffres de vente de l'ordre de 360 000 pour Le Fils de la lumière, 280 000 pour Le Temple des millions d'années, et un premier tirage à 75 000 exemplaires pour sa suite, La Bataille de Kadesh[6].

En novembre 2011, sous l'impulsion de son épouse, Christian Jacq débute la réédition de ses romans sous le titre général Les Enquêtes de l'Inspecteur Higgins, des romans policiers publiés sous un nom de plume[5]. Ces livres sont signés Christian Jacq et édités par J. Éditions. Sur quatre livres édités chaque année, deux sont des rééditions mises à jour et complétées par l'auteur et deux sont des inédits.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Parallèlement, il fonde[Quand ?] et dirige l'Institut Ramsès, qui publie des transcriptions de textes égyptiens et vise à l'édification d'un fonds photographique sur les monuments d'Égypte[10]. En 1993, Christian Jacq publie un ouvrage intitulé « Recherches sur le Paradis de l'autre monde d'après les Textes des Pyramides et les Textes des Sarcophages » édité par cet institut[13].

Habitant dans la région d'Aix-en-Provence dans les années 1990, il déménage en 1997 pour Lausanne à des fins d'expatriation fiscale[4] ou suite aux accusations d'être un gourou de secte[14].

Style d'écriture[modifier | modifier le code]

Les romans ont un style rappelant les feuilletons américains, avec beaucoup de dialogues, et des phrases courtes[6]. La critique note l'absence de construction, de division logiques en chapitres, de profondeur des personnages, la faiblesse du style[4]. Le vocabulaire est limité[3].

Son éditeur compare Christian Jacq à John Grisham et Michael Crichton, deux auteurs américains à succès, expliquant que si les consommateurs français n'achètent que trois livres par an, ce seront les livres de Christian Jacq qu'ils choisiront[6]. L'éditeur note également que les ouvrages donnent un « sentiment de se cultiver »[6] et se félicite de la grande capacité de production de l'écrivain, à raison de 400 pages par trimestre[6].

La transposition d'éléments contemporains dans l'Égypte antique est systématique. Ainsi, Libération compare son cycle sur Ramsès à Dallas ou Dynastie, deux séries télévisées alors en vogue, transposées en Égypte[6].

Raphaël Draï, un universitaire en sciences politiques, voit une différence entre le roman historique traditionnel et les romans de Christian Jacq. Pour lui, ces derniers ne mettent pas tant l'accent sur l'intrigue que sur une « tentative de « reconstitution » historique »[15].

Jean-François Colosimo, écrivain et éditeur, estime que les romans de Christian Jacq s'inscrivent dans une « industrie [qui] diffuse des produits] »[4]. Il analyse que la technique de l'auteur est de « transposer des situations et un langage de soap opera dans un cadre supposé égyptien, avec ce qu'il faut d'onction spiritualiste pour obtenir l'adhésion du plus grand nombre. ». Théologien et conservateur, il dénonce les aspects négatifs de l'Égypte vue par la chrétienté : « L'Égypte, c'était un monde d'esclaves, le triomphe de l'idolâtrie et la vénération de la mort », estimant que Christian Jacq ne parle pas de cette civilisation, mais du monde d'aujourd'hui, allant jusqu'à qualifier cette transposition de « régression de type New Age face aux désordres de l'époque »[4].

Plusieurs universitaires, comme l'égyptologue Jean Yoyotte[4] ou Raphaël Draï[15], déjà cité, notent la dimension de roman initiatique, ésotérique ; le premier parle de « perspective de révélation »[4] et le second de mystagogie[15].

L'auteur lui-même caractériste son œuvre comme comportant un « certain mysticisme »[10].

Christian Jacq écrit à la main[4], lentement, longuement, chaque semaine[6].

Ventes[modifier | modifier le code]

Les pharaons d'Égypte sont parmi les personnalités préférées des français et l'égyptologie est un thème à la mode, ce qui fait que certains des ouvrages sur le sujet deviennent des best-sellers[15]. D'après Christian Jacq, ce n'était pas le cas dans les années 1980, époque où les journalistes estimaient que les livres n'intéressaient pas le public[5].

En 2010, le chiffre de 27 millions de livres vendus est cité dans Le Figaro, dans un article le présentant comme « sans doute l'auteur français le plus lu au monde »[7]. Les ventes n'ont pas évolué dans des proportions importantes par la suite, le même chiffre de 27 millions étant répété dans les articles de presse postérieurs, notamment en octobre 2016 lors de la parution de Sphinx[16].

Les romans historiques sur l'Égypte sont traduits dans plusieurs langues[6],[7], mais ne séduisent pas immédiatement le public anglo-saxon[6]. En 2000, L'Express note une traduction en chinois, ce qui est très rare pour un auteur français[4]. Les ventes à l'étranger sont également élevées, avec en 1998 le chiffre de 2,7 millions d'exemplaires vendus en Italie ou 550 000 exemplaires en Corée[14]. Suite à la parution de Ramsès en 1995, Susanna Lea, alors collaboratrice au sein des Éditions Robert Laffont, négocie les premiers contrats des droits de traduction en préparant une campagne publicitaire dédiée et en exigeant l'achat du cycle entier par les éditeurs étrangers ; Time Warner pour les États-Unis, Simon & Schuster pour le Royaume-Uni et Mondadori pour l'Italie acquièrent ces droits[14].

Reconnaissances[modifier | modifier le code]

Christian Jacq n'a remporté aucun grand prix littéraire français. Dans un entretien de 1994, l'auteur explique que le milieu littéraire se méfie des romans historiques et relate une anecdote selon laquelle un éditeur, qu'il refuse de nommer, estime que les grands prix sont réservés à ceux ne publiant que tous les quatre ans[10].

Ses premiers romans ont connu une meilleure reconnaissance ; ainsi, en 1989, La Reine Soleil remporte le Prix Jean d'Heurs du roman historique[17]. En 1982, le roman L'Égypte des grands Pharaons fait partie des 37 récipiendaires du Prix Broquette-Gonin de littérature, « destiné à récompenser l'auteur d'un ouvrage philosophique, politique ou littéraire jugé susceptible d'inspirer l'amour du vrai, du beau et du bien »[18].

Grâce à ses ventes, son roman L'Affaire Toutankhamon a remporté le Prix Maison de la Presse en 1992[19].

Positions[modifier | modifier le code]

Sur la religion[modifier | modifier le code]

Pour Christian Jacq, les religions sont nées dans l'Égypte ancienne à l'époque des pharaons, et toutes les autres religions en descendent, religions qui pourtant contestent cet héritage[15],[réf. insuffisante][20].

Il défend une thèse selon laquelle les « religions bibliques, le judaïsme et le christianisme, ne sont que des copies de la religion égyptienne matricielle »[15]. Il écrit ainsi, à propos du récit cosmogonique de la Genèse : « “Au commencement était le verbe” de l’Évangile de Jean n’est qu’une adaptation d’un texte égyptien ». De même, à propos de l'eucharistie, il déclare : « Dans les mystères d’Osiris l’on célébrait aussi le Dieu ressuscité sous la forme du pain et du vin, symbolique dont s’inspira le christianisme ». Il reprend aussi les propos d'autres égyptologues, comme cette citation de Siegfried Morenz : « Qui dira si ce ne sont pas les momies égyptiennes qui ont inspiré la notion de résurrection de la chair dont on ne peut dire qu’elle soit vétéro-testamentaire ni chrétienne, ni surtout grecque ? »[15].

Raphaël Draï analyse cette position comme une reprise de la propagande idéologique des pharaons, qui arguaient de la pureté de leur religion et de son caractère sui generis n'empruntant aucun élément à d'autres religions[15]. Il insiste sur l'absence d'opposition entre l'originalité d'une croyance religieuse et les emprunts à des croyances plus anciennes[15]. Enfin, il contextualise l'attribution de l'invention du concept de résurrection aux égyptiens, y voyant plutôt un thème récurrent de l'humanité[15].

Sur la place de l'égyptologie dans notre société[modifier | modifier le code]

Selon lui, le message d’Égypte ne doit pas être ancré dans le passé, mais s'applique également à notre société, transmettant des valeurs et un message toujours contemporains[4].

Sur la technologie[modifier | modifier le code]

Christian Jacq écrit ses romans à la main, sans ordinateur[4]. Dans son roman Sphinx paru en octobre 2016, il met en scène un personnage nommé la Machine, qui veut asservir l'humanité. Lors de la sortie de ce roman, l'auteur fait part de son angoisse, évoquant la « tyrannique technologie »[16].

Controverses[modifier | modifier le code]

Vulgarisation scientifique et roman historique[modifier | modifier le code]

Un courant du monde universitaire français de la fin du XXe et du début du XXIe siècle est caractérisé par le rejet de la vulgarisation scientifique et des romans historiques, lesquels sont accusés de véhiculer trop de contresens et d'imprécisions par leurs simplifications, et qui donnent trop de latitude aux auteurs pour présenter leurs thèses personnelles comme des faits[réf. souhaitée]. Cela explique les critiques adressées à l'auteur par des égyptologues[Lesquels ?] français[10],[21].

De son côté, Christian Jacq rejette le milieu universitaire et préfère une carrière en dehors de l'université. Il tient des propos très durs contre les universitaires français, estimant qu'un jeune chercheur souhaitant faire une carrière devrait aller en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux États-Unis[10] ou que certains chercheurs « n'aiment pas l'Égypte mais font carrière grâce à elle »[21]. Il rappelle la différence entre un essai, où il regarde prioritairement « les faits, les textes, les dates » et les romans, où il souhaite vivre avec ses personnages[21]. Il revendique être un vulgarisateur[3].

Manque de recul sur les sources[modifier | modifier le code]

Il existe un point de désaccord particulier entre les universitaires français et Christian Jacq quant au recul vis-à-vis des sources[21]. Il est reproché à Christian Jacq de reprendre la propagande des pharaons[15].

L'auteur revendique ce manque de recul, se considérant lui-même un égyptien d'adoption vieux de 4 500 ans ; il déclare ainsi en 2009 : « Je ne regarde pas cette civilisation comme un entomologiste étudie des insectes. Je suis impliqué corps et âme dans mon travail[21] ». Christian Jacq rejette également l'objectivité scientifique estimant que « l'expérimentateur ne peut pas être indépendant de l'expérience[21] ».

Soupçons de diriger une secte et d'avoir détourné une loge maçonnique[modifier | modifier le code]

En 1996, Charlie Hebdo publie des documents relatant la création par Christian Jacq, en 1992, d'une organisation nommée Maison de Vie, que le journal choisit de présenter comme une secte[réf. insuffisante][22],[6]. Des extraits du règlement intérieur comportent des propos tels que : « Au cœur de la Maison est la Règle […] Mets-la en œuvre, relis-la encore, ne cesse jamais de la relire et de la mettre en œuvre car elle est la vie. […] Que cette Règle soit à la fois ton Père et ta Mère, qu'elle t'engendre dans l'éternelle lumière du Principe, comme elle crée la fraternité et la soeurité qui tiennent à elle. […] Pour vivre la Règle, commence par lui obéir. […] Un Frère et une Sœur sont transparents. […] Notre vie privée nous prive de vie. […] Si tu l'aimes [la Maison de vie] dans sa hiérarchie en acceptant d'être situé là où elle te situera, ta vie sera simplicité et plénitude. »[22], un contenu que Libération qualifie de « délirant »[6].

Dans une interview donnée à Libération la même année, Christian Jacq explique que cette organisation est l'éditeur de ses recherches et de documents historiques. Il dit aussi que certains écrits lui ont été faussement attribués, notamment « des textes contre la famille et les enfants ». Dans la même interview, il explique par la suite qu'il s'agit d'une loge maçonnique[6]. Il dément brièvement une nouvelle fois, en 2014, avoir fondé une secte en déclarant : « J’ai deux maîtres, Ramsès et Mozart. Je ne suis le gourou de personne[5]. » La publication des documents par Charlie Hebdo sera suivie d'une enquête de Carole Vantroys pour le magazine Lire[4].

L'égyptologue Jean Yoyotte note, quant à lui, la tradition ésotérique de l'auteur, et écrit que les romans sont « orientés dans la perspective d'une révélation »[4].

Pierre Louis publie en 2012 un ouvrage, Main basse sur une loge maçonnique. Vers un nouveau Temple Solaire ?, dans lequel Christian Jacq et son épouse sont accusés d'avoir pris le contrôle d'une loge maçonnique pour créer une loge indépendante de la franc-maçonnerie, avec des rituels s'inspirant de l'Égypte antique[23]. Les allégations de Pierre Louis ne sont pas soutenues ou corroborées par d'autres sources.

Quoi qu'il en soit, Christian Jacq a effectivement fondé en 1992 une entreprise du nom de Maison de Vie Éditeur, qui a une activité commerciale réelle, publiant des ouvrages sur la tradition initiatique, la Franc-Maçonnerie, le message des cathédrales et l'Égypte pharaonique. Le 9 novembre 2016 sort le 73e ouvrage, Le Cantique des cantiques, de Michel Lapidus. Les ouvrages de cet éditeur sont distribués en librairie, et font l'objet de critiques et présentation dans les médias[24].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie de Christian Jacq.

Cycles de romans sur l'Égypte antique[modifier | modifier le code]

Christian Jacq a publié les cycles suivants :

  • Le Juge d'Égypte, 3 tomes, 1993 et 1994 chez Plon ;
  • Ramsès, 5 tomes, 1995 et 1996 chez Robert Laffont ;
  • La Pierre de lumière, 4 tomes, 2000, chez XO éditions ;
  • La Reine Liberté, 3 tomes, 2002, chez XO éditions ;
  • Les Mystères d'Osiris, 4 tomes, 2003 et 2004, chez XO éditions ;
  • La Vengeance des Dieux, 2 tomes, 2006 et 2007, chez XO éditions ;
  • Et l'Égypte s'éveilla, 3 tomes, 2010 et 2011, chez XO éditions ;
  • Les Enquêtes de Setna, 4 tomes, 2014 et 2015, chez XO éditions.

Autres romans historiques notables[modifier | modifier le code]

Séries de romans policiers[modifier | modifier le code]

  • Basile le Distrait, 5 volumes (1980-1981), sous le nom de plume de Célestin Valois, chez Plon ;
  • Les Dossiers de Scotland Yard, 44 volumes (1984-1997), aux Éditions du Rocher, sous le nom de plume de J. B. Livingstone, écrits seuls ou coécrits avec Jean-Paul Bertrand ;
  • Les Enquêtes de l'inspecteur Higgins (2011-2017), romans pour certains publiés initalement sous le nom de plume de J. B. Livingstone, réédités dans une version corrigée sous le nom de Christian Jacq ;
  • Les Enquêtes de lord Percival , 7 volumes (1998-2002), sous le nom de plume de Christopher Carter, chez Robert Laffont puis chez Cie 12.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de l'auteur.
  2. Pierre Louis, Main basse sur une loge maçonnique. Valence d'Albigeois : Éditions de La Hupe, 2012, p. 107. (ISBN 978-2-916123-85-1)
  3. a, b, c, d et e Émilie Grangeray, « Christian Jacq, la saga du "petit scribe" », Le Monde,‎ (consulté le 27 octobre 2016).
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Françoise Monier, « Scribe best-seller », sur L'Express,‎ (consulté le 28 octobre 2016).
  5. a, b, c, d, e, f et g Isabelle Falconnier, « Christian Jacq: un Egyptien à Blonay », sur L'Hebdo,‎ (consulté le 29 octobre 2016).
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Annette Lévy-Willard, « Christian Jacq, le nouveau pharaon. », sur Libération,‎ (consulté le 27 octobre 2016).
  7. a, b et c Laure Mentzel, « Docteur Christian et le mystère Jacq », sur Le Figaro,‎ (consulté le 27 octobre 2016).
  8. « Le voyage du mort : recherches sur les modes et supports du déplacement du défunt dans les textes des pyramides et les textes des sarcophages / Christian Jacq - », Système universitaire de documentation (consulté le 2 novembre 2016) (notice).
  9. Marie-Hélène Dhifi, « Christian Jacq auteur de romans policiers », sur Scribium,‎ (consulté le 29 octobre 2016).
  10. a, b, c, d, e, f, g et h Didier Sénécal, « Christian Jacq », sur Lire : le magazine littéraire,‎ (consulté le 29 octobre 2016) via Internet Archive.
  11. Le Figaro Économie, 12 août 2004.
  12. Thiébault Dromard, « Christian Jacq ou le bon filon de Bernard Fixot », sur Le Figaro,‎ (consulté le 29 octobre 2016).
  13. Recherches sur les paradis de l'autre monde d'apres les Textes des pyramides et les Textes des sarcophages, Paris, Institut Ramses, (OCLC 31084719)
  14. a, b et c Carole Vantroys, « Italien-Coréen comme Christian Jacq », sur Lire,‎ (consulté le 29 octobre 2016).
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Raphaël Draï, « Égyptologues ou biblioclastes ? », Pardès, In Press, vol. 1, no 38,‎ , p. 153-169 (ISSN 0295-5652, résumé, lire en ligne).
  16. a et b Pierre Vavasseur, « Christian Jacq joue à nous faire très peur », sur Le Parisien,‎ (consulté le 1er novembre 2016).
  17. « Prix Jean d’Heurs du Roman Historique », sur Prix littéraires (consulté le 29 octobre 2016).
  18. « Prix Broquette-Gonin (littérature) », sur Académie française (consulté le 29 octobre 2016).
  19. « Palmarès du Prix Maison de la Presse », sur La lettre du libraire (consulté le 29 octobre 2016).
  20. Le Figaro Magazine, 13 septembre 2003
  21. a, b, c, d, e et f Blaise de Chabalier, « Christian Jacq, dans la peau d'un scribe », sur Le Figaro,‎ (consulté le 1er novembre 2016).
  22. a et b Charlie Hebdo, 3 avril 1996.
  23. Pierre Louis, Main basse sur une loge maçonnique. Vers un nouveau Temple Solaire?, De la Hutte, .
  24. Pierre Guelff, « Les voyages rituels de Percy John Harvey (MdV Éditeur) », sur Fréquence Terre,‎ (consulté le 29 octobre 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]