Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld
Christian IV of Palatinate-Zweibrücken.jpg
Titre de noblesse
Duc
Biographie
Naissance
Décès
(à 53 ans)
Château de Pettersheim (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Église Alexander (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Christian IV. von Pfalz-ZweibrückenVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Autres informations
Religion

Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld, né à Bischwiller le , mort le à Petersheim est duc palatin de Deux-Ponts-Birkenfeld-Bischwiller et comte palatin de Birkenfeld de 1734 à 1775.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1757 il épousa (morganatiquement) Marianne Camasse, roturière strasbourgeoise que Louis XV titra comtesse de Forbach. En raison de cette mésalliance, ses enfants (notamment le chevalier Christian de Deux-Ponts) furent écartés de la succession du duché et son neveu Charles II lui succéda.

Il eut pour surintendant de ses bâtiments, de 1752 à 1756, l'architecte du roi Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne et pour premier architecte, Pierre Patte. Ce dernier acheva en 1756 le château de Jägersburg, près de Hombourg (Sarre), conçu et réalisé par Mansart de Sagonne. Le château était imité du Grand Trianon de Jules Hardouin-Mansart, aïeul de l'architecte. Ce château, incendié en 1793, lors des incursions révolutionnaires sur le Rhin, fut rasé en 1798.

Pierre Patte réalisa en 1767 la décoration de la chambre de parade de l'hôtel des Deux-Ponts à Paris, décor publié par l'architecte dans le tome V du Cours d'architecture de Jacques-François Blondel en 1777. L'hôtel avait été acquis par le duc en mars 1767 et fut revendu par sa veuve en 1779. Situé rue neuve Saint-Augustin, cet hôtel figurait au rang des réalisations fameuses de Jules Hardouin-Mansart sous le nom d'hôtel de Lorges. Il fut démoli lors du tracé de la rue de la Michodière.

Christian IV des Deux-Ponts fut particulièrement en vue de la diplomatie française au milieu du XVIIIe siècle en tant que prétendant aux trônes de Bavière et du Palatinat. Il devint l'ami intime de Louis XV et de Madame de Pompadour avec laquelle il entretint une correspondance galante. À la suite de son mariage morganatique avec Marie-Anne Camasse, il cessa d'intéresser la France. Il demeura néanmoins très apprécié de la cour de Versailles et avait ses entrées au Petit Trianon. C'est sans doute sur son conseil que l'on disposa des peupliers et non des ormes ou des tilleuls à l'entrée de cette résidence chère à Louis XV, à l'instar de ce qui fut pratiqué par le duc à Jägersburg.

Il fut intime du marquis Marc-René de Voyer d'Argenson, qui lui avait conseillé d'employer Mansart de Sagonne, alors qu'il construisait son château et ses haras d'Asnières.

Nicolas Appert, inventeur de la conserve alimentaire, fut son officier de bouche de 1772 à 1775.

Le peintre Johann Christian von Mannlich demeura longtemps à son service et rédigea des mémoires fameuses sur sa vie avec le duc.

Christian IV eut aussi pour architectes, Jonas Erikson Sundahl et Johann Christian Ludwig Hautt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Cachau, « Le château de Christian IV, duc des Deux-Ponts, à Jägersburg. Un château français en Allemagne (1752-1756) », Francia, n° 39, 2012, p. 135-165.
  • Philippe Cachau, Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778), thèse d'histoire de l'art, Paris-I, 2004, t. I, p. 483-498.
  • Wilhelm Weber, Schloss Karlsberg, Homburg, 1987.
  • Julius Dahl - Karl Lohmeyer, Das barocke Zweibrücken und seine Meister, s.l., 1957.
  • Jean-Laurent Vonau, « Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 7, p. 636

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :