Christian Dufour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dufour.

Christian Dufour est un avocat, un politologue et un auteur québécois. Il fait de la recherche et enseigne à l'École nationale d'administration publique (ENAP) à Montréal. Chroniqueur au Journal de Montréal et au Journal de Québec, il commente également l'actualité politique et sociale dans les médias électroniques.

Carrière[modifier | modifier le code]

Avant d'entamer en 1988 une carrière de chercheur à l'Institut de recherche en politiques publiques, Christian Dufour a travaillé pendant plusieurs années au sein de l'administration publique québécoise, principalement au Protecteur du Citoyen et au Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes. Ses recherches portent sur le fédéralisme canadien, la réforme des institutions de même que le rôle de l'État en matière identitaire. Sympathique au nationalisme québécois, il a publié plusieurs ouvrages et dirigé la Revue canadienne de science politique en 2002 et 2003.

Christian Dufour a été critique de la série de télévision "Le Canada: une histoire populaire", tout en étant le premier à écrire sur Céline Dion comme point de référence identitaire québécois. Il s'est opposé à un mode de scrutin proportionnel qui menacerait selon lui l'alternance politique et diminuerait le pouvoir de la majorité francophone alors que le Québec n'est ni souverain ni société distincte. Au début de 2011, il s'est retiré du groupe de réflexion qui donnera naissance à la CAQ à la suite de l'évacuation de la question identitaire.

Plus récemment, Christian Dufour a critiqué le projet du gouvernement Charest d'imposer la bilinguisation systématique de la 6e année du cours primaire francophone, de même que le refus d'une partie du mouvement étudiant de dénoncer le vandalisme et l'intimidation dans le dossier de la hausse des frais de scolarité.

Le premier livre de Christian Dufour s'intitulait Le Défi québécois. Publié en 1989, c'était en partie un plaidoyer en faveur de l'Accord du lac Meech, en même temps qu'une analyse de l'impact de la Conquête sur l'évolution de la politique canadienne. Plus récemment, Le Défi français -regards croisés sur la France et le Québec (2006) posait la question de l’avenir des sociétés de langue française dans un univers marqué par la révolution technologique, la montée du terrorisme et l’accélération de la mondialisation.

Les Québécois et l’anglais - le retour du mouton (Montréal, LER, 2008) traite de la vieille relation d’amour-haine que les Québécois entretiennent avec la langue de Shakespeare, critiquant chez un nombre croissant de francophones une telle valorisation de l’anglais et du bilinguisme qu’on en vient dans les faits à remettre en cause le crucial principe de la claire prédominance du français sans exclusion de l'anglais au Québec.

Essais politiques publiés[modifier | modifier le code]

  • Les Québécois et l'anglais - Le retour du mouton, Les Éditeurs Réunis, Montréal, 2008. (Prix littéraire 2009 intérêt général, Salon du livre du Saguenay.)
  • Le Défi français - regards croisés sur la France et le Québec, 2006.
  • Lettre aux souverainistes québécois et aux fédéralistes canadiens qui sont restés fidèles au Québec, 2000.
  • La Rupture tranquille, 1992.
  • Le Défi québécois, 1989 (publié en anglais sous le titre "A Canadian Challenge -Le Défi québécois" et réédité en 2000 aux Presses de l'université Laval).

Citations[modifier | modifier le code]

«Dans quel monde ces leaders étudiants déconnectés du réel vivent-ils ? » 10 avril 2012 [citation nécessaire]

«Ce ne sont pas seulement les frais de scolarité qu’il faut réformer. C’est tout un système d’éducation qui produit des perdants professionnels.» 10 avril 2012 [citation nécessaire]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Paillé, compte rendu de Christian Dufour, Les Québécois et l’anglais. Le retour du mouton, Montréal, Les Éditeurs réunis, 2008, 149 p., dans : Bulletin d'histoire politique, 2009, vol. 18, no 1, p. 306-310.
  • Louis Cornellier, Essais Québécois : Christian Dufour contre les moutons, Le Devoir, 8 nov. 2008, p. F 11.
  • Simon Langlois, compte rendu de Christian Dufour, La rupture tranquille, dans : Recherches sociographiques, 1993, vol. 34, no 1, p. 132-134.

Liens externes[modifier | modifier le code]