Christian Combaz

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Christian Combaz.

Christian Combaz, né le 21 septembre 1954 à Alger, est un écrivain et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Issu d'une famille savoyarde de la classe moyenne, originaire des Contamines-Montjoie, né de mère corse en Algérie où son père était expatrié comme ingénieur pétrolier, Christian Combaz passe son enfance à Bordeaux dans un milieu catholique et dans le collège de frères maristes décrit par François Mauriac[réf. nécessaire], Sainte-Marie du Grand-Lebrun.

Son père ayant été nommé à Paris, sa famille s' y installe en 1968 et l'inscrit chez les Jésuites du Trocadéro au Lycée Saint-Louis-de-Gonzague où la fréquentation de la haute bourgeoisie parisienne nourrit ses lectures et ses ambitions[interprétation personnelle]. Inscrit en hypokhâgne au lycée Henri-IV et à la Sorbonne, il rompt avec son père, renonce à préparer l’École normale supérieure pour devenir coursier, employé d'assurances, contrôleur au théâtre des Variétés, puis pigiste aux Nouvelles littéraires et au Quotidien de Paris sous la direction de Philippe Tesson qui l'encourage à écrire.

Après une réconciliation avec sa famille, il renoue avec les études en s'inscrivant à Sciences-Po où il est l'élève de Laurent Fabius et de Raymond Barre[réf. nécessaire]. Il s'inscrit, en parallèle, à l'école des Beaux-Arts en sculpture dans l'Atelier Viseux. Premiers essais littéraires, vie mondaine, séjours en Italie à Rome et à Venise, amitiés ecclésiastiques, littéraires, militaires, aéronautiques, qui nourriront plusieurs de ses romans toujours à mi-chemin entre l'invention et le récit[interprétation personnelle]. Longs séjours californiens. Il nourrit une passion précoce pour l'aviation, songe à en faire son métier[interprétation personnelle], puis commence à gagner sa vie dans le journalisme et la littérature à titre principal. La publication de son premier livre, Messieurs, est saluée par le critique le plus redouté de l'époque[interprétation personnelle], Angelo Rinaldi, comme une révélation[réf. nécessaire].

Journaliste au Figaro, auteur de nombreux reportages, il vit de sa plume à la campagne dès l'âge de 28 ans. Son essai Éloge de l'âge, écrit à 32 ans, confirme sa vocation à la littérature[interprétation personnelle]. Ses romans sont plusieurs fois retenus pour les prix de l'automne[réf. nécessaire] mais une attitude qu'on décrit volontiers comme farouche et sa « propension à ne fréquenter que les septuagénaires » l'éloigne de la reconnaissance de ses pairs[interprétation personnelle]. Installé au fond de l'Aveyron dans le sud de la France pendant vingt ans, il n'en demeure pas moins voyageur et chroniqueur pour le compte de divers journaux parisiens, le Figaro, l'Express, Jeune Afrique, Grands Reportages, Valeurs Actuelles. Il vit à New-York en 2001, chez son frère entrepreneur, pendant l'année qui précède l'attentat, où il compose un roman d'anticipation paru en septembre dont la couverture représente les tours jumelles du World Trade Center curieusement cisaillées par un coup de baïonnette[1]. Aviateur déçu, il se rabat sur le deltaplane et le parapente dont il est l'un des premiers adeptes en France[interprétation personnelle] et sur lequel il publiera un manuel traduit en quatre langues en 1990. Sculpteur classique, il trouvera un dérivatif tardif à son talent « réaliste » au cours des années 2000 par la pratique de l'image de synthèse, de la sculpture numérique et de l'animation. Amoureux de la Hongrie, il a consacré plusieurs de ses livres à ce pays. Lié à un marchand d'art hongrois établi à New York, il s'installe pendant plusieurs mois dans la capitale magyare à peine sortie du communisme et publie Franz (1994), de l'Est de la Peste et du reste et le Roman de Budapest (2003).

Parallèlement le hasard lui fait connaître de près le monde de la Russie de Boris Eltsin, la Sibérie et les arcanes du catholicisme renaissant en Europe de l'Est. Lié à Renaud Camus dont il a pris la défense en 2000, et qu'il a fait entrer aux Éditions Fayard, il est écarté de la maison pour avoir publié un pamphlet intitulé Enfants sans foi ni loi et surtout La France mérite mieux que ça, dont un passage, cité par Camus dans son journal, est remplacé par un pavé blanc par leur commun éditeur.

Il a refusé le grade de chevalier de l'ordre des Arts et Lettres en 1992 des mains de Jack Lang[réf. nécessaire] puis accepté cette distinction, cette fois au grade d'officier, des mains de Renaud Donnedieu de Vabres en 2004.

En 2006, il est nommé à la tête du Centre culturel français de Milan où il reste trois ans. Suivront deux années passées à la direction du Centre de Saragosse en Espagne. Installé dans les Alpes, il collabore régulièrement au Figaro et publie romans et essais chez Flammarion et aux éditions du Cerf. Ses œuvres sont traduites en espagnol, italien, portugais, russe et serbo-croate.

Il a été journaliste à J'informe, au Figaro, à l'Express, au Quotidien de Paris, à Grands Reportages (1976-1987) et chroniqueur éditorialiste au Figaro et à Valeurs actuelles (1995).

Bibliographie non exhaustive[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Messieurs - Seuil, 1979
  • Montefalco - Seuil, 1981
  • Constance D - Seuil & Points-roman 1982
  • Oncle Octave - Seuil, 1983
  • La Compagnie des ombres - Seuil, 1985
  • Le Cercle militaire - Seuil, 1987
  • À ceux qu'on n'a pas aimés - Seuil, 1988
  • Chez Cyprien - Laffont, 1990
  • Bal dans la maison du pendu - Laffont, 1991
  • Franz - Laffont, 1995
  • Une petite vie - Flammarion, 1996
  • La Clémence de Neptune - Rocher, 1997
  • Constance D (réédition) - Rocher, 1998
  • Jours de France - Rocher, 1998
  • Le Seigneur d'Uranie - Flammarion, 1999
  • La Barque de nuit - Fayard, 2000
  • À ceux qu'on n'a pas aimés (réédition) Fayard, 2000
  • Une heure avant l'éternité - Fayard, 2001
  • Nus et vêtus - Fayard, 2002
  • Lion ardent ou la confession de Léonard de Vinci - Fayard, 2003
  • Cent ans et demi - Fayard, 2006

Essais[modifier | modifier le code]

  • Éloge de l'âge - Laffont & LGF, 1987.
  • Les Sabots d’Émile - Laffont, 1989.
  • Lettre à Raymond qui ne croit pas au bon Dieu - Laffont 1990
  • De l'Est, de la peste et du reste - Laffont 1993
  • Égaux et nigauds - Rocher, 2000
  • La France mérite mieux que ça - Rocher 2002
  • Enfants sans foi ni loi - Rocher, 2003
  • Le Roman de Budapest - Rocher, 2006
  • Gens de Campagnol - Flammarion, 2012

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Les encombrants - L’œil du prince, 2003
  • Cheval Rose, 2010[2]
  • La Petite Hirondelle, 2014

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]