Christian Charrière-Bournazel

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Christian Charrière-Bournazel
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (70 ans)
LimogesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Christian Charrière-Bournazel est un avocat français né le à Limoges, qui fut bâtonnier de l'Ordre des avocats du Barreau de Paris du 1er janvier 2008 au 1er janvier 2010 avant de devenir en 2012 président du Conseil national des barreaux.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Fils et petit-fils d'avocats et bâtonniers au barreau de Limoges, titulaire d'un diplôme d'enseignement supérieur en droit de la propriété littéraire, artistique et industrielle, ainsi que d'une maîtrise de lettres classiques à la Sorbonne, il devient avocat au Barreau de Paris en 1973, et s'investit dès cette date dans l'activité syndicale du Barreau et intègre l'Union des jeunes avocats de Paris, dont il est membre, durant quatre ans, de la commission permanente.

Auparavant, il a effectué son service national au titre de la coopération à Oujda (Maroc)

Il intègre, entre 1973 et 1978 le cabinet de l'avocat (et futur ministre) Roland Dumas, et est élu premier secrétaire de la Conférence du stage en 1975. Il a occupé de nombreuses responsabilités au sein du Barreau de Paris jusqu'à son élection à la fonction de bâtonnier.

Il est aussi spécialiste du droit de la presse, il a été le défenseur de Bruno Gaccio en 2001 contre Jacques Blanc[1]. En 2008, il prend brièvement la défense de Jérôme Kerviel[2].

Le 26 avril 2001, il est nommé par Laurent Fabius membre du Conseil de la concurrence, au titre des personnalités qualifiées dans les secteurs de la production, de la distribution, de l'artisanat, des services ou des professions libérales[3]. Il occupe cette fonction jusqu'en 2008.

Le 14 janvier 2012, il a été élu président de l'instance représentative des avocats, le Conseil national des barreaux (CNB), par 77 voix sur 80 votants.

Avocat engagé[modifier | modifier le code]

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

Observateur judiciaire pour la Fédération internationale des droits de l'homme depuis 1981, Christian Charrière-Bournazel a également été président, de 2002 à 2008, de la fédération de Paris de la LICRA, au comité directeur de laquelle il appartient depuis 1987 et dont il est un des avocats. Au sein du barreau, il est membre de l’Association des juristes berbères et de l’Association des juristes juifs[4].

Les affaires Barbie et Papon[modifier | modifier le code]

Aux côtés de plusieurs avocats au nombre desquels Roland Dumas et Serge Klarsfeld, mais également d'Alain Jakubowicz ou Joë Nordmann, il participe, au nom de la LICRA au procès de Klaus Barbie pour Crimes contre l'humanité en 1987 devant la Cour d'assises du Rhône, à Lyon.

Il retrouve ses confrères Alain Jakubowicz et Joë Nordmann, ainsi que Gérard Boulanger et d'autres pour le procès de Maurice Papon[5], en 1997, devant la Cour d'assises de la Gironde en 1997 à Bordeaux.

Autres engagements[modifier | modifier le code]

Le , il signe l'appel d'avocats se prononçant en faveur du vote pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle de 2017[6].

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Perrin & Laurence Gaune ([entretiens par]), Christian Charrière-Bournazel (préf.), Parcours d'avocat(e)s, Paris, Le Cavalier bleu, coll. « Comment je suis devenu », 2011 (ISBN 978-2-84670-330-7)
  • Christian Charrière-Bournazel, Jean-François Mondot (collab.), La rage sécuritaire : une dérive française, Paris, Stock, coll. « Parti pris », 2011 (ISBN 978-2-234-06493-5)
Il y dénonce la prolifération des lois pénales

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]