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Chris Wright (homme politique)

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Christopher Wright
Illustration.
Portrait officiel en 2025.
Fonctions
17e secrétaire à l'Énergie des États-Unis
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 18 jours)
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump II
Prédécesseur Jennifer Granholm
Biographie
Nom de naissance Christopher Allen Wright
Date de naissance (61 ans)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Conjoint Liz Wright
Diplômé de Massachusetts Institute of Technology
Université de Californie à Berkeley

Image illustrative de l’article Chris Wright (homme politique)
Sceau du département de l'Énergie
Secrétaires à l'Énergie des États-Unis

Chris Wright né le 15 janvier 1965, est un dirigeant d’entreprises d’exploitation de gaz de schiste et homme politique américain. Il est notamment directeur général de Liberty Energy, puis secrétaire à l'Énergie des États-Unis depuis le sous la seconde présidence de Donald Trump.

Représentant les intérêts des producteurs d’énergie fossile aux États-Unis, Chris Wright nie l'existence du changement climatique. Il est notamment chargé de s'opposer à la transition énergétique et de parvenir à la domination énergétique mondiale des Etats-Unis[1].

En 1992, il a fondé Pinnacle Technologies, une entreprise spécialisée dans la production commerciale de gaz de schiste. Wright a occupé le poste de PDG de Pinnacle Technologies jusqu'en 2006. Il a également été président de Stroud Energy, une autre entreprise impliquée dans la production de gaz de schiste, avant de vendre cette société en 2006[2].

En 2011, il a fondé Liberty Energy, une société proposant des services de fracturation hydraulique[3]. En février 2023, la société était évaluée à US$2,8 milliards, selon le The Wall Street Journal[4].

En 2019, Wright s'est fait filmer en train de boire du fluide de fracturation pour tenter de prouver qu'il n'était pas dangereux[5], souhaitant ainsi mettre fin au débat sur la contamination des eaux et des sols. L’ingestion de fluides de fracturation est dangereuse, pouvant même conduire à la mort[1].

Il est membre fondateur du conseil d'administration de la Bettering Human Lives Foundation, une initiative qui affirme viser à répondre à l'un des défis climatiques urgents, la précarité énergétique.[réf. souhaitée]

Déni climatique

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Chris Wright est climatodénialiste : il estime qu'il n'y a pas de « crise climatique », euphémise les conséquences du changement climatique, défend l'usage des énergies fossiles et soutient publiquement les thèses du Danois Bjørn Lomborg[6],[7],[8]. Il affirme également que le mouvement pour le climat mondial « s'effondre sous son propre poids »[9]. Il est considéré comme un adepte du credo « Drill, baby, drill » (qui peut être traduit en français par « Fore, bébé, fore ! ») [10].

Secrétaire à l'Énergie

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Le 15 novembre 2024, le Financial Times a rapporté que Wright était le candidat le plus probable pour le poste de secrétaire à l'Énergie des États-Unis sous la seconde présidence de Donald Trump ; les hommes d'affaires Ray Washburne et Paul Dabbar étaient également envisagés[11]. Il a reçu plusieurs soutiens d'alliés de Trump, dont le président de l'American Energy Alliance, Thomas Pyle, et le président de Continental Resources, Harold Hamm[12]. Le jour suivant, Trump a annoncé qu'il nommerait Wright au poste de secrétaire à l'Énergie[13]. Le , sa nomination est confirmée par le Sénat des États-Unis par un vote de 59 pour et 38 contre, et il prend ses fonctions le lendemain[14].

Il annonce en vouloir abroger l'Endangerment Finding, le texte sur lequel s'appuie l’Agence de protection de l’environnement pour encadrer les émissions de gaz à effet de serre, ce qui selon lui constituera « une avancée décisive dans la réalisation de l’engagement pris par le président Trump de libérer la domination énergétique américaine »[15]. À cette fin, il commande en auprès de cinq scientifiques climato-dénialistes un rapport minimisant les risques encourus par les États-Unis du fait du changement climatique, qui est publié en sous le titre A Critical Review of Impacts of Greenhouse Gas Emissions on the U.S. Climate[15]. Celui-ci fait l'objet de très nombreuses critiques et réfutations par la communauté scientifique[15],[16],[17].

Chris Wright travaille à la domination énergétique mondiale des Etats-Unis, défendant pour y parvenir le gaz naturel liquéfié et le nucléaire, tout en combattant les énergies renouvelables[18]. Le gouvernement américain exerce des pressions sur les autres pays pour les contraindre à s’engager à des achats de gaz et de pétrole américains, sous peine de représailles commerciales[10]. Chris Wright a par ailleurs suggéré que des sanctions pourraient être prises à l'égard des pays dont les normes environnementales sont trop exigeantes[10].

Il réclame de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de cesser ses travaux sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et prévient que les États-Unis utiliseront des moyens de pression[19].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Chris Wright (energy executive) » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. a et b Matheo Malik, « Qui est Chris Wright ? La doctrine du tsar fossile de Donald Trump », sur Le Grand Continent, (consulté le )
  2. « Liberty Energy Leadership », Liberty Energy (consulté le )
  3. « Derrière Donald Trump, l'inquiétant déluge de messages anti-science de ses futurs ministres », sur L'Express, (consulté le )
  4. Benoît Morenne, « Energy CEO Fights Climate Science. And LinkedIn. North Face, Too. » [archive du ], sur The Wall Street Journal, (consulté le )
  5. « Trump picks oil industry CEO Chris Wright as Energy Secretary », Reuters, (consulté le )
  6. (en-US) Darren Samuelsohn, « Donald Trump to nominate industry CEO Chris Wright to be secretary of Energy », sur USA TODAY (consulté le )
  7. « Donald Trump nomme un magnat de la fracturation hydraulique comme ministre de l’énergie », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. (en) Geoff Dembicki, « Trump Energy Secretary Pick Chris Wright Calls Climate Crisis Denier Bjorn Lomborg a ‘Friend’ », sur DeSmog (en), .
  9. (en) « Trump names fossil fuel executive Chris Wright as energy secretary », sur AP News, (consulté le )
  10. a b et c « En visite à Paris, le ministre de l’énergie américain déroule son credo pro-énergies fossiles et climatosceptique », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. Myles McCormick, Lauren Fedor et Jamie Smyth, « Oil boss Chris Wright leads race to be Donald Trump's energy secretary », sur Financial Times, (consulté le )
  12. Ali Natter, « Fracking Boss Picks Up Endorsements to Be Trump Energy Secretary », Bloomberg News, (consulté le )
  13. « Donald Trump said he would nominate Chris Wright, the chief executive of Liberty Energy, an oil field services company, as his secretary of energy. », sur The New York Times,
  14. (en) « Senate confirms fossil fuel CEO Chris Wright as energy secretary. He vows to ‘unleash’ US resources », sur apnews.com, (consulté le )
  15. a b et c Stéphane Foucart, « Un rapport climatosceptique commandé par l’administration Trump révolte la communauté scientifique américaine », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. (en-US) Benjamin Storrow, « How Chris Wright recruited a team to upend climate science », sur E&E News, Politico, (consulté le ).
  17. (en-US) Benjamin Storrow, Chelsea Harvey, Scott Waldman et Paula Friedrich, « How a major DOE report hides the whole truth on climate change », Politico,‎ (lire en ligne).
  18. « Chris Wright, le visage de la domination énergétique américaine : les trois leçons de sa visite à Paris », sur L'Express, (consulté le )
  19. « Pourquoi les Etats-Unis veulent la peau de l'Agence internationale de l'énergie », sur www.latribune.fr, (consulté le )

Liens externes

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