Chlorprophame

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir CIPC.
Chlorprophame
Chlorprophame
Identification
No CAS 101-21-3
No EINECS 202-925-7
SMILES
InChI
Apparence cristaux incolores à bruns[1].
Propriétés chimiques
Formule brute C10H12ClNO2  [Isomères]
Masse molaire[2] 213,661 ± 0,012 g/mol
C 56,21 %, H 5,66 %, Cl 16,59 %, N 6,56 %, O 14,98 %,
Propriétés physiques
fusion 41 °C[1]
ébullition (décomposition) : 247 °C[1]
Solubilité dans l'eau : 0,09 g·L-1 (très faible)[1]
Masse volumique 1,18 g·cm-3[1]
Pression de vapeur saturante 1,3 mbar (112 °C)
Précautions
Directive 67/548/EEC
Nocif
Xn



Classification du CIRC
Groupe 3 : Inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'Homme[3]
Écotoxicologie
LogP 3,4[1]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le chlorprophame, également désigné isopropyl3 chlorophénylcarbamate ou CIPC[4], est une substance active de produit phytosanitaire (ou produit phytopharmaceutique, ou pesticide), qui présente un effet herbicide, et qui appartient à la famille chimique des carbamates.

Cette substance est notamment employée comme anti-germinatif pour le stockage des pommes de terre. Elle permet de garantir une durée de stockage comprise entre 6 et 9 mois selon la vigueur germinative de la variété stockée ainsi que de la température du stockage.

Réglementation[modifier | modifier le code]

Sur le plan de la réglementation des produits phytopharmaceutiques :

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques physico-chimiques dont l'ordre de grandeur est indiqué ci-après, influencent les risques de transfert de cette substance active vers les eaux, et le risque de pollution des eaux :

Écotoxicologie[modifier | modifier le code]

Sur le plan de l’écotoxicologie, les concentrations létales 50 (CL50) dont l'ordre de grandeur est indiqué ci-après, sont observées :


Toxicité pour l’Homme[modifier | modifier le code]

Dans les pommes de terre traités contre la germination, le CIPC se trouve principalement concentré dans la pelure et l’épiderme sous-jacent et décroît fortement vers l’intérieur du tubercule[6][7].

Sur le plan de la toxicité pour l’Homme, la dose journalière acceptable (DJA) est de l’ordre de : 0,05 mg·kg-1·j-1[8].

Les produits utilisés comme antigerminatif sur les pommes de terre contenant du chlorprophame sont classés R40 (effet cancérogène suspecté, preuves insuffisantes)[9]. Certains de ces produits phytosanitaires sont également classés R48/22 (risque d'effet grave pour la santé en cas d'exposition prolongée par ingestion)[10].

Le CIPC a montré des effets sur la thyroïde et les hormone T3 et T4, dans le cas d'une étude sur le chien (servant de modèle humain) : augmentation de l'activité et du poids de la glande thyroïde, diminution de la concentration de thyroxine (T4), et de triiodothyronine (T3)[11]

La molécule est liposoluble, dans le cas de la production de viande (alimentation de bovins par des pommes de terre traitées contre la germination), le caractère liposoluble du CIPC a été constaté puisqu’il était retrouvé dans les gras[6][12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.