Chizuko Ueno

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Chizuko Ueno
Ueno Chizuko 2014-05 U-Tokyo.jpg

Chizuko Ueno, mai 2014

Biographie
Naissance
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上野千鶴子Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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A travaillé pour

Chizuko Ueno (上野 千鶴子, Ueno Chizuko?), née le , à Kanazawa dans la préfecture d'Ishikawa, est une sociologue et une féministe japonaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chizuko Ueno a été élevée au sein d'une famille chrétienne (seulement 1% de la population japonaise est chrétienne)[1]. Dans un entretien par The Japan Times, elle décrit son père comme « un sexiste complet » qui avait des attentes élevées vis-à-vis ses deux frères, mais considérait sa fille comme une « personne de compagnie », ce qui lui a donné la liberté de faire ce qu'elle voulait. Elle a décidé d'étudier la sociologie à l'Université de Kyoto. Elle y participe aux manifestations étudiantes des années 1960[1].

De 1979 à 1989, elle est professeure associé puis professeure au Collège des femmes de Heian, avec une période de deux ans, de 1982 à 1984, où elle est chercheur invité aux États-Unis. Elle devient ensuite professeur à l'Université de Kyoto Seika, au Département des sciences humaines, de 1989 à 1994. En 1993, rejetée de plusieurs universités pour ses positions féministes qui font polémique, elle reçoit finalement une invitation de l'Université de Tokyo[1]. De 1996 à 1997, elle est membre invité du Barnard College à l'Université Columbia[2],[1].

Elle est professeur, et invitée spéciale, à la Graduate School of Core Ethics and Frontier Sciences (GSCEFS)[3].

Principales publications[modifier | modifier le code]

En 1982,dans Shufu ronsõ wo yomu (en français : lire les débats sur les femmes au foyer), elle analyse les discours sur les femmes au foyer, dans une décennie où la présence des femmes sur le marché du travail se renforce fortement au Japon, avec quelques années plus tard, des évolutions législatives significatives (loi de 1986 sur l'égalité dans le travail, puis celle de 1997 abolissant les restrictions à l'emploi féminin)[4],[5]. Cette même année 1982, elle publie également Sekushi gyaru no daikenkyuu (Études sur la fille sexy) où elle décrypte les messages des publicités et des médias et leur façon d'utiliser l'image des femmes[4].

En 1992, son ouvrage Danryu bungakuron (la littérature masculine) est une analyse critique de la littérature masculine. Deux ans plus tard, en 1994, Kindaikazoku no seiritsu to shuen (La famille moderne au Japon, formation et déclin), elle étudie l'évolution de la famille et les politiques de l’État en la matière[4], ainsi que les hommes et les femmes de moins de trente ans qui restent célibataires : « Ces évolutions ne signifient pas que les Japonais préfèrent vivre seuls, mais que, s'ils décident de vivre ensemble, c'est selon d'autres critères que leurs parents »[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Webographie[modifier | modifier le code]