Chimamanda Ngozi Adichie

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Chimamanda Ngozi Adichie
Description de l'image ChimamandaAdichie.jpg.
Naissance (40 ans)
Activité principale
romancière
Distinctions

Meilleur premier livre pour le Commonwealth Writers' Prize 2005
Orange Prize for Fiction 2007

Prix MacArthur 2008 (romancière)
Auteur
Genres

Chimamanda Ngozi Adichie, née le (40 ans), est une écrivaine nigériane. Elle est originaire d’Abba dans l’État d'Anambra, au sud-est du Nigeria. Elle vit entre Lagos et Washington.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans la ville d’Enugu, elle grandit dans la ville universitaire de Nsukka au sud-est du Nigeria, où est implantée l’université du Nigeria à Nsukka (UNN, University of Nigeria, Nsukka) depuis 1960. Durant son enfance, son père enseignait à l’UNN comme professeur de statistiques, et sa mère était la responsable du bureau de la scolarité.

À l’âge de 19 ans, elle quitte le Nigeria pour les États-Unis. Après avoir étudié à l'Université Drexel de Philadelphie en Pennsylvanie, Chimamanda Ngozi Adichie opte pour l’Eastern Connecticut State University afin de vivre plus près de sa sœur, qui exerçait la médecine à Coventry (actuellement à Mansfield, Connecticut). Elle poursuit là ses études en communication et en sciences politiques. En 2001, elle y obtient son diplôme universitaire avec la mention honorifique summa cum laude. Elle achève ensuite un master en création littéraire à l’université Johns-Hopkins de Baltimore en 2003. Elle obtient un M.A. (maîtrise ès arts) d’Études africaines à l’université Yale en 2008.

La même année, elle intervient comme « écrivaine invitée » à l’Université wesleyenne (Wesleyan University) de Middletown dans le Connecticut où elle participe à la collection Wesleyan's Distinguished Writers Series.

Elle vit entre Lagos et Washington[1].

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Son premier roman, L'Hibiscus pourpre (Purple Hibiscus), roman d'initiation où un frère et une sœur finissent par retrouver leur voix, publié en 2003 et loué par la critique, est proclamé Meilleur premier livre du prix littéraire Commonwealth Writers' Prize en 2005.

Son second roman, L’Autre Moitié du soleil (Half of a Yellow sun), paru en 2006, tire son nom du drapeau de l’éphémère nation du Biafra et se situe avant et pendant la Guerre du Biafra où l'on suit la vie de deux sœurs qui sont séparées par cette guerre. Publié par Knopf/Anchor en 2006 (en France par Gallimard le pour la traduction française), il est couronné par le prix Orange Prize for Fiction en 2007[2].

Son troisième ouvrage, le recueil de nouvelles Autour de ton cou (The Thing Around Your Neck), paraît en avril 2009.

En 2013 paraît son quatrième ouvrage, un roman intitulé Americanah ; il suit le parcours d'une jeune femme nigériane Ifemelu émigrée aux États-Unis et d'un jeune homme émigré, lui, au Royaume-Uni. Ifemelu est confrontée à la pauvreté, la discrimination, le racisme, jusqu'au moment où elle devient une star de la blogosphère[3]. Elle devient la « première blogueuse en matière de race »[4]. Le titre du roman renvoie à la façon dont les Nigérians appellent les expatriés qui reviennent des États-Unis[5].

Son adaptation au cinéma est prévue avec Lupita Nyong'o dans le rôle principal[5].

Chimamanda Ngozi Adichie décrit avec humour caustique les problèmes de racisme et de domination[6].

Dans Chère Ijeawele publié en 2017, Chimamanda Ngozi Adichie propose une éducation féministe en quinze points et que cette éducation soit donnée dès le plus jeune âge[7].

Engagement[modifier | modifier le code]

Elle donne un discours TED mis en ligne en 2009 et intitulé The danger of a single story (« Le danger d'une histoire unique »). Ce texte évoque l'influence qu'ont les histoires et les approches narratives dans les mécanismes de domination culturelle, sociale, raciale, économique et politique, si ces histoires sont univoques ou ne proviennent que d'une seule partie de la société ou du monde, résonnant ainsi comme une «histoire unique». Mais elle insiste aussi sur le pouvoir qu'elles les histoires, d'autres histoires, venant de toutes sortes d'endroits et de personnes, de contrebalancer cette histoire unique, en nous faisant accéder à une vision du monde plus complète, et plus humaine[8].

Elle intervient dans l'album de Beyoncé en 2013 sur le titre Flawless dans lequel une partie de son discours We should all be feminists (« Nous devrions tous être des féministes », discours traduit en français sous le titre « Nous sommes tous des féministes »), qui a été prononcé pour une conférence TEDx en ), est « samplé »[9].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Purple Hibiscus, 2003.
  • Half of a Yellow Sun, 2006.
  • The Thing Around Your Neck, 2009.
  • Americanah, 2013.
  • We Should All Be Feminists, 2014
  • Dear Ijeawele, or A Feminist Manifesto in Fifteen Suggestions, 2017

Œuvre en français[modifier | modifier le code]

  • L’Hibiscus pourpre, [« Purple Hibiscus »], trad. de Mona de Pracontal, Paris, Éditions Anne Carrière, coll. « La vagabonde », 2004, 415 p. (ISBN 2-84337-281-X)
  • L’Autre moitié du soleil, [« Half of a yellow sun »], trad. de Mona de Pracontal, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 2008, 499 p. (ISBN 978-2-07-077610-8)
  • Autour de ton cou, [« The Thing Around Your Neck »], trad. de Mona de Pracontal, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 2013, 499 p. (ISBN 978-2-07-012989-8)
  • Americanah, [« Americanah »], trad. d’Anne Damour, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 2015, 522 p. (ISBN 978-2-07-014235-4)[10]
  • Nous sommes tous des féministes [« We Should All Be Feminists »], suivi de Les Marieuses[11], trad. de Mona de Pracontal et Sylvie Schneiter, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Folio 2€ », 2015, 96 p. (ISBN 978-2-07-046458-6)
  • Chère Ijeawele, ou Un manifeste pour une éducation féministe, [« Dear Ijeawele, or A Feminist Manifesto » ], trad. de Marguerite Capelle, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Hors-série littéraire », 2017, 77 p. ( (ISBN 978-2-07-272197-7))

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Chimamanda Ngozi Adichie, une femme en colère - Livres - Télérama.fr », sur www.telerama.fr (consulté le 14 novembre 2017)
  2. a et b (en) Nigel Reynolds, « Nigerian author wins top literary prize », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)
  3. Catherine Simon, « Critique. Une « Noire non américaine » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  4. Catherine Simon, « Chimamanda Ngozi Adichie, impériale », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  5. a et b (en) Ben Child, « Lupita Nyong'o reunites with Brad Pitt for Americanah », sur Guardian.com, (consulté le 2 novembre 2015)
  6. a et b Catherine Simon, « Chimamanda Ngozi Adichie, impériale », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  7. Cécile Daumas, « Adichie, icône qui compte », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  8. (en) David Brooks, « The Danger of a Single Story », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  9. (en) Liz Bury, « Beyoncé samples Chimamanda Ngozi Adichie's call to feminism », sur the Guardian (consulté le 21 mai 2015)
  10. Catherine Simon, « Chimamanda Ngozi Adichie, impériale », sur Le Monde, (consulté le 5 février 2015)
  11. La nouvelle Les Marieuses est parue dans Autour de ton cou
  12. (en) « MacArthur Found », sur macfound.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Navigation[modifier | modifier le code]