Chien d'assistance

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Chien d'assistance, de l'association Handi'chiens, destiné aux personnes en situation de handicap mental ou physique ou psychique sans déficience majeure de l'acuité visuelle.

Un chien d'assistance est un chien destiné à aider les personnes atteintes d'un handicap. Il apporte aux personnes ayant un handicap essentiellement une aide technique (par exemple ramasser un objet ou ouvrir une porte), mais aussi un soutien moral, voire une aide à l'insertion sociale en favorisant l'interaction avec l'environnement[1]. Il est important de comprendre que le chien d'assistance n'aide pas que les personnes atteintes d'un handicap moteur, mais aussi psychiatrique, mental, psychique ou même sensoriel.

Philosophie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Cette approche puise son élan originel aux États-Unis par le biais d'un mouvement intitulé Assistance Dogs International[2],[3] basé sur le système helper dogs (en) initié en 1975 sous l'égide d'une association californienne — Canine Companions for Independence (en)[N 1],[3] (CCI) — fondée par Bonnie Bergin (en).

France[modifier | modifier le code]

Fort soutien affectif
Aide-thérapeute

En France, fin des années 1980, on connaît les chiens guides d'aveugles mais pas les chiens d'assistance aux infirmes[4]. En 1989, l'association Handi'chiens voit le jour et va les faire découvrir[5],[6]. Les chiens se voient confiés gratuitement[1] à des personnes en situation de handicap mental, physique ou psychique[6],[7] mais sans déficience majeure de l'acuité visuelle[4],[8].

En France, les chien écouteur chiens écouteurs font leur début en 2010, des bergers australiens éduqués spécialement pour aider les personnes sourdes ou malentendantes.

Sélection[modifier | modifier le code]

Les éducateurs sélectionnent les sujets selon deux critères : physique et caractère. Pour ce faire ils se fondent sur la qualité du pedigree afin d'éviter au maximum des risques héréditaires telles que la dysplasie coxo-fémorale ou les tares oculaires.
La connaissance des ascendants leur permet aussi de supposer l'existence ou non d'une réelle aptitude à la tâche qui les attend. Selon ce dernier critère il pourra être formé pour correspondre aux besoins d'une des trois catégories de chiens d'assistance explicitées ci-dessus.
Les races privilégiées sont le labrador retriever et golden retriever[6],[5],[9].

Éducation[modifier | modifier le code]

Chien d'éveil.

En France, un chien d'assistance suit une éducation spécialisée pendant deux ans, d'abord en famille d'accueil, puis dans un centre spécialisé[1],[8].

Typologie[modifier | modifier le code]

Il existe également des chiens d’éveil[1], qui sont remis à des enfants atteints de troubles autistiques ou polyhandicapés[5], ainsi que des chiens d’accompagnement social[1],[6],[7] destinés aux institutions comme les maisons de retraite ou les centres de rééducation fonctionnelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Canine Companions for Independence (en), en français « compagnons canins permettant l'accès à l'indépendance »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, [PDF] Le chien guide ou le chien d’assistance - le compagnon du quotidien, 2011.
  2. (en) Assistance Dogs International, Setting standards for the assistance dog industry since 1987, (lire en ligne)
  3. a et b Belin 2003, p. 158
  4. a et b Germaine Aziz, « Marie-Claude Lebret s'est découvert une vocation à 47 ans : elle a introduit en France les chiens d'aide aux paraplégiques. Et éduque, tenace, ses «élèves» dans son lycée agricole d'Alençon. Une femme, des chiens, le handicap », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. a b et c Carole Venuat, Christian Barthes et Françoise Rauzier, « Un chien pour garder le goût de vivre, malgré le handicap », TF1,‎ (lire en ligne [présentation : Claire Chazal, intervention de Benoît Gauthier, polyhandicapé, puis de Vincent Rezé, éducateur canin de chiens d'assistance Handi'Chiens au centre d'Alençon])
  6. a b c et d Danièle Luc, « Chiens d’assistance : 4 pattes pour remplacer 2 jambes », Psychologies magazine,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Universalia ... : les événements, les hommes, les problèmes en ..., France, Encyclopædia Universalis, (ISSN 0997-4989, notice BnF no FRBNF39975250, lire en ligne), p. 330
    « L'A.N.E.C.A.H. (Association nationale pour l'éducation des chiens d'assistance pour handicapés) propose, depuis 1989, aux personnes atteintes d'un handicap moteur des chiens « éduqués » leur permettant d'augmenter leur autonomie afin de favoriser leur insertion ou réinsertion dans la société. »
  8. a et b Caroline Leblond (auteur) et Alain Fontbonne (direction scientifique), Contribution à l'étude des chiens sélectionnés à l'A.N.E.C.A.H (Association nationale d'éducation des chiens d'assistance aux handicapés moteurs) de 1989 à 2000, Lyon, université Claude Bernard, , 168 p., thèse d’exercice, médecine vétérinaire (OCLC 492974097)
  9. http://www.labradors-retrievers.net/forum/chienutile/index.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]