Chien-Shiung Wu

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Chien-Shiung Wu (吴健雄)
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Chien-Shiung Wu à l'Université de Columbia en 1958

Naissance
Shanghai (Chine)
Décès (à 84 ans)
New York (États-Unis)
Nationalité Drapeau de la République de Chine Chine, Drapeau des États-Unis États-Unis
Champs physique nucléaire
Institutions Université Columbia
Université de Zhejiang
Diplôme Université nationale centrale à Nankin, Chine
Université de Californie à Berkeley
Renommée pour Preuve expérimentale de la violation de la parité dans les interactions faibles
Distinctions Prix Wolf de physique 1978

Chien-Shiung Wu (en chinois simplifié : 吴健雄, traditionnel : 吳健雄, et en pinyin : Wú Jiànxíong), née le à Shanghai et morte le à New York, est une physicienne sino-américaine, spécialiste de physique nucléaire.

Elle a travaillé à l'enrichissement de l'uranium pour le Projet Manhattan, puis démontré expérimentalement en 1956 la non-conservation de la parité dans les interactions faibles, proposée sur des bases théoriques quelques mois auparavant par Lee et Yang.

En Chine[modifier | modifier le code]

Bien que sa patrie ancestrale soit Taicang, dans la province chinoise du Jiangsu, Chien-Shiung Wu est née en 1912 à Shanghai, mais a grandi à Liuhe, une ville à environ 50 km de Shanghai. Sa mère s'appelait Fan Fuhua (樊復華). Son père, Wu Zhongyi (吳仲裔), était un défenseur de la parité des sexes, et a fondé l'École supérieure professionnelle de femmes de Mingde. Elle-même quitta sa ville à 11 ans pour aller à l'école normale de jeunes filles no 2 de Suzhou.

Elle fut admise à l'université nationale centrale à Nankin en 1929. Deux ans après sa licence, elle commence son travail de 3e cycle comme assistant à l'université de Zhejiang.

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Chien-Shiung Wu en 1963.

En 1936, elle va aux États-Unis avec une amie, Dong Ruofen (董若芬), une chimiste de Taicang. Wu étudie à l'Université de Californie à Berkeley sous la direction d'Ernest Lawrence et passe son doctorat en 1940.

Elle épouse Luke Chia-Liu Yuan, physicien également, deux ans après. Ils ont un fils, Vincent (袁緯承), qui deviendra aussi physicien. La famille déménage sur la côte est, où Wu enseigne au Smith College, à l'université de Princeton (1942-1944), puis à l'université Columbia (1944-1980).

À Columbia, elle contribue au Projet Manhattan en développant un processus pour séparer les isotopes d'uranium par diffusion gazeuse, et en développant des compteurs Geiger améliorés. Elle assiste personnellement Lee dans son travail sur les lois de parité (avec Yang), en validant par l'expérience avec sa propre équipe les hypothèses qu'ils ont émises : elle montre en 1956 que la parité est violée lors de la désintégration β d'atomes de cobalt 60. Cette contribution est considérée comme fondamentale dans la validation des lois[1], mais elle ne partagea pas leur prix Nobel – un fait souvent attribué au sexisme du comité de sélection.

Son livre Beta decay (La Désintégration β), publié en 1965, est encore une référence standard pour les physiciens nucléaires.

Plus tard, elle dirigea des recherches sur les changements de conformation de la molécule d'hémoglobine, responsables de l'anémie falciforme.

Wu a posé des jalons pour l'avancement des femmes en plusieurs occasions. Elle fut notamment :

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

À sa mort, Wu était titulaire de la chaire de professeur émérite de physique Pupin de l'université Columbia.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Chien-Shiung Wu » (voir la liste des auteurs).

  1. « La violation de parité dans les interactions faibles - Un miroir brisé qui fait le bonheur des physiciens », CEA, Lhuilier, 8 décembre 2006 télécharger

Liens externes[modifier | modifier le code]