Cheyennes

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Cheyennes
Description de cette image, également commentée ci-après

Le Chef Wolf Robe

Populations significatives par région
Population totale 22 970[1],[2]
Autres
Langues cheyenne
Religions Christianisme (native americans)

Les Cheyennes sont une nation amérindienne des Grandes Plaines, proches alliés des Arapahos et généralement alliés des Lakotas (Sioux). Ils sont l'une des plus célèbres et importantes tribus des Plaines. Dans leur langue maternelle, ils se nomment « Tsitsistas ». La nation Cheyenne est composée de l'union de deux tribus, les Tsitsistas et les Sotaae'o. Elle incluait dix bandes, dont les territoires s'étendaient sur l'ensemble des Grandes Plaines, du sud du Colorado aux Black Hills dans le Dakota du Sud. Au début du XIXe siècle, la tribu s'est séparée en deux groupes : celui du sud restant près de la Platte River et celui du nord vivant près des Black Hills à proximité des tribus Lakotas.

Les Cheyennes du Montana et de l'Oklahoma parlaient tous deux la langue cheyenne, avec seulement quelques éléments de vocabulaire différenciant les deux groupes. La langue cheyenne est une langue tonale faisant partie du grand groupe des langues algonquiennes.

Les Cheyennes occupaient autrefois une grande partie des États-Unis. Aujourd'hui, ils vivent en ville en tant que civils américains, ou bien dans des réserves. On recensait en 2013 22 970 Cheyennes, dont 10 840 Cheyennes du Nord et 12 130 Cheyennes du Sud

Histoire[modifier | modifier le code]

Général[modifier | modifier le code]

En 400 ans, les Cheyennes ont dû s'adapter à quatre modes de vie différents. Premièrement, ils vivaient dans les régions boisées de l'est et étaient un peuple sédentaire et agriculteur, plantant du maïs, des haricots et du riz sauvage. Ensuite ils vécurent dans les actuels États du Minnesota et du Dakota du Sud, où ils continuèrent à cultiver et commencèrent à chasser le bison des Grandes Plaines. Lors de la troisième époque, les Cheyennes abandonnèrent leur style de vie sédentaire et cultivateur pour devenir une tribu des plaines à part entière. La dernière phase est celle de la réserve.

Les guerres indiennes[modifier | modifier le code]

Le chef Cheyenne Dull Knife.

Lors des guerres indiennes, les Cheyennes furent les victimes des assassins du massacre de Sand Creek pendant lequel la milice du Colorado sous les ordres du colonel John Chivington tua 133 Cheyennes, dont plus d'une centaine de femmes et d'enfants. Ceci lança les Cheyennes dans une guérilla de représailles contre les Blancs, notamment les Dog Soldiers (Hotamétaneo'o). Pour répliquer à ces raids, le 7e de cavalerie commandé par le lieutenant-colonel George Armstrong Custer attaqua le matin du sur la Washita (Oklahoma) un camp Cheyenne accusé de raids dirigés par le chef Black Kettle. Ce dernier, rescapé du massacre de Sand Creek, prônait la paix entre les Blancs et les Amérindiens. Environ une soixantaine de Cheyennes furent tués, dont approximativement la moitié étaient des femmes et des enfants. Quelques années plus tard, les Cheyennes du Sud accepteront de partager une réserve avec les Arapahos en Oklahoma. Les Cheyennes du Nord, et quelques Cheyennes du Sud participèrent à la bataille de Little Bighorn (). Avec les Lakotas et une petite bande d'Arapahos, ils écrasèrent George Armstrong Custer et son contingent de 647 hommes près de la rivière Little Bighorn, tuant ou blessant 323 soldats, dont Custer lui-même et 215 de ses hommes.

Après la bataille de Little Bighorn, les tentatives de l'armée américaine de capturer les Cheyennes s'intensifièrent et les forcèrent à la reddition. Les 973 Cheyennes du Nord furent envoyés dans les Territoires indiens de l'Oklahoma en 1877. Là-bas, Les conditions de vie étaient terribles, les Cheyennes du Nord n'étant pas habitués au climat, et bientôt beaucoup furent atteints de malaria. En 1878, les deux principaux chefs, Little Wolf et Morning Star (Dull Knife), réclamèrent la libération des Cheyennes afin qu'il puissent retourner vers le nord. Devant le silence des autorités, un groupe d'environ 350 Cheyennes, dont au grand maximum une centaine de combattants, quitta les Territoires indiens en direction du nord, mené par ces deux chefs. Les soldats de l'armée et des volontaires civils, dont on estime le nombre total à 13 000, furent rapidement à leur poursuite. Les Cheyennes parvinrent à éluder toutes les tentatives pour les capturer et s'approvisionnèrent en vivres et en chevaux en pillant des colons dans l'est de Kansas, tuant 41 hommes et adolescents. Elle laissa derrière elle de nombreux traînards qui furent tués ou capturés. Après avoir franchi la ligne de chemin de fer Transcontinentale, la bande se sépara rapidement en deux groupes. Le groupe mené par Little Wolf retourna dans le Montana où il passa un hiver très rude avant de se rendre au printemps suivant à un lieutenant de l'armée américaine qui était un ami personnel de Little Wolf.

La bande de Morning Star fit sa reddition au Fort Robinson, au Nebraska. D'abord bien accueillie par la garnison, elle sera mise en détention en raison de son refus de retourner en Oklahoma. Les conditions devinrent de plus en plus difficiles à la fin de l'année 1878, et bientôt, les Cheyennes furent confinés dans leurs quartiers, sans nourriture, ni eau, ni chauffage pour les faire plier.

En janvier 1879, Morning Star et ses compagnons s'évadèrent de Fort Robinson. La plupart furent abattus en s'enfuyant du fort. On estime à cinquante le nombre de rescapés, qui rejoignirent les autres Cheyennes du Nord dans le Montana. Grâce à leur détermination et à leur sacrifice, les Cheyennes du Nord ont gagné le droit de demeurer dans le nord près des Black Hills. En 1884, par ordre de l'exécutif, une réserve destinée aux Cheyennes du Nord fut établie dans le sud-est du Montana. Cette réserve fut étendue en 1890, pour s'étendre de la réserve crow à l'ouest à la rivière Tongue à l'est.

La réserve des Cheyennes et des Arapahoes du Sud fut supprimée lors de la création de l'État d'Oklahoma, les terres étant réparties ensuite entre les membres de ces deux peuples (allotment).

Cheyennes célèbres[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « Northern Cheyenne Tribe website » (consulté le 11 novembre 2013)
  2. Oklahoma Indian Affairs. Oklahoma Indian Nations Pocket Pictorial Directory. 2008:7

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Stands In Timber et Margot Liberty, De mémoire cheyenne : Vie et histoire de mon peuple, préface de Jim Fergus, traduit par Alain Deschamps, Albin Michel (Paris), collection Terre indienne, 406 p. (2006) (ISBN 2-2261-7224-6).
  • David Cornut, Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire (édition augmentée), Éditions Anovi, 2006/2008 (ISBN 2-914818-28-9).
  • (en) George Bird Grinnel, The Cheyenne Indians : their history and ways of life, Humphrey Milford, Yale University press, (OCLC 490714154).
  • (en) Stan Hoig, The Cheyenne, Philadelphie, Chelsea House Publishers, coll. « Indians of North America », , 130 p. (ISBN 978-0-7910-8598-1, OCLC 60311793).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]