Chevalier d'Herbain

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Chevalier d'Herbain (Jean-Louis Cuchot d'Herbain)
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Naissance
Strasbourg, Drapeau de la France France
Décès (à 48 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Distinctions honorifiques chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis

Le chevalier d'Herbain, de son nom complet Jean-Louis Cuchot d'Herbain, est un compositeur du XVIIIe siècle né à Strasbourg le [1] et mort à Paris le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Destiné à la carrière militaire, Jean-Louis Cuchot d'Herbain est capitaine de grenadiers au régiment de Tournaisis, qu’il a rejoint dès 1737[3]. Arrivé en Corse avec son régiment, sous la conduite du marquis de Cursay, chargé de rétablir l'ordre dans l'île alors génoise, il participe au rétablissement de l’Accademia dei Vagabondi et donne plusieurs œuvres musicales, dont certaines sont jouées à Rome et à Florence. On lui doit quelques opéras comme Il geloso (Rome, 1751) (perdu), Il trionfo del Giglio (Bastia, 1751) (perdu)[4] et La Lavinia (Bastia, 1752), dont des extraits seront publiés à Paris en 1755[5].

De retour à Paris, il compose le motet Exultate Deo, qui est créé le 4 avril 1755 par Marie Fel au Concert spirituel[6] et repris de nombreuses fois avec succès. Suivent d’autres œuvres : la cantate Le Retour de Flore (1755), Six Sonates en trio pour deux violons et basse dédiées à Madame la Marquise de Pompadour (1755), la musique du ballet Célime (1756), sur un livret de François de Chennevières, représenté à l’Académie royale le 28 septembre 1756, et les opéras-comiques Les Deux Talens (1763, livret de Jean-François de Bastide) et Nanette et Lucas (1764, livret de Nicolas-Étienne Framery). Il compose aussi de nombreuses ariettes et cantatilles.

Le 4 juillet 1760, le « Sr d’Herbain, chevalier de notre ordre militaire de St Louis », obtient un privilège général pour « des œuvres de musique vocale et instrumentale de sa composition. »[7].

Certains de ses airs connurent un succès durable, car on les retrouve dans plusieurs anthologies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Registre des baptêmes de la paroisse St-Louis de Strasbourg, reg. B, p. 285 (vue 151) : Joannes Ludovicus d’Herbain.
  2. Roger Firino, « Denis de Warel de Beauvoir », Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, XV, 1908, 2e partie, p. 89 (Warel de Beauvoir avait épousé la sœur du chevalier d'Herbain). Son inventaire après décès est au Minutier central des Archives nationales, MC/ET/XXVII/336, 13 juin 1768.
  3. André Corvisier, Les contrôles des troupes de l'Ancien Régime, 4 vol., Paris, SHAT, 1970, t. 2 : Contrôles des troupes conservés aux archives de la Guerre : Infanterie, p. 103-104.
  4. Mais le livret, imprimé à Bastia, est conservé : Il Trionfo de’ gigli : componimento drammatico rappresentato in Bastia, nelle feste date da S.E. il signore marchese de Cursay, maresciallo di campo degl’ eserciti del Rè, commandante in capite le truppe di Francia in questo regno di Corsica, portato in musica dal sig. cavaliere d’Herbain, dilettante. In Bastia : per G. M. Artaud, 1751 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8513904.
  5. Scelta d'Arie del dramma La Lavinia e di alcuni altri, Messi in musica dal Sig. Cav.re d'Herbain. Rappresentati in varii teatri d'Italia... A Paris : aux adresses ordinaires, [1755].
  6. Le Mercure de France, mai 1755, p. 113-115, rend compte de ce concert et évoque la carrière du chevalier d'Herbain.
  7. Michel Brenet (Marie Bobillier), « La librairie musicale en France de 1653 à 1790, d’après les registres de privilèges », Sammelbände der Internationalen Musikgesellschaft, 8. Jahrg., (April-Juni 1907), p. 451. On retrouve ce privilège dans son inventaire après décès de 1768.

Liens externes[modifier | modifier le code]