Chenoise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chenoise
Le monument aux morts.
Le monument aux morts.
Blason de Chenoise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Canton de Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Jean-Claude Cackaert
2014-2020
Code postal 77160
Code commune 77109
Démographie
Gentilé Chenoisiens
Population
municipale
1 309 hab. (2012)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 57″ N 3° 11′ 44″ E / 48.6158, 3.195648° 36′ 57″ Nord 3° 11′ 44″ Est / 48.6158, 3.1956  
Altitude Min. 119 m – Max. 169 m
Superficie 35,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Chenoise

Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne

Voir sur la carte topographique de Seine-et-Marne
City locator 14.svg
Chenoise

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chenoise

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chenoise
Liens
Site web chenoise.fr

Chenoise est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Chenoise se trouve à 10 km au nord-ouest de Provins, à 55 km au sud sud-est de Marne-la-Vallée (Val d'Europe) et à 80 km au sud-est de Paris.

Communes limitrophes de Chenoise
Jouy-le-Châtel Bannost-Villegagnon
Saint-Just-en-Brie Chenoise Saint-Hilliers
Cucharmoy
Vulaines-lès-Provins
Mortery

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux et écarts incluent : la Croix de Chenoise - Limoreau - la Mercy - l'Etang-des-Parts - la Mignonerie - les Chapelles-d'en-Haut - les Chapelles - Haut-Fosse - Jouy-L'abbaye - les Bordes - Comble - Beauvais - le Grand Boissy - le Moulin - la Brosse - Beauchêne - le Fay - Saint-Antoine - Poste-Sud - les Ronceaux.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 585 hectares ; son altitude varie de 119 à 169 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le ru de l'Yvron y prend sa source.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son étymologie proviendrait de l’anthroponyme Canesius.

Toponymie : Parrochia de Genesia - Canesia - Chanoise - Chenesia.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1813 Étienne Veillat    
1813 1818 Ernest Buchère de L'Épinois    
1818 1831 François Minost   Cultivateur
1831 1834 Claude Nicolas Gilquin    
1834 1838 Louis Etienne Lecuyer   Fermier
1838 1864 Jean Pierre Denis Vignier   Cultivateur
1865   Alexandre Bouvrain   Cultivateur
1870 1871 Victor Napoléon Benard   Cultivateur, maire par intérim
1871   Louis Achille Pierrot   propriétaire
1874 1876 Victor Napoléon Benard    
1876 1881 Auguste Larousse   Cultivateur
1881   Alexandre Bouvrain   Cultivateur
1905   Paul Ernest Bourbonneux   Cultivateur
1908   Arthur Bridou   instituteur Retraité
1919   Gaston Louis Alex Bouvrain    
1937   Jules Hussob    
1947 1965 Louis Bégis    
1965 1971 Jean MarieRobitaille   docteur en médecine
1971   Maurice Moreau    
2001 mars 2014 Jean-Claude Lauret   assureur
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Jean-Claude Cackaert [2]   agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
829 794 762 818 903 980 1 039 1 042 1 131
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 152 1 110 1 177 1 138 1 088 1 056 1 020 1 026 988
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
985 973 924 822 840 845 827 809 749
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
658 709 762 925 1 108 1 200 1 231 1 240 1 266
2012 - - - - - - - -
1 309 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chenoise participe à la fête intercommunale de la G.E.R.B.E., la fête du pain, le troisième dimanche de mai.
La fête de la Saint-Jean et la fête de la musique sont célébrées chaque année, le week-end le plus proche du 21 juin

Associations[modifier | modifier le code]

  • Association L.C.D - Chenoise
  • Association d'aide aux victimes de discriminations sur Chenoise et l'ensemble du pays.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pavillon d'entrée de l'ancien château de Chenoise.
l'église Saint-Loup
Une brocante sur la place principale.
Ancien prieuré-cure de l'ordre de Saint-Augustin, l'église est mentionnée dans les archives en 1160 comme dépendance de la collégiale de Saint-Quiriace (Provins). La construction de la nef à deux travées remonte à cette époque, mais les ogives en lambris datent du XVe siècle. La tour-clocher, flanquée d'une tourelle à meurtrières, est haute de 34 mètres.
  • Ferme-Château : le château médiéval n'existe plus.
Il subsiste un long bâtiment du XVIIe (1650-1667) en grès et brique encadré de pavillons (IMH en 1931[6]) ; bâtiments de communs, dont une grange aux dîmes présentant une salle voûtée à 2 nefs, surmontée d'une grande salle couverte en charpente (propriété privée).
Situé en lisière de la forêt domaniale de Jouy, au lieu-dit Jouy l'Abbaye subsiste seulement le chevet percé de deux étages de baies et orné d'une archivolte supportée par des colonnettes à chapiteaux.
  • Forêt de Jouy (1 632 hectares), dont le chêne de Montauban d'environ 350 ans.
  • Le sentier de grande randonnée GR 11 traverse la commune.
  • Lavoir au lieu-dit les Bordes.
  • Ferme pédagogique au lieu-dit la Mercy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Milon de Bréban (croisé), seigneur de Chenoise possède le château en 1180.
  • Philippe de Castille (1567-1650), marquis de Chenoise, fondateur du couvent de la Mercy.
  • Philippe de Castille (1607-1627), fils de Philippe de Castille (1567-1650)[8].
  • Le château de Chenoise fut la demeure de la famille de Castille. L'église contient encore le cénotaphe de Jehan de Castille, mort le 14 août 1667, marquis de Chenoise.
  • Pierre de Castel et Milon de Naud, fondateurs de l'abbaye de Jouy en 1124.
  • L'Abbé Alfred Bonno (1841-1921), curé de Chenoise de 1891 à 1899, archéologue éclairé.
  • Pierre Jean Baptiste Ernest Buchère de L'Épinois (1779-1848), maire de Chenoise en janvier 1813, maire de Provins de 1822 à 1828, fils de Jean Baptiste Ernest de Buchère (1751-1794), chevalier de L'Épinois qui fut guillotiné pour avoir voulu en compagnie du général Dillon, sauver Louis XVII (le dauphin de France) de la prison du Temple[9].
  • Le Lieutenant des Pompiers de Paris, Roger Aubert (°1903) et le sous-lieutenant Bernard Vannier, tous deux résistants, furent fusillés par les allemands qui leur avaient fait creuser leur tombe, le 23 août 1944 dans le parc du château.
  • Les demoiselles de Bellegarde (Adèle[10] et Aurore), héroïnes de la Révolution française, Adèle servit de modèle au peintre Jacques-Louis David pour Les Sabines.

Légendes[modifier | modifier le code]

  • La légende du manoir Clarois est la plus connue dans le village depuis 1836. C'est l'histoire d'une femme égorgée et dont le corps fut retrouvé au petit matin flottant à la surface de l'étang se trouvant à proximité. L'assassin ne fut jamais arrêté, mais la légende raconte qu'elle hante le manoir et qu'on peut parfois entendre ses cris de douleur les nuits sans lune.
  • Selon certains écrits du frère Gérard de Provins, la forêt de Chenoise aurait été le lieu où beaucoup de templiers se seraient rassemblés afin d'échapper à la grande rafle de 1307. On dit qu'ils y auraient changé de nom et de religion afin de redevenir des personnes comme les autres.
  • Cette forêt aurait été le centre du "grand changement"[Quoi ?]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Fascé d’argent et de sable de huit pièces au chef d’azur chargé d’un besant d’or, au cyclamor, mouvant du chef pour moitié, rayonnant de dix-sept et deux demies pièces ployées et dextrogyres, soutenu de cinq flammes renversées ordonnées en arc, le tout brochant du même accompagné, en pointe, d’une tour brochante d’or ouverte du champ, ajourée et maçonnée de sable, donjonnée de trois tourelles aussi d’or maçonnées aussi de sable, celle du milieu plus haute.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en juillet 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  5. « Le mobilier classé de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  6. « Château (ancien) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Abbaye de Jouy (ancienne) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Epitaphe de Philippe de Castille à Meaux. Les restes mortels de Philippe de Castille reposent en ce lieu. Ce jeune homme connut une gloire éphémère, en effet, il mourut avant d’avoir atteint sa 21e année. Il fut associé à l’ordre équestre de Malte ; il prit part à l’attaque de Leucade et fut blessée à la jambe par une balle de plomb en franchissant des fortifications. En 1625, il fut inscrit par le roi Louis parmi les treize plus vaillants. Il porta aussi secours à l’Ile de Ré assiégée par les Anglais. Enfin, n’écoutant pas ses parents, il franchit les Alpes et alla trouver les vénitiens qui préparait la guerre, il prit la tête d’une troupe de mille fantassins et autant de cavaliers, c’est à ce moment-là qu’il contracta un mal à la poitrine et dû rentrer à Paris, mais rien ne le guérit et il mourut à l’âge de 20 ans 3 mois et 7 jours le 4 mai 1627. Ses parents éplorés élevèrent ce monument à leur fils aimé. Ce monument en marbre blanc se trouvait d’abord dans l’église du couvent de la Merci à Chenoise près de Provins. Alexandre Lenoir acheta cette statue à un épicier de Melun pendant la révolution et la transféra à la cathédrale Saint-Etienne de Meaux en 1817 source = petit-patrimoine.com
  9. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe. Band 16. Bureau de la publication, Paris 1859, p. 165.
  10. Adélaïde Noyel de Bellegarde (1772 - Les Marches (Savoie) † - Paris, inhumée au cimetière du Père-Lachaise (11e division)), dite « Adèle de Bellegarde », dame de Chenoise. Sur l'œuvre de Jacques-Louis David, Les Sabines, elle donne ses traits à Hersilie, à genoux, les bras en croix, au centre de la toile, s'interposant entre son époux Romulus à droite, qui s'apprête à lancer son javelot contre Tatius le père d'Hersilie, qui se protège avec son bouclier « Adélaïde Victoire Noyel de Bellegarde », dame de Chenoise, dite « Adèle de Bellegarde », sur roglo.eu (consulté le 6 août 2011)